Un Trophée des Champions à New-York, personne ne pouvait louper cela. Sauf les tarlouzes qui préfèrent le football féminin, la Corée du Nord et Laurent Luyat. Bref, à La Madjer, le match dans la Grosse Pomme est un événement et du moment qu’Aulas l’a dans l’oignon, c’est tout bénéf. Malheureusement, Lyon n’a pas fait de quartier mais a mis du temps pour éplucher l’équipe de Montpellier. Les hommes de René Girard, qui ont eu quelques pépins physiques en fin de match s’inclinent 4 à 2 aux tirs aux buts après un match équilibré et plaisant. Les deux équipes ont chacun eu leur mi-temps (Montpellier la première, Lyon le deuxième) mais ce sont les lyonnais qui s’en sortent grâce à un bon Lloris et à un excellent Briand. Jean-Michel Aulas remporte ainsi son dix-septième trophée en onze ans. Préparez-vous, il va encore se la ramener cette saison.
Les Goal ( ‘buts’ en anglais et non pas en belge, même si Erik Gerets ne sera pas content)
27′ J. Utaka
44′ B. Gomis
56′ E. Herrera
77′ J. Briand
Les champions de France en titre
G. Jourdren : une claquette coup franc de Gourcuff, sauvé par son poteau, arrêt du pénalty de Fofana. Voici le résumé de la soirée de Jourdren. Ah si,n après le match, il a mangé des hérissons en écoutant du Seth Gueko. 6
D. Congré : il a la qualité de centre d ‘un wapiti belligérant mais il s’est quand même montré volontaire sur son côté droit. Côté droit où il n’avait pas joué depuis ses jeunes années toulousaines. 6
M. Yanga-M’Biwa : l’intérêt que le Milan lui porte ? Il en a rien à foutre. Mapou a fait son match en étant solide et en marquant son tir au but. Non, ce n’est pas encore qu’il aura Philippe Méxès comme coéquipier. 6.5
V. Hilton : il est l’ancien lensois qui s’en sort le mieux en ce moment. N’est-ce pas Gervais Martel ? Montpellier pourra encore compter sur lui cette saison, il sera présent. 6
H. Bedimo : son début de match fut nerveux, avec plusieurs petites altercations, mais il a ensuite su s’assagir et se montrer plus calme afin de bien tenir son couloir. Dans son style habituel, il est monté plusieurs fois semer le trouble dans la défense lyonnaise. Fautif sur les deux buts lyonnais, il n’est pas au marquage ni de Gomis ni de Briand. Et Cherry on the cake, il foire son tir au but. 4.5
J. Saihi : les arabes n’étant pas forcément les bienvenus à New-York depuis un certain 11 septembre 2001, le milieu tunisien avait décidé de se faire discret. 5
M. Estrada : auteur du premier attentat à New York depuis celui d’Oussama Ben Laden, le chilien a tout de suite été puni par l’agent du FBI qu’était l’arbitre. Avant cela, il aura été ultra complet en mélangeant récupération, relance et coups francs bien exécutés. 0
R. Cabella : après avoir eu du mal à se positionner en début de match, Cabella a ensuite dynamité l’attaque montpelliéraine. Normal, il est corse. 6. Remplacé par S. Camara à la 64ème qui a bougé bougé comme les Magic System. Normal, il est noir. non-noté
J. Utaka : longtemps raillé, le nigérian commence bien sa saison en ouvrant le score d’un but chanceux mais bien emmené à la 27e minute. Malheureusement pour les Pailladins, il a baissé de rythme en deuxième mi-temps. 7
E. Herrera : Daniel Moreira < Emmanuel Herrera < Mort aux rats. De bons appels mais quelques imprécisions qui l’ont empêché de se présenter devant le but de Lloris. Il se rattrape en transformant son pénalty. Encourageant. 6. Remplacé par G. Charbonnier. Le dernier Charbonnier que l’on a connu a fini entraîneur de Poitiers, de Sens, de Tahiti, d’Aceh United et du FC Bleid. Ce Charbonnier se contente de louper son tir au but. non-noté
A. Mounier : à l’aise techniquement, il a beaucoup couru sans se montrer véritablement dangereux. Il est tout de même bien meilleur que Kabze. 6. Remplacé par B. Stambouli (81′) qui a eu une demie-occasion. non-noté
Les vainqueurs de la dernière Coupe de France
H. Lloris : peu sollicité durant les 90 premières minutes, il l’a été beaucoup plus durant les trois minutes de temps additionnel et la séance de tir aux buts où il a stoppé deux tentatives du MHSC. Toujours précieux, les lyonnais peuvent commencer à le regretter car c’est Rémi Vercoutre qui le remplacera. 7
M. Dabo : dominé par Utaka et Bedimo, Dabo montre qu’il n’a pas encore le niveau ni le physique pour affronter la saison à venir. 4. Remplacé par A. Réveillère à huit minutes de la fin. non-noté
B. Koné : vigilant. Koné avec sa coupe de cheveu est le Gomis de la défense. À une grosse exception près, lui ne viole pas mais s’est fait violé par Utaka sur le premier but. 6.5
Cris : pour un dinosaure ou un pharaon il se débrouille pas trop mal. Toujours bien placé, il finit tout de même le match erreinté. 6
A. Cissokho : mauvais tout le match, il s’est réveillé au bon moment pour inscrire son tir au but. 4
M. Gonalons : il a du nez. Rémi Garde en a moins eu le nommant capitaine. En effet, on l’a senti plutôt crispé avec ce brassard. 5
G. Fofana : ce soir, il est sorti du lot grâce à ses frappes lointaines de peu à côté aux 32 et 56e minutes mais surtout grâce à son tir au but arrêté par Jourdren. Heureusement, cela n’aura aucune incidence sur le score final. 5.5
J. Briand : l’homme en forme côté lyonnais. Plus en jambe qu’Oscar Pistorius, il marque d’une belle demie-volée mais il a aussi failli être passeur décisif si Lacazette n’avait pas loupé l’immanquable en fin de match. Pour couronner le tout, il trouve la barre à la 88e et surtout, c’est lui qui fait gagner son équipe en assurant son tir au but. Si c’était la saison de Briand ? 8
Y. Gourcuff : American Boy. Le Snake lui a décerné le trophée de meilleur joueur du match. Même si ce n’était pas forcément mérité, Gourcuff a quand même montré de beaux gestes techniques. Il est aussi passeur décisif du pied gauche pour Bafé Gomis. Des promesses en attendant des confirmations. Pendant ce temps-là sa copine Karine FERRI a pris le bateau en direction de Londres pour les JO. 6.5
A. Lacazette : maladroit lorsqu’il ne cadre pas son tir à la 83e, nerveux lorsqu’il prend son jaune à la 29e, il a surtout été déterminant en délivrant une passe décisive pour Jimmy Briand. 5.5
B. Gomis : il a quasiment passé sa première période dos au but sauf à la 44e où il est venu placé sa tête dans le petit filet de Jourdren. 6. Remplacé par Y. Benzia à la 66e :
«Laisse moi zoom zoom zang
Dans ta Benz Benz Benz
Boy, quand tu te pointes ton bumpa
Rends Denis Jobard dingue dingue dingue
Laisse moi zoom zoom zang
Dans ta Benz Benz Benz
Boy, quand tu te pointes ton bumpa
Rends Daniel Bravo dingue dingue dingue ». non-noté







