Quel est le plus important : que nos joueurs chantent la Marseillaise avant chaque match sous la liquette frappé du coq ou économiser au mieux nos éléments forts pour le match contre l’Espagne, quitte à expérimenter ? Les deux pour la presse, aucun pour nous. On sait pertinemment qu’il faut toujours « prendre les matchs les uns après les autres » et « faire le bilan à la fin ». Un match de poule « normal » sans pour autant que Deschamps et ses joueurs se forcent dans une bulle hors du temps : oui, ça fait chier, Benzema ne marque toujours pas, le jeu se met lentement en place et les automatismes sont en léger différé. Mais les trois points sont là, en tout autant de buts. Et on a deux points d’avance sur l’Espagne.
Les buts
45′ O. Zuhri
48′ M. Valbuena
61′ F. Ribéry
70′ A. Kobamachin
Les Français (en géorgien original)
H. Lloris : dérangé à deux reprises alors qu’il était en pleine méditation transcendantale, Ugo est sorti de sa stase juste à temps pour conserver le chakra inviolé de ses cages, jusqu’à la 70ème. 6
C. Zale : bon. Il excelle dans son couloir lorsque Valbuena n’est plus là pour le seconder : il se suffit pour centrer et apporter le danger. Difficilement critiquable sur ces 90 minutes. 7
R. Varane : fautif sur le but géorgien, il ne colle pas son joueur. Sinon, il n’a rien eu d’autre à faire que des passes à la base de chaque possession tricolore. 5
M. Saho : grosse absence sur la seule occasion géorgienne de la première mi-temps, Mamadu n’a pas eu à faire grand chose pour le restant du match. 5
G. Klish : Gaël est du genre à jouer à Fifa avec le mode où faut cliquer plusieurs fois sur la gâchette pour accélérer. Il explose une manette par mois. 6
P. Pogba : une qualité technique dans l’axe qui oxygène le collectif français. Effet de la première sélection ou véritable talent ? Une vision de jeu extrêmement utile à l’équipe de France qui tâtonne souvent pour construire ses offensives : transversales tendues, centres chirurgicaux, contrôles méticuleux. La totale. 8
B. Matiuid : son jeu sans le ballon était plus visible que lorsqu’il avait le cuir entre les pieds : toujours à boucher au mieux les angles du porteur de ballon adverse, toujours en mouvement tout en calculant où le jeu pourrait se produire. 7. M. Sikoko le remplace vers l’heure de jeu, sans incidence majeure sur le fonctionnement du 11. non-noté
F. Ribery : réussi ce qu’il ne peut pas faire contre une équipe du Top 20 : contrôle, provocation, décalage, dribble et petit ballon placé dans les cages. S’il était très chaud en première période, Franck s’est plutôt effacé par la suite, malgré un court passage en première période sur le côté de Valbuena pour déstabiliser la défense géorgienne. 7. Remplacé par J. Ménez en fin de match. non-noté
M. Valbuena : toujours, toujours, toujours, toujours là. Impensable de voir une équipe de France sans lui tout comme il est surréaliste de constater qu’il y a toujours des réticences sur sa présence dans l’équipe. deux passes dé, une demi-volée placée, toujours motivé et régulier. Garant de la technique française par sa position où il peut s’incruster dans l’axe pour apporter sa patte. 9. L. Rem l’a remplacé. Lyoko Rem, un nom PES avec une flèche d’avant-match orange. non-noté
O. Zhuri : un lob très mal ajusté, les sifflets du Stade de France. Que demander de plus ? Une tête tranquille, un but placide qui se faisait attendre juste avant la mi-temps. 6
K. Benzema : Karim débute la rencontre sur un énorme raté : opposé en un-contre-un face au portier de l’Est, il préfère enrouler sa frappe plutôt que d’oser la frappe sèche. Manquée. 36ème minute, centre à ras de terre de Klish, Benz’ tope sa balle, qui s’envole hors des cages. Sifflets du public. Troisième occasion franche à la 53ème, manquée et sifflée. 2
Les buts sont là.






