Dans le magnifique monde du football moderne, les saisons se suivent et se ressemblent plus ou moins. On voit les cadors jouer le titre, on a le droit aux clubs qui jouent les trouble-fête et évidemment, chez les coachs, le stress de la lettre de licenciement est de plus en plus palpable. A l’approche de Noël, voyons qui – selon vous – va déverser son liquide lacrymal au pied du sapin.
Malgré une seconde place au classement de Ligue 1, le Kanak est assis sur un siège éjectable depuis le début de la saison. Dès l’arrivée des Qatariens et de Leonardo, tout le monde s’était mis d’accord pour dire que Kombouaré n’aurait pas le droit à l’erreur. Après un mercato chargé orchestré par le manager brésilien et une petite défaite contre Lorient dès la première journée, Paris a enchaîné neuf matchs sans défaite. Seulement voilà, on reproche aux Parisiens de s’en sortir majoritairement grâce aux individualités et ne pas proposer un jeu digne de ce nom.
Avec les trois défaites consécutives contre Nancy, Marseille et Salzburg, la position de Kombouaré est de plus en plus instable, et ce même si le PSG a renoué avec la victoire dimanche dernier contre Auxerre (3-2). Aux objectifs sportifs fixés en début de saison, les ambitions économiques s’y sont greffées. Le club doit briller sportivement et attirer du monde afin de devenir une entreprise rentable à la manière des grands d’Europe, à l’image du Real Madrid, véritable machine marketing. C’est pourquoi Leonardo semble vouloir passer la seconde en ce qui concerne le recrutement de noms ronflants. Beckham côté pelouse (ou banc, les opinions divergent) et Ancelotti ou Benitez pour diriger le tout. Si le manager brésilien a répété à plusieurs reprises qu’Antoine Kombouaré n’était pas en danger, il est certain qu’il ne sera pas reconduit la saison prochaine. On peut tout de même saluer l’ancien coach de Valenciennes pour son courage et sa maîtrise de la barque parisienne depuis cinq mois. Il faut avoir les nerfs solides pour tenir dans une atmosphère si hostile.
Deuxième choix avec 16% des votes, Olivier Pantaloni, actuellement dernier de Ligue 1 avec l’AC Ajaccio. Avec une seule victoire en 16 matchs et pire défense du championnat avec 34 buts encaissés, autant dire que le promu corse est en très grande difficulté. L’apprentissage de l’élite française est très compliquée et ce n’est pas le gardien Ochoa international qui dira le contraire. Le Harpo Marx (ressemblance capillaire voire comique) de la Ligue 1 a beau parader sur certains matchs, sa défense n’est pas au point.
A égalité, enregistrant chacun 9% des votes, Francis Gillot (Bordeaux) et Daniel Sanchez (Valenciennes) ont eux aussi beaucoup de mal à s’installer dans leurs nouveaux clubs. Cet été, le Girondin a quitté Sochaux pour un challenge a priori plus important. Sauf qu’il a quitté une équipe qualifiée pour l’Europa League pour rejoindre un club en plein doute, pour ne pas dire en crise, depuis un an et demi. Actuellement 12e, Bordeaux vient d’enchaîner deux victoires de rang, ce qui n’était encore jamais arrivé cette saison. A dix points de la quatrième place, les Girondins ne sont pas encore hors-jeu(.net) pour l’Europe. Il y a donc peu de chance que Francis Gillot quitte le club. Désolé Duga’.
Pour Daniel Sanchez qui arrive de Tours (Ligue 2) c’est différent. Il remplace Philippe Montanier parti en Espagne, n’a jamais dépassé la 14e place et flirte régulièrement avec la zone rouge. Mais dans le Nord, la manie de virer les coachs dès que ça ne va pas n’étant pas monnaie courante. il n’a presque rien à craindre pour son poste. De toute façon, les moments où tout va bien sont si rares à Valenciennes…
Didier Deschamps (Olympique de Marseille) n’a lui récolté que 5% des voix. Malgré un début de saison difficile, il est quasi-certain que l’ex-capitaine des Bleus finira la saison sur le banc olympien. Le premier objectif du club atteint avec la qualification en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, la Desch’ prouve jour après jour qu’il est l’homme de la situation. Reste plus qu’à remonter au classement. Largement possible tant le jeu marseillais semble enfin être à la hauteur des attentes. Attention cependant à ne pas sombrer aussi rapidement que le positivisme marseillais est monté.
Deux coachs n’ont pas ou peu été sollicités par vos votes. Jean Fernandez (Nancy) et Laurent Fournier (Auxerre) qui font leur petite vie tranquille, ou presque, en Ligue 1. Les Bourguignons coulent tout doucement… mais sûrement, pas vrai? La saison passée ils jouaient la Ligue des Champions et terminaient au neuvième rang du championnat. Quant à Laurent Fournier, il a débarqué de National et de Strasbourg pour succéder à Fernandez , justement (parti à Nancy sur la piste d’un mythe évoquant qu’en Lorraine on jouerait au football) et vise donc le maintien comme chaque année avec Auxerre. Après le putsch de Gerard Bourgoin et Guy Roux pour virer Alain Dijon, l’AJA pointe à la 16e place avec seulement trois victoires au compteur. Pour Nancy et Fernandez on sait qu’ils sont 19e, mais personne ne s’est risqué de regarder un match.
On aurait pu vous parler de Philippe Montanier qui a quitté Valenciennes cet été pour la Real Sociedad et qui ne vit pas une saison des plus reluisantes. En effet, il occupe la 13e place du classement… cela dit, il a le mérite d’avoir tenu en échec l’ogre catalan sur le score de 2-2 et s’est incliné par la plus petite des marges contre le Real Madrid (1-0). Rien que pour ça, Pôle Emploi n’est pas prêt de le voir venir.
Pour finir, Luis Fernandez (évolue en Jean au niveau 26 avec la pierre feu) vient d’annoncer qu’il n’allait pas renouveler son contrat avec la sélection d’Israël après la non qualification pour l’Euro 2012. Il a déclaré ne pas vouloir entraîner un club dans les prochaines semaines. L’ancien coach du PSG est donc notre vainqueur et devra se présenter à son rendez vous Pôle Emploi prochainement. En cas d’absence injustifiée, il risque de ne pas recevoir ses assedics.
PS : « T’es un con et tu votes autres » a été coché par 15% des votants, ce qui nous renseigne sur la qualité de nos visiteurs. Les hackers russes ou brésiliens non compris. Si vous souhaitez dénigrer quelques coachs, lâchez-vous dans les commentaires, on aime quand ça saigne!




