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Il était là le choc des quarts. Le futur champion d’Allemagne contre le futur champion d’Italie, ça avait de la gueule, faut le dire. Problème, le Bayern en voulait beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que la Juve. Résultat ? Un match à sens unique ou pas loin, où les Bavarois ont marché sur la vieille dame (au sens propre comme au figuré d’ailleurs, cf : Ribéry) sans vraiment se rendre compte qu’elle était là. Le Bayern déjà en demi-finale ? Presque.

Ribery-Bayern

LES BUTS

Alaba 1′

Müller 63′

LE FC HOLLYWOOD

Neuer : N’a pas pu faire mumuse avec Müller, puisque ce dernier était titulaire. S’interpose deux fois devant Vidal en 2e période. Et… c’est tout. Même pas le temps de faire une connerie ou tirer un péno. 6.

Lahm : A joué à 12% de ses capacités. Suffisant. 6.

van Buyten : A terminé meilleur buteur de l’OM en 2002/2003. Fou non ? Match tranquillou bilou pour le Belge, qui pensait avoir terminé sa carrière. 6.

Dante : Pas franchement habitué aux grosses joutes européennes, l’homme-touffe a assuré derrière, bien aidé par l’inutile duo Matri-Quagliarella. On l’aurait vu battre Dani à pierre-feuille-ciseau. Il affrontera Ribéry en finale. 6.

Alaba : Buffon who ? Le mec est tellement facile qu’il plante un pion des 30 mètres après 25 secondes de jeu. Puis monte, redescend, monte, redescend, monte, redescend… 8.

Luiz Gustavo : Je ne comprends toujours pas pourquoi mettre 40 millions sur Javi Martinez quand on a Luiz Gustavo dans son effectif. Ce type est partout : il court, il gratte des ballons, il frappe au dessus, il offre des caviars, il provoque le deuxième but, il tombe, il se relève… Aurait pu jouer le retour dans la foulée et augmenter sa note. Sereinement. 8.

Schweinsteiger : Le chef d’orchestre. Contrôle le milieu de terrain avec brio, comme il dirigerait sans doute une division de Panzers s’il fallait lui en confier une. Et ça ne serait pas si con. Tremble, Kim Jong-un. 7.

T. Müller : Ne dribble pas comme Robben (heureusement en un sens), n’est pas aussi rapide que Ribéry, mais putain qu’est-ce qu’il est kiffant. Un replacement dans l’axe au quart d’heure de jeu ? Pas de problème pour Müller, qui a autant régalé par son altruisme que son sens du but. Où il faut quand il faut, Thomas fait aussi les livraisons à domicile. 8.

Kroos : Toni le fabuleux n’a pas eu le temps de montrer qu’il était le patron. Après une blessure contractée sur une intervention loupée sur Lichtsteiner, il est remplacé par Robben à la 16e. 10 quand même, parce que c’est la note qu’il aurait eu. Ce changement a eu pour impact de faire passer Müller dans l’axe, derrière Mandzukic, et faire chialer les Munichois. Ça n’a d’ailleurs pas loupé, dès son deuxième ballon le Hollandais volant bat de l’aile et fonce tout droit jusqu’à se cogner contre les panneaux publicitaires. La suite de sa rencontre oscillera entre le « mouais » et le « oh bordel de merde »… 4.

Ribéry : Virevoltant. Il la veut sa Ligue des Champions. Il la veut très beaucoup. Même si il faut broyer Vidal pour ça. 7. Remplacé par Shaqiri à la 93e, histoire de. Non-noté.

Mandzukic : J’aime bien Mandzukic. Vraiment. Mais avec Gomez d’entrée, y a 3-0 à la mi-temps. Voilà. Certes, il participe plus au jeu, court partout et son replacement défensif est juste impressionnant, mais sur les centres en première période, il est à 15m du ballon. Et c’est un peu énervant. Alors oui il a fait un gros match, mais le numéro qu’il a dans le dos, c’est un 9. Pas sa note. 7 quand même, et malgré la passe dé (mais il était hors-jeu alors ça compte pas vraiment vu que du coup c’est comme s’il était mal placé). Remplacé par Gomez à la 91e, qui n’a pas eu d’occasion. Sinon il aurait marqué. Non-noté.

LES VIEILLES DAMES

Buffon : Gros match du gardien de la Juve botaniste à ses heures perdues, sans lui la Juventus aurait pu passer sous le baby. J’exagère un peu, mais il a largement sauvé son équipe, tout en se faisant canarder au moins autant que l’ambassade américaine en Syrie. Tout ceci ne fera pourtant pas oublier sa glissade ridicule au bout de 25 secondes, ce qui fait qu’il accroche tout juste la moyenne, 5.

Barzagli-Bonucci-Chiellini : Autant être indulgent avec eux dès le départ : ce soir, Riri, Fifi et Loulou jouaient très clairement contre un IA en mode légende. Ils se sont fait littéralement envahir par des Bavarois aussi entreprenants qu’Emile Louis lâché au milieu d’une kermesse. Alors évidemment, ils se sont fait enfiler comme 3 grosses perles sur un collier, mais on peut au moins leur reconnaître une volonté intacte tout le long du match, là où leurs petits potes du milieu de terrain avaient lâché l’affaire. Et puis pour ces frappes balancées de 30m qui disent « Bande de fiottes, je vais vous le débloquer votre match moi », ça vaut bien un bon 4.

Vidal : L’homme du match, et de très loin. Le cerveau de ce pauvre Arturo n’avait pas passé la douane teutonne, et ça se voit. Ce soir, Vidal nous a fait le grand chelem de la connerie. Actions n’importe comment, fautes idiotes, provocations inutiles… C’est simple, il n’en a pas raté une. Heureusement que sur l’action où il se fait bolosser (le mot est justifié, promis) par Ribéry, son tacle de vengeance est parfaitement réalisé, sinon il aurait parachevé sa soirée par un carton rouge. Je diagnostique 1 séance chez le psychologue, et une chez le coiffeur. Non, en fait, pour le coiffeur, mettez plutôt 10 séances, le mal est profond. 1.

Marchisio : Profitant de la douce soirée teutonne, Marchisio s’est baladé dans Munich et a admiré les bâtiments. Il a beaucoup apprécié la cathédrale et le château Mymphenburg, et s’est régalé en se promenant dans le Hofgarten. Par contre, il n’a pas trouvé ce joli stade dont on lui a tant parlé. A ce niveau-là, autant être non noté.

Pirlo : « I am first to not be satisfied with my performance tonight, I made a lot of mistakes », dit-il après le match. Au moins, Andrea Bel Homme est lucide. C’est vraiment dommage, parce que c’est certainement lui qui, avec un bloc équipe positionné aussi bas, aurait pu servir de rampe de lancement pour ses attaquants. Malheureusement, il a passé trop de temps à défendre, et pas très bien. Pour les quelques bons ballons distribués, 4.

Lichtsteiner : Ça pour courir, il a couru. Les attaquants du Bayern auraient pu lui attacher une jolie laisse autour du cou pour être sûrs de l’emmener où ils voulaient que ça aurait pas changé grand-chose. Pour son match passé à regarder les Bavarois jouer, il mérite un 2, mais ça fera +1 pour son triple axel dans la surface, sanctionné pour simulation. Pour les pros du calcul mental, ça fait donc 3.

Peluso : Bouillon (nom masculin) : Potage à base de viande ou de légumes [Cuisine]. Synonyme : soupe. Exemple : Peluso a pris un sacré bouillon ce soir. 2.

Remplaçants :

Vucinic et Giovinco : Ils ont fait à peu près le même match. Rentrés sur le terrain en même temps, ils ont été plutôt bons, en pesant légèrement sur la défense bavaroise, ce que les italiens n’avaient pas réussi à faire en 70 minutes. Evidemment, ça n’a pas donné grand-chose, mais c’est l’intention qui compte. 5.

Pogba : OHLALALALALA LE GRAND POGBA VA RENTRER SUR LA PELOUSE VOUS ALLEZ VOIR. Bah on a vu. Enfin, on a pas vu grand-chose, quoi. Comme quoi la hype Pogba existe vraiment, et surtout, il faudrait peut-être songer à y mettre un terme. Non noté.

Paul et Nicolas

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