Humiliés les Ricains dans leur propre hamburger !

Lors d’une belle soirée à Los Angeles, l’on a assisté à une excellente finale de Gold Cup entre le Mexique et les Etats-Unis. Au stade Rose Bowl de Pasadena, il y avait plus de Mexicains que d’Américains : 40 000 Mexicains avaient fait le déplacement, sans parler de ceux vivant déjà en Amérique. Le stade avait une capacité totale d’un peu plus de 90 000 places, mais on n’a pas trop entendu les supporters du pays hôte. Occupés à manger leur hamburger, ces petits footix !

ZE analyse :

Dès le début du match, les Mexicains se sont installés dans la moitié de terrain américaine, et ont dominé sans partage. Néanmoins, le geste final manquait toujours…

Le Mexique s’est produit au moins quatre occasions assez franches, avant que les USA n’en décident autrement. Après un corner bien tiré, Bradley se défait de tout marquage et propulse le cuir dans les buts. USA 1 – 0 Mexique.

Mais bizarrement, rien ne changea. Le Mexique dominait toujours et avait toujours la finition en moins, tandis que les Américains se réveillent petit à petit et commencent à appliquer leurs habituelles contre-attaques dévastatrices. Et c’est au bout de l’une de ces contre-attaques que Dempsey trouve Donovan dans le trou laissé dans la défense axiale mexicaine. Landon n’avait plus qu’à fusiller Talavera. 2-0 déjà, pour les USA. Ça sent le résultat qui reste en travers de la gorge.

Les USA comptaient sur leurs ailiers Dempsey et Donovan, ainsi que Freddy Adu (!) qui permutait avec Donovan lorsque arrivés dans les derniers mètres du terrain. C’est aussi grâce à cette permutation que Donovan a fait un sprint vers l’axe du terrain qui lui a permis de marquer le second but. Les Mexicains, quant à eux, jouaient très large et utilisaient intensément les ailes, surtout l’aile droite avec Barrera. Sans oublier, bien sûr, les déplacements très intéressants de Dos Santos en « électron libre », avec des courses ressemblant à celles de Messi balle au pied. Dos Santos courait tantôt vers l’aile droite, tantôt vers l’aile gauche, tantôt vers l’axe…il proposait d’innombrables solutions. Et c’est bien ce que Javier « Chicharito » Hernandez aime : Un attaquant qui travaille derrière lui pendant que lui se place à la limite du hors-jeu. D’ailleurs, l’on a beaucoup vu d’hors-jeu de la part de l’attaquant de Manchester United. Par contre, il a eu aussi du mal à la finition.

José Manuel de la Torre, probablement outré par la contre-performance de Salcido sur son couloir gauche, totalement dépassé par les déplacements et permutations de Freddy Adu et Donovan et inexistant offensivement, l’a remplacé par Torresnilo. Ce dernier a été plus présent offensivement, et moins débordé défensivement. Bref, un bon choix. Justement, une seconde après ce changement, Barrera prend à défaut la défense haute et lente des Américains et parvient à tromper Tim Howard. Dix minutes après, Guardado se jette vers le ballon et franchit la ligne. 2-2 ! La finition mexicaine se réveille. Par contre, l’on a vu une belle image ! Pendant que le ballon faisait tranquillement son chemin vers le but, Chicharito allait le propulser. Mais finalement, il se ravise après avoir su qu’il était hors-jeu. Si cela est un peu incompréhensible, rappelez-vous le festival de Cristiano Ronaldo contre l’Espagne lors du Portugal 4 – 1 Espagne, et de la tête de Nani. Prends-en graine, Luis !

La première mi-temps se termine sur ce magnifique score de 2-2. Il n’y avait rien à changer ni à améliorer que ce soit d’un côté ou de l’autre. Les Américains souffraient de leur lenteur et de la rapidité d’exécution mexicaine, doublée des mouvements de ses ailiers et de son électron libre Dos Santos. Il n’y avait strictement rien à faire, à part attendre un autre contre dévastateur…
Pour les Mexicains, la mi-temps se termine sur une très bonne note vu leur retour au score, il n’y avait donc aucun changement à faire. Il y a eu aussi la blessure de Marquez, remplacé par Reynoso. C’était préjudiciable pour les Mexicains car Marquez propose plusieurs solutions tactiques, grâce à sa polyvalence.

La deuxième mi-temps commence, et le festival mexicain aussi. Les Américains se firent de plus en plus dominés, et leur avant-centre Bedoya était transparent. Il a été remplacé ultérieurement par Agudelo, sans succès apparent. Donovan était hors de forme, malgré son but, car tout juste revenu de blessure, et Dempsey était un peu plus nerveux que d’habitude. Michael Bradley, le fils de Bob le sélectionneur, se battait comme un loup et arrive à décrocher une frappe très brossée qui passe juste à côté des cages mexicaines. Mais cette action se produisait juste après le but assassin de Barrera, son deuxième but lors de cette plaisante soirée. Décalé sur le côté droit, il adressa un tir du droit qui trouva le chemin des filets grâce à la maladresse de Tim Howard, accessoirement.

Pour conclure cette belle soirée à la sauce piquante, Dos Santos ravit le public en faisant un énième appel, en débordant toute la défense américaine en général. Il se retrouva seul face à Howard, mais ce dernier n’arrive pas à bloquer le cuir. Dos Santos le dribble et s’applique sur sa balle piquée…qui se dirige directement vers l’angle droit de la cage américaine. Impuissants, les Américains peinaient énormément. Score final, USA 2 – 4 Mexique. Les Mexicains conservent donc leur Gold Cup, deux ans après un Mexique 5 – 0 USA. C’était la troisième finale consécutive entre ces deux pays dans cette compétition.

Bref, trêve de blabla. Admirons les buts de ce match qui vaut ses trois canettes de Red Bull pour rester éveillé entre 3h du matin et 5h du matin.

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2 réponses

  1. Jessy dit :

    Toutes mes condoléances aux lecteurs, probablement frappés par un profond dégoût après avoir vu cet ignoble montage. Il y tenait le cancre de Tizi-Ouzou.

  2. El Pocho dit :

    Ce serait le cancre de Bouira plutôt.

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