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	<title>La Madjer &#187; Alexandre</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>Et on joue à 40 ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Oct 2013 14:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
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<p><b>Après avoir bousculé les conventions établies en portant le nombre de participants à l’Euro à vingt-quatre (en vigueur à partir de 2016), puis en promettant un véritable « Euro d’Europe » sans pays organisateur en 2020, voilà que Michel Platini s’attaque au chantier de la Coupe du Monde en proposant l’extension du nombre d’équipes nationales à quarante. Que faut-il penser de tout cela ? Éléments de réponse.</b></p>
<p><a href="/on-joue-40/blatter-s-oppose-a-platini-sur-l-arbitrage-video-iconsport_ppp_220311_33_1331863/" rel="attachment wp-att-18852"><img class="alignnone size-full wp-image-18852" alt="blatter-s-oppose-a-platini-sur-l-arbitrage-video-iconsport_ppp_220311_33_13,31863" src="/wp-content/uploads/2013/10/blatter-s-oppose-a-platini-sur-l-arbitrage-video-iconsport_ppp_220311_33_1331863.jpg" width="1024" height="681" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Michel Platini a encore frappé. Le président de l’UEFA, peu avare en réformes depuis son intronisation à la tête de la fédération européenne en 2007, souhaite proposer un projet qui sent bon la campagne présidentielle. L’illustre meneur de jeu français vise la FIFA, et pour viser juste, c’est à la vitrine de la fédération internationale qu’il s’est attaqué. Faisant écho aux déclarations de l’actuel président Joseph Blatter, qui déplorait la trop faible représentation des fédérations asiatiques et africaines par rapport aux fédérations européennes au plus haut niveau international, le futur candidat est allé plus loin : « <i>Je suis d&rsquo;accord pour qu&rsquo;il y ait davantage d&rsquo;équipes d&rsquo;Afrique, d&rsquo;Asie, d&rsquo;Océanie et d&rsquo;Amérique du nord à la Coupe du monde. Alors pourquoi ne pas passer de 32 à 40 équipes ? Cela ferait huit groupes de 5 équipes. » </i>Bim. Si nous voyons là une simple stratégie de campagne visant à s’approprier le vote des « petites » fédérations, quelles conséquences cette proposition pourrait-elle entraîner pour la compétition ?</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Plus d’équipes, moins d’Europe</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans sa riche histoire, la Coupe du monde a toujours compté sur une haute représentation des fédérations européennes. En effet, si l’on excepte l’édition-pilote de 1930, l’Europe a toujours présenté 2/5 des participants à la grand-messe du football international. Ce fut le cas pendant la longue période à 16 équipes (1934 – 1978), où elle représentait au moins à chaque fois la moitié des qualifiés, mais également pendant le passage à 24 équipes (1982 – 1994), et c’est toujours le cas aujourd’hui, à 32 sélections qualifiées. Entre 1998 et 2010, l’Europe s’est vue dépossédée de deux représentants, passant ainsi de 15 équipes qualifiées à 13, soit autant que les sélections sud-américaines, africaines et centre-américaines réunies. Preuve est faite de la volonté de la FIFA d’orienter le Mondial vers un cadre moins « européanisé ».</p>
<p style="text-align: justify;">Platini précise. Sur les 8 nouvelles équipes nationales, l’Europe serait la moins bien lotie, avec un seul représentant supplémentaire. Deux pays africains, deux pays asiatiques, deux pays de la zone CONCACAF, et enfin un pays océanien. La Coupe du monde pour tous, avec une prime aux représentants des plus grosses confédérations, comme le souhaite Sepp Blatter : « <i>Les Européens et les Sud-Américains ont la majorité des places pour la Coupe du monde alors qu&rsquo;ils ont moins de fédérations que l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie. »</i> Et peu importe si, parmi les quelques fédérations sud-américaines, on peut compter trois anciens vainqueurs du trophée. Pour la FIFA, en temps de campagne, la valeur sportive d’une équipe nationale passe derrière l’appartenance à une confédération de plus ou moins grande taille.</p>
<h3 class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Que sortez-vous de mon chapeau ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans la mouture actuelle, les 32 équipes qualifiées pour la Coupe du monde sont disposées dans 4 chapeaux : un premier constitué du pays organisateur et des 7 meilleures formations qualifiées au regard du controversé classement FIFA, et les autres qui regroupent les confédérations. D’où vient le souci ? Sepp Blatter, actuel président de la fédération internationale, a constaté il y a deux jours la trop grande proportion d’équipes européennes qualifiées pour la phase finale. De fait, l’abondance de pays qualifiés issus du Vieux Continent a déjà posé quelques problèmes dans la constitution des chapeaux, la Serbie-Monténégro ayant eu la surprise d’être placée dans un chapeau « spécial » rien qu’à elle en 2006, pour éviter la rencontre entre trois équipes européennes dès le premier tour. Le même cas de figure s’imposera au Brésil, puisqu’un des barragistes victorieux de la zone UEFA évitera le chapeau européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Que pourrait donc changer l’arrivée de 8 nouvelles équipes nationales, en majorité asiatiques, nord-américaines et africaines ? La disparition de ces anomalies ? Peut-être, mais la disposition des « têtes de série » dans un premier chapeau reste aléatoire, et la FIFA n’est pas à l’abri de nouvelles situations ubuesques. Imaginons par exemple un premier chapeau composé d’un nombre minoritaire de « têtes de série » européennes. Si les chapeaux constitués par regroupement des confédérations est conservé, le problème ne saurait être résolu puisque les formations européennes seraient disposées sur 3 chapeaux. C’est pourquoi la proposition de passer à 40 pays qualifiés ne peut être accompagné, à notre sens, que par une réforme de la disposition des chapeaux, par exemple en ouvrant le classement FIFA à l’ensemble des chapeaux. Se poserait alors la question des collisions entre pays d’une même confédération (3 pays européens dans une même poule ?). La FIFA devra trancher cette interrogation, en conciliant niveau sportif des équipes nationales et équilibre entre confédérations.</p>
<h3 class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Une surenchère qui coûte cher</span></h3>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">En pleine polémique sur le coût de la Coupe du monde au Brésil, les dépenses engagées pour l&rsquo;organisation étant tout de même estimées à plus de 10 milliards d&rsquo;euros, la proposition de Michel Platini vient comme un cheveu dans la soupe. Pour un pays organisateur, accueillir 8 équipes supplémentaires signifierait l’édification ou la rénovation d’infrastructures, entraînant inéluctablement des coûts pharaoniques supplémentaires. On peut dès lors penser que la charge d’une telle organisation ne pourrait échoir avant tout qu’à des pays immensément riches, à l’image de la Russie et du Qatar, au détriment des dossiers techniques d’autres candidats. En plus d’accueillir la compétition (et le flot de visiteurs habituel) pour un temps supplémentaire. Le président de l’UEFA assure pourtant que <i>« cela ne rajouterait que trois jours de compétition à la Coupe du monde »</i>. En resserrant le calendrier des matchs et ainsi créer une usine à gaz ? Monsieur Platini, cette idée pourrait coûter cher.</p>
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		<title>Classe de rentrée : Géorgie 0-0 France</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Sep 2013 21:31:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est la rentrée pour tout le monde : pour La Madjer et pour les Bleus. Opposés à la Géorgie, les Tricolores ont fourni une prestation assez tristounette, à peine égayée par les envolées tapageuses de Denis Balbir en fin de partie. Il reste deux matchs à l&rsquo;équipe de France pour atteindre les barrages de la zone Euro, passage obligé pour atteindre le Brésil&#8230;</strong></p>
<h3><a href="/classe-de-rentree-georgie-0-0-france/benzema-a-perdu-du-poids-et-pour-deschamps-c-est-bien-iconsport_mar_151012_001_0852513/" rel="attachment wp-att-18608"><img class="alignnone size-full wp-image-18608" alt="benzema-a-perdu-du-poids-et-pour-deschamps-c-est-bien-iconsport_mar_151012_001_08,52513" src="/wp-content/uploads/2013/09/benzema-a-perdu-du-poids-et-pour-deschamps-c-est-bien-iconsport_mar_151012_001_0852513.jpg" width="620" height="400" /></a></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong><span style="color: #6ab32c;">CLASSE HÉSITANTE<br />
</span></strong></h3>
<p><span style="color: #6ab32c;">H. Lloris :</span> le capitaine tricolore n&rsquo;a eu que deux interventions à réaliser, l&rsquo;une d&rsquo;entre elles aboutissant à un tir sur le poteau. Difficile de le juger avec une telle opposition. <strong>5</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">P. Evra :</span> les Géorgiens ont marché sur son côté pendant tout le match, symbole d&rsquo;une prestation défensive de poussin. Généreux sur les offensives français, ses lacunes techniques auront fait défaut à l&rsquo;aboutissement des actions. Bref, c&rsquo;était moche. <strong>3</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">E. Abidal :</span> aspiré par la pointe géorgienne sur l&rsquo;action amenant au tir sur le poteau de Lloris, sa qualité de relance a toutefois su combler sa lenteur manifeste. Moins convaincant qu&rsquo;en Belgique, il a toutefois décemment tenu la baraque. <strong>5</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">L. Koscielny :</span> un match plutôt tranquille défensivement, auquel on ajoute une présence non-récompensée sur les coups de pied arrêtés offensifs. Le meilleur joueur du secteur défensif, ce soir, c&rsquo;était lui. <strong>6</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">B. Sagna :</span> sa première période fut assez insignifiante, entre errances défensives et centres adressés au pif. Monté en puissance au fur et à mesure que la partie avançait, son activité n&rsquo;a pas été récompensée. On attend plus de consistance de sa part. <strong>4,5</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">J. Guilavogui :</span> le nouveau joueur de l&rsquo;Atlético Madrid a fourni une prestation cataclysmique à la récupération, offrant au public de Tbilissi toute la palette technique d&rsquo;un tétraplégique asthmatique. Alors, il y avait aussi un combat physique, mais il n&rsquo;a pas non plus été au rendez-vous là-dessus. <strong>2,5</strong>. Remplacé par <span style="color: #6ab32c;">S. Nasri</span> (78&prime;), qui a su donner un peu plus de liant au jeu des Bleus, se signalant au passage avec une magnifique air-reprise de volée. <strong>non-noté</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">M. Sissoko :</span> le &laquo;&nbsp;déménageur&nbsp;&raquo;, comme aime à l&rsquo;appeler Denis Balbir, n&rsquo;a pas ménagé sa peine au milieu de terrain. Présent dans les duels, il a offert un formidable numéro digne des plus grands athlètes. Mais pas des plus grands footballeurs, parce que oui, Sissoko joue avec des boîtes à la place des pieds. <strong>5</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">F. Ribéry :</span> on voit clairement qu&rsquo;il s&rsquo;agit du meilleur joueur de cette équipe, de part ses dribbles et ses déplacements. Alors pourquoi donc vient-il se muer en pseudo-sauveur de la nation ? Gâcher son talent en allant s&rsquo;empaler dans la défense géorgienne, c&rsquo;est moche. Il se créé tout seul une des dernières occasions de la partie. <strong>5,5</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">M. Valbuena :</span> physiquement à la peine en première période, il a eu du mal à influencer le jeu tricolore. Plus en vue après la pause, il a fait preuve de justesse technique (richesse trop rare dans cette équipe) en délivrant quelques doux délices aux attaquants. <strong>5,5</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">K. Benzema :</span> évidemment, c&rsquo;est sur lui qu&rsquo;on va tomber ce soir. A raison, d&rsquo;abord, car malgré son envie de combiner, notamment avec Ribéry, il a multiplié les imprécisions en tous genres (contrôles foireux, passes à contre-temps). A raison, encore, parce que cette coupe de cheveux, c&rsquo;est vraiment plus possible. <strong>3</strong><strong>. </strong>Remplacé par <span style="color: #6ab32c;">A-P. Gignac</span> (62&prime;). Enfin, il paraît. <strong>non-noté</strong></p>
<p><span style="color: #6ab32c;">O. Giroud :</span> il y a eu un avant et un après sortie de Benzema pour le pivot français. D&rsquo;abord inexistant dans le jeu, le Gunner a refait surface à une bonne <span style="color: #000000;">demie</span> heure de la fin, distillant remises et têtes sur le gardien. Un peu maigre quand même&#8230; <strong>4</strong></p>
<h3><strong><span style="color: #6ab32c;">L&rsquo;extrait gratuit</span></strong></h3>
<p><span style="color: #333333;">&#8211; &laquo;&nbsp;Olivier Giroud avait pris un coup de Patrice Evra pendant l&rsquo;entraînement&nbsp;&raquo;, Denis Balbir pendant l&rsquo;avant-match. Bon, ça c&rsquo;était l&rsquo;extrait Têtu.</span></p>
<p>&#8211; &laquo;&nbsp;C&rsquo;est bien joué parce que c&rsquo;est vite joué par l&rsquo;équipe de France&nbsp;&raquo;, Denis Balbir sur un coup franc joué dans les trente mètres adverses. Une seconde plus tard, les Bleus perdaient le ballon.</p>
<p>&#8211; &laquo;&nbsp;OHQUELDOMMAGEOHLALATOUTESCESOCCASIONSMANQUÉES&nbsp;&raquo;, Denis Balbir.</p>
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		<title>Etude de cas : le duo CJP-Liza reprend du service</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 23:22:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
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		<description><![CDATA[IL EST DE RETOUR ! Après plusieurs mois d’absence, l’étude de cas refait surface et juge le duo de TF1. Loin d’être un grand cru, cette soirée passée avec les deux trublions accompagnés d’Arsène Wenger a quand même été le théâtre de quelques envolées. Extraits et appréciations. L’avant-match « La tendance serait...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/etude-de-cas-le-duo-cjp-liza-reprend-du-service/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>IL EST DE RETOUR ! Après plusieurs mois d’absence, l’étude de cas refait surface et juge le duo de TF1. Loin d’être un grand cru, cette soirée passée avec les deux trublions accompagnés d’Arsène Wenger a quand même été le théâtre de quelques envolées. Extraits et appréciations.</strong></p>
<p><a href="/etude-de-cas-le-duo-cjp-liza-reprend-du-service/liza/" rel="attachment wp-att-18105"><img class="alignnone size-full wp-image-18105" src="/wp-content/uploads/2013/03/Liza.jpg" alt="Liza" width="620" height="415" /></a></p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">L’avant-match</span></h3>
<p>« La tendance serait de ne pas penser à l’Espagne », Liza. Quelques secondes avant, CJP parlait de l’importance du match de mardi diffusé sur TF1.</p>
<p>« Le sélectionneur a choisi la carte jeune », « Didier a plus de cartes en main », CJP/Liza. Grosse partie de Yu-Gi-Oh! en tribune presse.</p>
<p>« Ils se sont même payés le luxe de tirer sur le poteau », CJP. Il parlait de Géorgie-Espagne et putain, c’est cher payé.</p>
<p>« Très belle ambiance ce soir au Stade de France », CJP.</p>
<p>« On marque une toute petite pause et on se retrouve pour le coup d’envoi », CJP après les hymnes. Enculé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">La première période</span></h3>
<p><b>1’</b> : « L’apport des latéraux ce soir va être importante », Liza. Pas encore d’accord.</p>
<p><b>4’</b> : « Il a vingt ans et on dirait un cadet. Vous avez un œil sur lui Arsène ? », CJP. Christian, vous êtes facétieux.</p>
<p><b>6’ : </b>« Ribéry pour une nouvelle vague bleue », CJP. Utilisation du champ lexical des soirées électorales.</p>
<p><b>9’ : </b>« Il faut aller les chercher. Il faut aller les chercher », Liza. Le successeur de Jean-Michel Larqué, indéniablement.</p>
<p><b>12’ : </b>« Si vous ajoutez l’âge de Varane avec celui de Pogba, vous obtenez presque l’âge de David Beckham », CJP. Il dit qu’il voit pas le rapport.</p>
<p><b>13’ : </b>Combo « Figurez-vous » &#8211; « dimanche dans Téléfoot » dans la même phrase.</p>
<p><b>23’ : </b>Liza tient également son rang avec l’habituel point Barça/Messi.</p>
<p><b>35’</b> <b>: </b>« Double contact pied droit – pied gauche », Liza. Belle façon de décrire un tir non-maîtrisé de Benzema.</p>
<p><b>40’ : </b>« Il est masqué, t’as raison », Arsène. Il tutoie les cieux.</p>
<p><b>BUT France – 1-0</b></p>
<p><b>45’ : </b>« OH QUE ÇA FAIT DU BIEN », CJP.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">La seconde période</span></h3>
<p><b>BUT France – 2-0</b></p>
<p><b>47’ : </b>« OH JE L’ADORE, OH MATHIEU VALBUENA, C’EST UN RÉGAL », CJP.</p>
<p><b>50’ : </b>« En mettre un troisième n’est pas forcément une mauvaise idée », CJP. Judicieuse intervention.</p>
<p><b>55’ : </b>« Une – Deux – Trois, ça ne passera pas », CJP. Enfance juvénile.</p>
<p><b>58’ : </b>« Il y en a eu des joueurs au Havre. Incroyable », Arsène.</p>
<p><b>BUT France – 3-0</b></p>
<p><b>60’ : </b>« ÇA FAIT DU BIEN À TOUT LE MONDE », CJP.</p>
<p><b>61’ : </b>« Arsène, Bichentay, la Finlande vient d’égaliser en Espagne. JE RÉPÈTE, la Finlande vient d’égaliser en Espagne ! », CJP.</p>
<p><b>67’ : </b>« TOP, c’est parti ! », CJP. Ou Julien Lepers.</p>
<p><b>69’ : </b>« Le match de mardi va être encore plus intéressant », Liza. Saurez-vous décelez le message subliminal glissé aux téléspectateurs ?</p>
<p><b>BUT Géorgie – 3-1</b></p>
<p><b>71’ : </b>« Faut pas se déconcentrer », Liza. Ah bah tu m’étonnes.</p>
<p><b>81’ : </b>« Du côté de la Martinique, on doit être super content de voir ce joueur d’origine martiniquaise », CJP. Je crois savoir qu’il est également antillais.</p>
<p><b>88’ : </b>« Ménez tricooooote », CJP. Alors que, pour une fois, il ne tricotait pas.</p>
<p><b>90’ : </b>« Pas de faute. Pas de faute », Liza. Bon, ça commence à se voir.</p>
<p><span style="color: #333333;"><b>FIN DU MATCH</b></span></p>
<p>« Tout de suite, une excellente émission : Vendredi tout est permis, avec Arthur », CJP.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">Le temps fort – 18’</span></h3>
<p>Arsène : « La Géorgie (qui) est aussi un pays de rugby. »</p>
<p>CJP : « Et quel pays de rugby ! »</p>
<p>Liza : « Et de lutteurs aussi… En même temps les deux sont liés. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">Les mentions</span></h3>
<p><b>Christian Jeanpierre : </b>aux côtés d’un Lizarazu sortant banalité sur banalité, le commentateur vedette de TF1 s’est démené comme il a pu en faisant preuve de présence devant le micro sans pour autant faire vibrer le chaland – en dehors des buts. Ce n’était pas du grand CJP ce soir, le résultat de l’Espagne ayant dispersé son potentiel.</p>
<p><b>Bixente Lizarazu : </b>son fameux œil acéré s’était posé sur Pogba ce soir, l’ancien latéral champion du monde n’hésitant pas à commenter n’importe quelle action du novice. Sinon, pas d’envolée, rien. La copie est à revoir.</p>
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		<title>La petite mort du supporter</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Nov 2012 13:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Supporters]]></category>
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		<description><![CDATA[Opposé mercredi soir à l’Olympique lyonnais pour disputer la première place du championnat de France, l’Olympique de Marseille a subi une déroute sportive mais avant tout identitaire dans son antre du Vélodrome. Derrière les chaussettes roses et le rire aux éclats de son président, c’est la place du supporter dans le...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/la-petite-mort-du-supporter/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Opposé mercredi soir à l’Olympique lyonnais pour disputer la première place du championnat de France, l’Olympique de Marseille a subi une déroute sportive mais avant tout identitaire dans son antre du Vélodrome. Derrière les chaussettes roses et le rire aux éclats de son président, c’est la place du supporter dans le club qui est remise en cause.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><strong><a href="/la-petite-mort-du-supporter/cancer-2/" rel="attachment wp-att-16500"><img class="alignnone size-full wp-image-16500" title="Cancer 2" src="/wp-content/uploads/2012/11/Cancer-2.jpg" alt="" width="620" height="412" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Balayé. Pour la troisième fois depuis le début du siècle présent, l’Olympique de Marseille est venu échouer à pleine vitesse devant l’Olympique lyonnais sur le résultat probant de 4 buts à 1. Lors de ces derniers coups de force, les Rhodaniens régnaient sur l’Hexagone footballistique et Luyindula était encore l’un des meilleurs artilleurs du pays. L’OM jouait dans ses couleurs traditionnelles et cela était perçu comme la norme. Mais ça, c’était avant la soirée du 28 novembre 2012. En décidant d’affubler à leurs joueurs un maillot noir et rose, la direction du club ne se rend-elle pas compte qu’elle vient de déclarer la guerre à ses supporters ?</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Le cancer du maillot third </span></h3>
<p style="text-align: justify;">L’OM est un habitué des troisièmes maillots. Loin de se contenter des traditionnels maillots « domicile » et « extérieur », le club phocéen est l’un des pionniers du genre. Pour fêter le centenaire du club, un maillot or avait ainsi été créé (maillot doré réédité pour la saison 2008/09). On se souvient du maillot gris de l’épopée européenne de 2003/04, des différents maillots de couleur orange (2007/08, 2011/12) ou encore des maillots noirs saupoudrés de jaune, du rouge et de vert. Souvent qualifié de « maillot Europe », le troisième maillot assouvit les plus bas instincts créateurs de la cellule design d’Adidas, pas vraiment mise sous pression par un service marketing olympien tentant benoitement de justifier ces aberrations esthétiques pour des questions de rentabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, l’OM semble avoir amorcé un virage encore plus marketing depuis la saison dernière. Après le maillot third, c’est donc le maillot fourth qui commence à se faire une place dans le paysage olympien. Présenté en cours de saison, ce maillot qui ne cesse de faire mauvais ménage avec la tradition tente d’épouser de bonnes causes (design réalisé par les supporters, action pour la lutte contre le cancer). L’utilisation faite en compétition de ce maillot s’avère pour le moins problématique.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Joue-t-on encore « à l’extérieur » ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Disputer un match aussi prestigieux (à l’échelle de la Ligue 1) dans un contexte où les deux équipes sont en lice pour la première place avec un maillot qui ne représente rien du club a quelque chose de dérangeant, de flippant. C’est un peu comme si on vous demandait de participer à un match caritatif d’après-saison avec l’objectif de contenter un parterre de spectateurs neutres. En plus de supplanter les jeux de maillots traditionnels, ces tenues à vomir fragilisent la frontière entre un match se déroulant à domicile et un autre se déroulant à l’extérieur. En choisissant de jouer sous des couleurs qui ne sont pas les siennes, l’OM a laissé le terrain de l’intimidation aux Gones (qui jouaient sous leurs couleurs habituelles quand ils évoluent à Gerland), de sorte à ce que le relatif avantage de jouer chez soi disparaisse en tas de cendres.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus grave encore, c’est l’espace d’expression du supporter qui s’est trouvé dernièrement menacé, en témoignent les incidents survenus en Europa League entre les locataires du Virage Sud et une poignée d’ultras du Fenerbahçe inconsciemment placés par le service de sécurité sur un des côtés de la tribune. L’organisation était telle que le supporter marseillais était moins bien loti que le supporter stambouliote, un comble quand on évolue sur ses « terres ». On ne peut que regretter la présence de ces échauffourées, mais les conditions de leur apparition étaient malheureusement réunies. Ce genre d’évènements ne peut qu’être perçu comme troublant. On ne tend plus à se déplacer chez un adversaire identifié et identifiable mais simplement vers une zone géographique étrangère.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Un rire qui tombe mal</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Climax de cette soirée catastrophe, ce plan malencontreux de Jean-Jacques Amsellem, peut-être empreint de malice, sur un Vincent Labrune rigolard dans sa loge alors que l’OM patauge sur le terrain. Plus que le geste, inquiétant mais bref, c’est la tentative de justification de clui-ci qui prête à soupirer. On évoque tantôt la thèse de la manipulation des images, rapidement réfutée par la retransmission télé du match en direct derrière le président marseillais et ses interlocuteurs, puis le contexte du rire en question. A 4-1 et à 10 contre 11, on ne voit pas trop ce qui pourrait faire rigoler un patron dont l’équipe subit une déroute. En attendant, les supporters, eux, rient jaune en même temps que certains journalistes locaux, privés de Commanderie pour ne pas avoir su ménager la direction.</p>
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		<title>Injuste récit</title>
		<link>https://lamadjer.fr/injuste-recit/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 13:13:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bleu confidentiel]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que l’équipe de France a récemment obtenu un résultat significatif en accrochant l’Espagne championne du monde et d’Europe en titre à Madrid, un fait de jeu assez flou largement commenté et à la conclusion incertaine est venu contenir nos effusions de joie légitimes. Dans la foulée de cette action...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/injuste-recit/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> Alors que l’équipe de France a récemment obtenu un résultat significatif en accrochant l’Espagne championne du monde et d’Europe en titre à Madrid, un fait de jeu assez flou largement commenté et à la conclusion incertaine est venu contenir nos effusions de joie légitimes. Dans la foulée de cette action litigieuse, certains médias s’en sont donnés à cœur joie pour réécrire l’histoire de ce match, bourrés de certitudes.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">TF1 hors-jeu</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Pas besoin de vous faire un dessin. Excentré sur la gauche des cages d’Iker Casillas, à au moins vingt-cinq bons mètres, Yohan Cabaye s’apprête à tirer un coup franc potentiellement dangereux puisque proche de la surface de réparation espagnole. Il s’exécute. Son centre trouve Karim Benzema à l’opposée qui, du crâne, remise sur Jérémy Ménez. Le milieu offensif du PSG place une tête qui termine sa course au fond des filets ibères. Euphorie et scène de joie de courte durée : le but est refusé. L’attention se porte tout naturellement sur le corps arbitral et le ralenti de cette action en deux temps, la phase « émetteur Cabaye – destinataire Benzema » précédant la phase « émetteur Benzema – destinataire Ménez ». Comme très souvent, le révélateur de hors-jeu ne révèle pas grand-chose, celui de TF1 (qui diffusait le match en France) étant ainsi placé devant tous les joueurs (voir ci-dessous). La réalisation internationale, tout aussi pertinente que son homologue française, ne nous aiguille pas davantage sur la situation, comme indiqué dans l’image du dessous.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/injuste-recit/hors-jeu-benzema-2/" rel="attachment wp-att-15963"><img class="alignnone size-full wp-image-15963" title="Hors-jeu TF1" src="/wp-content/uploads/2012/10/Hors-jeu-Benzema-2.jpg" alt="" width="620" height="339" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/injuste-recit/hors-jeu-benzema-1/" rel="attachment wp-att-15964"><img class="alignnone size-full wp-image-15964" title="Hors-jeu réalisation internationale" src="/wp-content/uploads/2012/10/Hors-jeu-Benzema-1.png" alt="" width="620" height="339" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Vient alors la mi-temps et cette réflexion étonnante de la part des commentateurs de TF1 (Christian Jeanpierre – Bixente Lizarazu – Frédéric Calenge). Si la position de Karim Benzema au départ du coup franc tiré par Yohan Cabaye paraît litigieuse, celle de Jérémy Ménez n’est sujette à aucune discussion : il se situe bien derrière un défenseur espagnol. C’est à partir de cette position licite et du timing avec lequel l’un des arbitres assistants a levé son drapeau que les commentateurs vont, d’un but refusé au terme d’une action litigieuse, arriver à la conclusion d&rsquo;un but injustement refusé. Normalement seul juge, le terrain et les joueurs se déplaçant dessus étaient relégués sur le banc des commentaires, barrés par le mouvement d’un bras allant de bas en haut signifiant « position illicite ». Et c’est bien le malheur de la situation. Tandis que la phase « émetteur Cabaye – destinataire Benzema » semble réelle source de litige, c’est la phase n’émettant aucune interrogation qui créé la polémique. Il est déjà contestable d’affirmer avec vigueur et certitude à quel moment et pour quelle raison l’arbitre assistant a daigné agiter le drapeau tenu fermement au bout de ses bras sans recueillir l’avis de l’intéressé, mais il l’est encore davantage quand le commentaire porte sur la phase de l’action qui ne souffre d’aucun débat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le soir même, divers intervenants sur les plateaux télévisés suivaient la ligne proposée par TF1 en se focalisant sur l’instant précis du fameux lever de drapeau, sans se soucier une seconde de la phase créatrice du litige. Et quand on s’y intéresse, les apprentis yeux de lynx entrent en scène, notamment l’ancien arbitre international Joël Quiniou qui déclarait sur les ondes de RMC que, sur l’action contestée, « <em>Karim Benzema (était) sur la même ligne que l’avant-dernier défenseur. Il n’(était) pas hors-jeu.</em> ». La même ligne fut tenue par les joueurs et le staff des Bleus, et reprise le lendemain dans la presse des deux pays. Citons la Dèche : « <em>On a marqué ce but qui était valable.</em> ». Beaucoup de certitudes pour peu d’images claires.</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">Réécrire l’histoire, inventer l’injustice</span></h3>
<p>Toujours est-il que l’interprétation erronée du litige (le timing du lever de drapeau qui prime sur la position des joueurs sur le terrain) a bien servi certains médias avides d’histoires à raconter autour d’une performance sportive de haut rang. Là encore, TF1 s’illustre par le biais son magazine hebdomadaire Téléfoot daté du 21 octobre dernier. Dans son reportage « Bleu confidentiel », dont l’objectif annoncé est de nous faire vivre les coulisses de l’équipe de France, la voix de Frédéric Calenge n’hésite pas à interroger le téléspectateur en même temps que le membre de l’encadrement sur les raisons qui ont contribué à la qualité de la majeure partie de la seconde période tricolore. Un tel reportage s’arrêtant de toute façon à la vie du groupe et n’ayant pas pour but de rentrer dans de quelconques considérations tactiques, nulle surprise au rendez-vous. La question de l’« injustice » subie par les Bleus est celle qui domine. La notion d’« injustice », un véritable classique dans les matchs internationaux, notamment pour qualifier une défaite difficile à avaler. Téléfoot ne se prive pas ici d’utiliser ce terme, quand bien même l’action litigieuse demeure floue à l’heure actuelle. Les principaux intéressés ne se sont pas privés d’écarter cette hypothèse farfelue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le désir de romancer un match ou une soirée de football est intarissable pour les médias footballistiques adeptes de sensationnalisme. Le procédé est connu et perdure depuis quelques décennies. Et lorsque l’on se trompe, on n’est pas loin du drame. Au cours de la Coupe du monde 1998, un tel épisode était arrivé lors de la dernière journée du groupe A. Le Maroc, entraîné à l’époque par Henri Michel (vous voyez déjà le capital sympathie à l’égard des Lions de l’Atlas), corrige l’Ecosse sans bavure. Pour valider sa place parmi les huitième-de-finalistes, le pays du Maghreb doit compter sur une défaite ou un match nul de la Norvège face à un Brésil déjà qualifié. Patatras, les scandinaves inscrivent deux buts dans les dix dernières minutes de jeu, le but fatidique étant inscrit suite à un pénalty contesté provoquant un tollé général. Quarante-huit heures après ce fait de jeu largement commenté, un plan de la télévision suédoise venait attester d’un tirage de maillot de Junior Baiano sur Tore Andre Flo.</p>
<p style="text-align: justify;">L’erreur n’en était donc pas une, mais l’histoire était déjà en marche. Dans un bouquin (préfacé par Dominique Grimault) retraçant les aventures de ce Mondial disputé à domicile, on trouve ainsi ce commentaire surréaliste en tête d’un article : « <em>L’histoire de la Coupe du monde est truffée d’erreurs d’arbitrage. L’édition 98 n’a pas failli à cette (triste) règle. D’un pénalty qui est apparu dans un premier temps imaginaire est née l’injuste élimination du Maroc d’Henri Michel, au profit de la Norvège, elle-même victorieuse d’un Brésil emprunté, parfois même méconnaissable.</em> » Absolument détestable et malhonnête, cet extrait montre malheureusement à quel point certains médias ont un mal fou à se déjuger par rapport à leurs mauvaises appréciations. Ironique, n’est-il pas ?</p>
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		<title>Japan Expo</title>
		<link>https://lamadjer.fr/japan-expo/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Oct 2012 17:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bridés]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Nakata]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce vendredi, l’équipe de France affrontera le Japon à Saint-Denis. C’était là l’occasion de se remémorer les rares escapades nippones dans l’Hexagone. Et de constater que notre territoire a, mine de rien, beaucoup compté dans le développement du football japonais ces dernières années. Sans que cela ne se concrétise aujourd&#8217;hui...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/japan-expo/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ce vendredi, l’équipe de France affrontera le Japon à Saint-Denis. C’était là l’occasion de se remémorer les rares escapades nippones dans l’Hexagone. Et de constater que notre territoire a, mine de rien, beaucoup compté dans le développement du football japonais ces dernières années. Sans que cela ne se concrétise aujourd&rsquo;hui en termes d&rsquo;échanges footballistiques entre les deux pays.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">France, pays du football levant</span><strong><br />
</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">On a coutume de dire que le football japonais a commencé à se dresser sur ses crampons le 31 mai 1996, date à laquelle la FIFA donna le droit, pour la première fois de l’histoire, à des pays asiatiques d’organiser le deuxième plus grand évènement sportif international : la Coupe du monde. Co-organisatrice de la compétition avec la Corée du sud, le Japon ne représente rien dans le paysage footballistique des années 1990, hormis dans <em>Captain Tsubasa</em> (l’illustrissime <em>Olive &amp; Tom</em> en français). Pour crédibiliser leur candidature victorieuse, les nippons doivent s’affirmer sportivement. L’objectif est alors très clair : la qualification pour le Mondial 1998 organisé en France est vivement souhaitée. Après avoir bataillé jusque dans les derniers instants d’un match de barrage disputé en Malaisie contre l’Iran pour obtenir le précieux sésame, le Japon découvre pour la première fois de son histoire le plus haut niveau international.</p>
<p style="text-align: justify;">Coachés par le lumineux Takeshi Okada (vous savez, ce même sélectionneur qui, en 2010, avait dit le plus sérieusement du monde <em>«c&rsquo;est écrit dans les étoiles, nous atteindrons les demi-finales»</em>), les 22 valeureux japonais termineront avant-dernière nation de la compétition, sans pour autant démériter. Défait sur le plus petit des scores par l’Argentine, future quart-de-finaliste (but de Batistuta), puis par la Croatie, future troisième (but de Suker), le Japon n’enrayera pas la spirale de déceptions en perdant face à la Jamaïque (1-2). Eliminée sans peser dans la compétition, l’équipe nationale a pourtant davantage gagné que perdu au sortir du mois de juillet. Son joueur vedette et révélation du Mondial, Hidetoshi Nakata, est ainsi le premier japonais à débarquer dans l’un des meilleurs championnats de l’époque, la Serie A italienne, dans le club de Pérouse. Surtout, cette participation permet au Japon d’emmagasiner l’expérience nécessaire en vue de son Mondial.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/japan-expo/hum_mask_002/" rel="attachment wp-att-15700"><img class="alignnone size-full wp-image-15700" title="Le terrible japonais masqué" src="/wp-content/uploads/2012/10/HUM_MASK_002.jpg" alt="" width="620" height="408" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans l’optique de cet évènement que les nippons, désormais entraînés par le français Philippe Troussier, débarquent dans l’Hexagone en mars 2001 pour y disputer un match international de prestige contre l’équipe de France championne du monde et d’Europe, une équipe de France qui pouvait se permettre d’aligner d’entrée Sabri Lamouchi sans en être handicapée. Comme bon nombre de sparring-partners des Bleus cette année-là, les Japonais prennent une taule (0-5). Philippe Troussier put ce soir-là mesurer le gouffre qui séparait son équipe des meilleures formations mondiales et, trois mois plus tard, constater les efforts consentis pour tenir tête à ces mêmes Bleus en finale de Coupe des Confédérations (0-1, but de Vieira).</p>
<p style="text-align: justify;">La Coupe des Confédérations, c’est justement le cadre du dernier déplacement japonais en France, en juin 2003. Après une Coupe du monde à domicile globalement satisfaisante (le Japon sortira des poules et en tête de son groupe), les nippons reviennent s’étalonner dans l’Hexagone face aux différents champions continentaux. En résulte un bilan mitigé, car si la Nouvelle-Zélande n’oppose pas grand-chose aux Blue Samourai (3-0), la France (1-2) et la Colombie (0-1) empêcheront le Japon de fêter une première qualification hors de ses frontières. On se rappellera le superbe coup-franc de Shunsuke Nakamura contre les Tricolores.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Q0huZqgqk3w" frameborder="0" width="580" height="435"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Demain soir, l’équipe nationale du Japon refoulera donc les terrains français pour la première fois depuis 2003.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">La saga Grenoble, l&rsquo;exception Matsui et le traumatisme Nakata</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Entretemps, les deux pays ont vu leurs relations évoluer. L’année 2004 constitue de fait un petit tournant avec l’arrivée d’une société multinationale japonaise à la tête du Grenoble Foot 38, alors installé en Ligue 2. Index Corporation, tel est le nom de l’entreprise, comble l’ardoise du club et entame une restructuration visant à vanter les vertus de l’action japonaise dans le monde du sport. Cela se concrétise notamment par la création d’une mascotte style manga dessinée par le créateur d’<em>Olive &amp; Tom</em>, Yoichi Takahashi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/japan-expo/3princes01/" rel="attachment wp-att-15623"><img class="alignnone size-full wp-image-15623" title="3princes01" src="/wp-content/uploads/2012/10/3princes01.jpg" alt="" width="620" height="299" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Deux ans après la reprise du club, Index arrive à attirer dans ses filets un international japonais, Masashi Oguro, ainsi que deux autres joueurs nippons moins connus, Sho Ito et Tsukasa Umesaki. Avant de parvenir à monter en Ligue 1 et y rester deux années sous la houlette de Mecha Bazdarevic. Depuis ce passage dans l’élite, le Grenoble Foot 38 est descendu en National, a déposé le bilan, perdu son statut professionnel et tente aujourd&rsquo;hui de repartir du bon pied depuis la CFA2. Sans actionnaires japonais à sa tête. Pas vraiment un bon coup de pub pour le Japon…</p>
<p style="text-align: justify;">2004, on y revient. Une année qui signe l’arrivée en Ligue 2 du meilleur joueur nippon que le football professionnel français ait connu. On parle ici de Daisuke Matsui, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Mans UC 72 (aujourd&rsquo;hui Le Mans FC). Le milieu offensif participe aux plus belles heures du club sarthois, notamment en 2007-2008 où il compose le fameux trio Matsui-Sessegnon-De Melo qui emmènera les manceaux à la 9<sup>ème</sup> place finale. Après un passage à Saint-Etienne puis à Grenoble, le milieu japonais semble aujourd’hui s’être perdu en chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste à évoquer le cas le plus drôle mais finalement le plus triste, celui de Koji Nakata. Arrivé dans les bagages de Philippe Troussier à l’époque où Marseille gaspillait l’argent du transfert de Didier Drogba pour recruter quantité de joueurs à « potentiel », le latéral international japonais n’aura jamais su s’imposer dans le club phocéen, marquant même un but contre son camp face au PSG. Mais, Koji Nakata, c’est surtout un geste unique. Au cours d’un déplacement à Saint-Etienne, dans un Geoffroy-Guichard enneigé, il rentre dans l’Histoire en inventant la passe sans ballon. Une action ridicule qui scelle son passage dans le club français le plus populaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/iTcQTyevQz4" frameborder="0" width="580" height="435"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">L’épisode du passage raté de Koji Nakata à Marseille a quelque part eu un effet dramatique sur la perception du football japonais par les dirigeants de nos clubs. Aujourd’hui, la Bundesliga.1 compte 10 japonais dans les rangs de ses pensionnaires. Shinji Kagawa, transféré cet été à Manchester United, comptait parmi les tous meilleurs joueurs de ce championnat. En Ligue 1, on ne trouve aucune trace d’un quelconque footballeur japonais. A l’heure où le Japon s’affirme de plus en plus comme le patron d’un football asiatique dans le vent, on ne peut que le regretter. La France est l’un des pays, si ce n’est LE pays, qui a permis au Japon de s’éveiller à ce jeu. La découverte du haut niveau mondial en 1998 et la réussite globale de Philippe Troussier avec la sélection nationale aurait dû solidifier les relations France – Japon. Daisuke Matsui n’est finalement que le seul succès d’un japonais en France aujourd’hui. Est-ce le signe d’un véritable échec ? On peut le dire.</p>
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		<title>La soirée de la honte</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Sep 2012 17:19:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hier soir débutait la Ligue des Champions, soit la plus grande compétition du football européen de clubs et le seul moment en France où se côtoient stars médiatiques et journalistes. L’arrivée de Zlatan Ibrahimovic et de toute son extravagance dans une écurie française a donné lieu à l’une des soirées...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/la-soiree-de-la-honte/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Hier soir débutait la Ligue des Champions, soit la plus grande compétition du football européen de clubs et le seul moment en France où se côtoient stars médiatiques et journalistes. L’arrivée de Zlatan Ibrahimovic et de toute son extravagance dans une écurie française a donné lieu à l’une des soirées les plus navrantes de l’histoire de Canal+. Récit et analyse.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2012/09/Plateau-de-Canal-pendant-la-Ligue-des-Champions.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-15175" title="Plateau de Canal pendant la Ligue des Champions" src="/wp-content/uploads/2012/09/Plateau-de-Canal-pendant-la-Ligue-des-Champions.jpg" alt="" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur Canal+, la Ligue des Champions a toujours bénéficié d’un soin particulier. Commentateurs célèbres (Aimé Jacquet), consultants de choix (Zinedine Zidane et ses analyses creuses), animateurs habillés avec la classe que ces soirées imposent (Hervé Mathoux ou encore Nathalie Ianetta qui remettait le couvert cette saison). Dépossédé de son nombre pléthorique de matchs européens par les qataris de BeIn Sport, la clique de Cyril Linette devait nous présenter un des éléments de « l’offre exceptionnelle » de la chaîne cryptée en matière de football. Ainsi donc, le Petit Journal de Yann Barthès laissait la main au Canal Champions Club, un Canal Football Club sans la Grande Récré. Marco Simone, Christophe Dugarry et Paul Le Guen trônent à la table des consultants, Nathalie Ianetta préside et Nicolas Tourriol tient le rôle de « monsieur statistiques » en l’absence de Dominique Armand. Le décor est planté, place au direct.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Soirée </span><span style="color: #6ab32c;">« Zlatanée »</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Le retour du PSG en Ligue des Champions sur Canal+ apparaissait comme une évidence si l’on s’en tient au traitement dont bénéficie le club de la capitale depuis le début de saison en terme de diffusion (lire « <a href="http://lucarne-opposee.fr/leblog/la-diversite-sauce-canal/">La diversité sauce Canal.</a> »). Non, ce qui est bien plus regrettable, c’est le traitement du cas PSG. Le seul moment de jeu que nous a présenté l’avant-match était une rétrospective sur l’âge doré du Dynamo Kiev au moment où celui-ci était drivé par l’immense Valery Lobanovski (sur lequel nous avions présenté quelques lignes <a href="/le-dynamo-de-russie-1988/">ici</a>). Cela concernait l’adversaire parisien du soir et on peut regretter que ce moment ait été mis en avant par rapport au reste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le traitement du cas PSG, donc. Entre le reportage quasi-hebdomadaire sur le changement de stature du club de la capitale et l’ombre gigantesque de Zlatan Ibrahimovic sur le paysage médiatique du foot hexagonal, aucune notion de jeu n’a été abordée hier soir. La propension du géant suédois à être dans l’excessif a follement enfiévré Canal+ hier soir jusqu’à nous proposer une mi-temps qui sentait bon l’overdose. Utilisation du verbe « zlataner » inventé par Les Guignols de l’Info (à croire que Canal+ aime à caricaturer sa propre caricature), comparaison surréaliste avec une œuvre d’art par Nathalie Ianetta ou avec le général romain Cesar par Christophe Dugarry. La réalisation du match proposée par Jean-Jacques Amsallem ne s’y est pas trompée et s’est mise au diapason du plateau en proposant une entrée des joueurs quasi-exclusivement réservée à la grande recrue médiatique de l’été.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une première période ayant vu Franck Sauzée et surtout Grégoire Margotton se concentrer principalement sur la prestation du suédois, la mi-temps en plateau a donc laissé place au grand n’importe quoi. 15 minutes de Zlatan Ibrahimovic et pas autre chose à la bouche. Un concert de louanges à peine interrompu par Paul Le Guen qui rappelait à ses interlocuteurs que le suédois n’avait pas tout réussi. Symptomatique, Nathalie Ianetta parlait de lui pendant que les images montraient le pénalty obtenu par Jérémy Ménez, plus convainquant que le suédois hier soir.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Traitement individualisé du sport collectif</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Là est véritable enseignement de la soirée Canal. A trop en faire sur une personnalité aussi imposante musculairement que médiatiquement, on en oublie qu’il y a une équipe derrière et que si le PSG a gagné tranquillement, la totalité des joueurs en était responsable (il s’agit là encore d’une dérive liée à la caricature des Guignols sur Zlatan). En abreuvant les téléspectateurs d’exploits personnels aussi jolis que brefs, Canal+dénature le jeu de football.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus généralement, cette dérive de la personnalité médiatique qui prend toute la lumière au détriment de la personnalité collective n’est pas une spécificité Canal. Ainsi, alors que le Portugal s’en sortait difficilement au Luxembourg, <a href="http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Les-pays-bas-rassurent-cr-tremble/311757">lequipe.fr titrait « CR7 tremble »</a>, comme si l’attaquant du Real Madrid représentait toute la Selecçao. Le football est un sport collectif qui s’individualise de plus en plus, et c’est bien malheureux. Gary Lineker, qui s’est reconverti consultant télé, aurait pu lâcher cette phrase : « Le football est un sport simple : 22 hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, c’est le joueur le plus médiatique qui gagne ».</p>
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		<title>Finlande 0-1 France : Klass nordique</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Sep 2012 21:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Conseils de classe]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Diaby]]></category>
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		<description><![CDATA[L’équipe de France renouait ce soir avec la compétition officielle et commençait son périple devant l&#8217;amener jusqu&#8217;au Brésil en 2014 par un déplacement estival en Finlande. Loin d&#8217;être souverains, les Bleus de Didier Deschamps ont cependant acquis l&#8217;essentiel (l&#8217;important c&#8217;est les trois points) grâce à une réalisation du revenant Abou...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/finlande-0-1-france-klass-nordique/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2012/09/img-abou-diaby-retrouve-les-bleus-1346245211_y500_articles-alt-161104.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14930" title="img-abou-diaby-retrouve-les-bleus-1346245211_y500_articles-alt-161104" src="/wp-content/uploads/2012/09/img-abou-diaby-retrouve-les-bleus-1346245211_y500_articles-alt-161104.jpg" alt="" width="900" height="450" /></a>L’équipe de France renouait ce soir avec la compétition officielle et commençait son périple devant l&rsquo;amener jusqu&rsquo;au Brésil en 2014 par un déplacement estival en Finlande. Loin d&rsquo;être souverains, les Bleus de Didier Deschamps ont cependant acquis l&rsquo;essentiel (l&rsquo;important c&rsquo;est les trois points) grâce à une réalisation du revenant Abou Diaby suite à une passe décisive de Karim Benzema. Rendez-vous mardi pour le match contre la Biélorussie, un bien mauvais souvenir pour la France&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le but</strong><br />
20&prime; A. Diaby</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">La troupe de la Dèche</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> H. Lloris :</span> bon alors déjà, mettons les choses au clair, son intervention en fin de partie sur un corner finlandais n&rsquo;avait rien d&rsquo;exceptionnelle. C&rsquo;était le boulot de Hugo, et Hugo a plutôt bien fait son boulot. Réponds à ça Brad Friedel. <strong>6</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> A. Réveillère :</span> il a passé la visite médicale de Clairefontaine sans encombre et on se demande sincèrement pourquoi après une telle prestation. Maladroit à l&rsquo;approche des deux surfaces, exaspérant sur chacun de ses centres, la seule lumière de sa soirée vient d&rsquo;un sauvetage miraculeux sur un tir de Hämäläinen. Désolé, Anthony, mais tu as fais ton temps. <strong>2</strong><strong>.5</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> M. Manga-Mbiwa :</span> oui, on dit &laquo;&nbsp;Manga&nbsp;&raquo;, comme Jean-Marc Ferreri. Un sauvetage patron devant ce diable de Hämäläinen à la 14&prime; et un match solide dans son ensemble malgré quelques alertes dans les vingt dernières minutes. A confirmer. <strong>6</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> M. Sakho :</span> après un début de match marqué par un manque de concentration latent (en atteste ce ballon anodin qui allait presque mourir inexplicablement en touche), le bulldozer parisien a fait de la surface de réparation son jardin. Egalement en vue sur quelques corners offensifs, Mamad&rsquo; confirme au moins qu&rsquo;il n&rsquo;est plus autant à la rue qu&rsquo;en fin de saison dernière. Et pour une fois, il a été correct avec les Bleus. <strong>6</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> P. Evra :</span> Patrice est un magicien qui, à chaque fois qu&rsquo;un nouveau sélectionneur arrive à Clairefontaine, est appelé sur le simple postulat qu&rsquo;il joue titulaire à Manchester United. Problème, Patrice est à la rue depuis quelques temps en club, et il n&rsquo;est pas question que ça change en sélection. Pas si dégueu que ça en première période, Patrice a répété ses gammes en seconde, enchaînant glissades et approximations. Patrice, le remplaçant de Patrice tape à la porte, fais attention. <strong>3.5</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> R. Mavuba :</span> né sur un bateau, Rio a râtissé un nombre important de ballons au milieu de terrain, gratifiant au passage l&rsquo;assemblée de jolis tacles glissés. En retrait sur le plan offensif, mais ce n&rsquo;est peut-être pas ce que Deschamps lui demandait de faire (le dépassement de fonction, c&rsquo;est quand même important). <strong>5.5</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> A. Diaby :</span> l&rsquo;homme qui a manqué aux Bleus à l&rsquo;Euro selon tout le monde a signé son retour sur les prés par une jolie réalisation. Efficace techniquement en première période, il ne nous a pas fait regretter Alou Diarra. Auteur d&rsquo;une deuxième période à la limite de l&rsquo;indigeste, il ne nous aura tout de même pas fait regretter Alou Diarra. <strong>6</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> Y. Cabaye :</span> l&rsquo;une des belles satisfactions françaises de l&rsquo;Euro a signé une rentrée discrète au sein de l&rsquo;entrejeu, se signalant davantage par son aggressivité un poil trop forte que par sa capacité à fluidifier le jeu. Auteur d&rsquo;une frappe dangereuse au retour des vestiaires, YoYo n&rsquo;aura pas su apporter aux Bleus sa fraîcheur de l&rsquo;Euro. Remplacé par B. Matuidi à la 73&prime;, signalant son entrée en jeu d&rsquo;une belle semelle valant biscotte. <strong>4.5</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> J. Ménez :</span> une fois n&rsquo;est pas coutume, le milieu offensif parisien a été peu en vue ce soir, balayant tout le front de l&rsquo;attaque sans jamais offrir une solution crédible pour ses partenaires. <strong>3.5</strong>. Ponctuant son match d&rsquo;un magnifique tir au pigeon, il cède sa place à M. Valbuena (63&prime;), pour une fois peu en réussite avec les Bleus. <strong>4.5</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> F. Ribéry :</span> un match compliqué pour le bavarois. Très nerveux avec tout le monde, partenaires comme adversaires, Francky n&rsquo;a vraiment pas brillé. Il faudra qu&rsquo;il se remette en question, sa prestation de ce soir l&rsquo;impose. <strong>4</strong>. Remplacé par B. Gomis à la 89&prime;. <strong>non-noté</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> K. Benzema :</span> englué dans une spirale pas très positive en ce moment, l&rsquo;attaquant du Real Madrid a repris des couleurs ce soir, distillant une superbe passe décisive pour Diaby. Loin d&rsquo;être encore souverain, il a tout de même rendu la vie difficile à ses adversaires finlandais qui auraient bien eu besoin de la poké-ball en guise de chrono M6 pour l&rsquo;attraper. <strong>6</strong></p>
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		<title>On a passé la soirée avec France Télé</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Aug 2012 10:52:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[Commentaires]]></category>
		<category><![CDATA[Equipe de France]]></category>
		<category><![CDATA[France Télévisions]]></category>

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		<description><![CDATA[La saison de football vient tout juste de démarrer et, à quelques jours d&#8217;intervalle de la fin des Jeux Olympiques d’été, il aurait été dommage de ne pas rendre un hommage appuyé à celles et ceux qui nous ont fait vibrer entre l’Euro et la reprise du championnat. Nous avons...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/on-a-passe-la-soiree-avec-france-tele/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La saison de football vient tout juste de démarrer et, à quelques jours d&rsquo;intervalle de la fin des Jeux Olympiques d’été, il aurait été dommage de ne pas rendre un hommage appuyé à celles et ceux qui nous ont fait vibrer entre l’Euro et la reprise du championnat. Nous avons donc sollicité la rédaction des sports de France Télévisions afin de passer la soirée d’hier en leur compagnie. Nous n’avons pas été déçus du résultat ! Compte-rendu.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="/on-a-passe-la-soiree-avec-france-tele/france-tele-pub/" rel="attachment wp-att-14453"><img class="aligncenter size-full wp-image-14453" title="france-tele-pub" src="/wp-content/uploads/2012/08/france-tele-pub.png" alt="" width="620" height="383" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">20h42 :</span> On apprend la signature de Van Persie à Manchester United. Nelson Monfort réconforte Arsène Wenger par téléphone juste avant la prise d’antenne : « Vous avez encore de belles choses à accomplir, par exemple avec Marouane Chamakh. Soyez optimiste et ne vous découragez pas. Vous savez tout ce que l’on vous souhaite ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">20h56 :</span> Comme de coutume, Gérard Holtz se saigne à chaque fois qu’un joueur français ne chante pas La Marseillaise. Il choppe une tendinite.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">20h58 :</span> Le speaker du stade Océane annonce une minute d’applaudissements à la mémoire de Thierry Roland. Patrick Montel décide de l’appeler pour le féliciter.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">21h00 :</span> Le coup d’envoi de la rencontre est donné. Alexandre Boyon ne cache pas son enthousiasme : « C’est parti ! Les fauves sont lâchés ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">1’ :</span> Après une minute de combat, Arnaud Romera s’inquiète : « Il ne faudrait pas que les Français se fassent embarquer dans la stratégie attentiste des Uruguayens. »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">3’ :</span> Valbuena obtient une touche au niveau du poteau de corner. Jean-René Godart prévient ses confrères : « Regardez-le bien, c’est incontestablement un Petit Vélo étonnant. »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">15’ :</span> Mapou Yanga-Mbiwa décoche une tête à bout portant déviée in extremis par Muslera sur son poteau. Thierry Adam s’empresse d’aller consulter la page Wikipedia du portier sud-américain.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">20’ :</span> Diego Forlan multiplie les pertes de balle. « C’est des images qu’on aime pas voir », nous souffle Patrick Montel.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">28’ :</span> Jallet remplace Debuchy, blessé, et fête du même coup sa première sélection. Gérard Holtz ne peut s’empêcher de lâcher un « Formidable ! » en ricanant bêtement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">36’ :</span> Les Bleus font tourner le ballon sans toutefois réussir à trouver la solution dans la défense uruguayenne. Arnaud Romera espère une sanction pour non-combativité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">40’ :</span> Le jeu est haché, l’arbitre sifflant beaucoup de fautes. André Garcia signifie qu’il n’est pas d’accord.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">45’+2 :</span> Mi-temps. Gérard Holtz et Lionel Chamoulaud profitent de la traditionnelle séquence à forte tendance commerciale pour aller se rafraîchir.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">49’ :</span> Lugano prend un carton jaune logique. Arnaud Romera trouve que les Uruguayens sont à la limite de la régularité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">52’ :</span> Valbuena reprend de volée un centre de Capoue venu de la droite. Sa tentative est repoussée par Muslera. Thierry Adam n’en démord pas et enchaîne les anecdotes sur le gardien de la Celeste.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">58’ :</span> Claude Eymard, en possession de la télécommande, décide de changer de chaîne et zappe sur ESPN Classic. Lionel Chamoulaud croit que c’est du direct.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">60’ :</span> Dans le même temps, Benzema fracasse le poteau mais la rédaction ne verra l’action qu’en différé. Classic shit.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">66’ :</span> Entré en jeu quatre minutes auparavant, Marvin Martin se signale par un carton jaune. Patrick Montel panique : « Aïe ! Aïe ! Aïe ! C’est pas bon du tout ça ! Il doit montrer aux juges qu’il a compris ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">72’ :</span> Hugo Lloris s’interpose magistralement devant Abreu. Alexandre Boyon s’enflamme : « PHENOMENAL ! EXTRAORDINAIRE ! LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">75’ :</span> Giroud et Valbuena sont respectivement remplacés par Gomis et Briand. Patrick Montel, ému, se félicite que des joueurs invalides puissent réaliser leur rêve et courir avec les valides.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">85’ :</span> Il faut bien le dire, on s’emmerde royalement en cette fin de match. Arnaud Romera invoque un combat tactique, André Garcia du mauvais football. Lionel Chamoulaud parle lui d’un suspense intense.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">90’+3 :</span> Le match se termine comme s’il n’avait jamais commencé. Jean-René Godart est catégorique : « C’était véritablement et incontestablement mauvais. »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">23h00 :</span> Patrick Montel réunit toute l’équipe dans le bus encocaïné de Louise Ekland pour débriefer la soirée autour d’un bon pinard. Le débat du soir : « Didier Deschamps doit-il démissionner de son poste de sélectionneur ? »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">23h45 :</span> Laurent Luyat débarque dans le bus et chante No Sport No Stress, son plus grand succès.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">23h50 :</span> Tout le monde descend du bus. « Pas comme ces connards de footeux », dixit Gérard Holtz.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">23h55 :</span> Jean-René Godart rentre à l’hospice. Gérard Holtz en fait de même.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">00h00 :</span> Nous rentrons, non sans observer une dernière page de publicité.</p>
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		<title>Ben Arfa : de Merlin à Perlimpinpin</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2012 18:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Arfa]]></category>
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		<description><![CDATA[Adoubé par les médias et chouchouté par le milieu du football français, Hatem Ben Arfa avait tout à gagner dans cet Euro 2012. Il aura pourtant réussi à perdre du crédit auprès du plus grand nombre. Surprenant ? Pas vraiment si on se fie au parcours footballistique du bonhomme. Plongée sur...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/ben-arfa-de-merlin-a-perlinpinpin/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Adoubé par les médias et chouchouté par le milieu du football français, Hatem Ben Arfa avait tout à gagner dans cet Euro 2012. Il aura pourtant réussi à perdre du crédit auprès du plus grand nombre. Surprenant ? Pas vraiment si on se fie au parcours footballistique du bonhomme. Plongée sur l’échec d’un système qui voulait sacrer un joueur pas si fantastique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/ben-arfa-de-merlin-a-perlinpinpin/hatem/" rel="attachment wp-att-13545"><img class="aligncenter size-full wp-image-13545" title="Hatem Ben Arfa" src="/wp-content/uploads/2012/06/Hatem.jpg" alt="" width="620" height="434" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’Euro s’achève bientôt et deux équipes n’auront pas réussi à inscrire le moindre point dans la compétition. D’un côté, l’Irlande, une équipe volontaire mais aux manques techniques trop criants pour en espérer quelque chose. De l’autre, les Pays-Bas, techniquement plus sereins mais friables sur le plan de l’intelligence de jeu. Si vous voyez où je veux en venir, Hatem Ben Arfa serait un peu comme cette sélection batave à l&rsquo;échelle individuelle, un joueur possédant d’indéniables qualités balle au pied mais trop de défauts pour en faire le grand joueur que le football français nous promettait.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Jeune talent cherche recadrage désespérément</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Mais pourquoi donc cette attente auprès d’un joueur qui n’a jamais été aussi fabuleux qu’on veuille bien nous faire croire ? Hatem a été révélé très jeune aux yeux du football français en intégrant dès l’âge de 12 ans l’INF Clairefontaine, célèbre centre de préformation de jeunes joueurs. Il le sera auprès des médias après la diffusion d’un documentaire mettant en lumière six joueurs de la promotion 1986 dont il est surclassé (<em>A la Clairefontaine</em>, en 2001). A la sortie, Hatem rejoint l’Olympique lyonnais en 2003 à une époque où le club dirigé par Jean-Michel Aulas s’apprête à dominer le football français sans laisser la moindre miette à des concurrents affaiblis et irréguliers. Bien protégé à l’intérieur du cocon d’une implacable machine, le natif de Clamart assiste aux succès rhodaniens surtout en dehors du terrain. Entretemps, il remporte l’Euro U-17 avec ses « copains » de la médiatique génération 1987 en marquant 3 buts au passage.</p>
<p style="text-align: justify;">Logiquement remplaçant de Florent Malouda sous l’ère Houiller (avec lequel il aura vécu une cohabitation difficile entre querelles de vestiaire &#8211; épisode Squillaci &#8211; et états d’âme sur le temps de jeu qui lui est accordé), Hatem débute en tant que titulaire la saison 2007-2008 sous le commandement d’Alain Perrin, réalisant son meilleur exercice en France et s’ouvrant les portes de l’équipe de France dès le mois d’octobre au cours d’un déplacement mouvementé aux Iles Féroé (le voyage, pas le match).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Élu meilleur espoir de la Ligue 1 à la fin de la saison, Ben Arfa serait donc enfin à la hauteur du talent que le football français lui prétend ? En tout cas, Pape Diouf y croit dur comme fer et aligne 11 millions d’euros pour réaliser &#8211; à l&rsquo;époque &#8211; le transfert le plus coûteux de l’histoire de l’Olympique de Marseille, qui, vous en conviendrez facilement, n’est pas une anonyme association sportive de province. Pour un grand club, dépenser une telle somme pour un jeune joueur sortant certes d’une bonne saison au sein du meilleur collectif de France mais à l’attitude discutable (son départ houleux de l’OL est là pour en témoigner) donne au président marseillais des airs de fou.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Joueur « ingérable » ou « de caractère » ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Après un début de saison honorable, Eric Gerets commet le crime de mettre ce si bon et indispensable Hatem sur le banc de touche au cours d’un OM–PSG. En réaction, le natif de Clamart refuse de rentrer en jeu. Ses excuses au lendemain de cet « exploit » sont surréalistes. Le joueur est qualifié d’ingérable, aggravant son cas en se querellant avec Karim Ziani, pas franchement connu pour être plus « gérable ». Faut-il s’étonner de ces situations quand votre président valide ce genre de comportements en posant sur la table des négociations une somme d’argent démesurée compte tenu de ce que montre le joueur sur le terrain ? Pas vraiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours est-il que la qualification de joueur « ingérable » ou « de caractère » pose un problème. La distinction, très utilisée dans le milieu du football, est importante puisqu’elle détermine souvent la courbe de forme sportive du joueur. Si le footballeur est bon, vous pouvez quasiment être sûrs que l’expression méliorative (joueur « de caractère ») sera employée. Il s’agit là d’une erreur qui explique partiellement la déliquescence du joueur et, par extension, celle du groupe présent à l’Euro 2012.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Irrégularité chronique</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Ces épisodes malheureux (mais pas si imprévisibles) à l’OM vont freiner la progression du joueur dans le jeu, hors-de-forme passé le mois de novembre 2008. L’irrégularité des prestations de Ben Arfa n’est pas une légende, c’est même une marque de fabrique du milieu offensif. Capable d’inscrire un joli coup franc sur le terrain du FC Twente ou de faire tourner en bourrique un défenseur de l’Ajax Amsterdam jusqu’à le faire exclure, le joueur « de caractère » peine à s’installer dans le onze titulaire, barré à plusieurs reprises par Karim Ziani, Bakari Koné et Mathieu Valbuena durant ses deux années marseillaises. Relancé, remis au placard puis relancé à nouveau, le parcours de Ben Arfa à Marseille aura été plutôt délicat sportivement et jamais au niveau des espérances de Pape Diouf, principal responsable des attentes générées autour du joueur et pas étranger au comportement hautain de celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Non-retenu en Afrique du Sud et parti contrarié (à juste titre dans certains aspects) du club olympien pour Newcastle, institution calme et sous-médiatisée en France, Hatem va s’apaiser. Sa longue blessure « aidant », les médias lâchent l’affaire et concentrent tous leurs objectifs sur Karim Benzema, nouvelle icône des Galactiques 2.0. Ce retour à l’anonymat est salutaire pour un joueur qui évolue finalement dans un club à son niveau, capable de coups d’éclat par intermittence sans briller sur la durée. Relativement efficace les trois mois ayant précédé l’Euro (notamment grâce à une bonne entente avec son compatriote Yohan Cabaye et la confiance solide accordée par Alan Pardew), son retour en forme a coïncidé avec un autre retour, plus contraignant cette fois : celui des médias.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Responsabilité partagée</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>« Hatem Ben Arfa est-il indispensable à l’équipe de France ? ». Cette question, les médias ne cesseront de la poser qu’à la publication de la pré-liste des joueurs français évoluant à l’étranger susceptibles de participer à la grand-messe estivale du football européen. Le simple fait d’évoquer cette interrogation au sortir de 18 matchs d’invincibilité et d’une prestation d’ensemble plutôt convaincante en Allemagne (certes amputée de certains titulaires, mais Benzema manquait à l’appel côté français) a quelque chose de glaçant. Se questionner sur la place réservée par un joueur au plus haut niveau après un bon passage sportif dans un club comme Newcastle et une période de diète internationale d’environ deux ans est une bêtise. Les médias adulent quand tout va bien, rejettent quand tout va mal et ressuscitent quand les voyants sont au vert.</p>
<p style="text-align: justify;">Ben Arfa, au même titre que ses camarades de la génération 1987, a été particulièrement choyé après le titre de champion d’Europe U-17 remporté en 2004. Jamais vraiment remis en cause malgré ses sautes d’humeur de joueur « de caractère » et ses prestations irrégulières, le football français l’a mal guidé et en a fait le footballeur qu’il ne sera probablement jamais (les mérites en reviennent notamment à Pape Diouf). Les médias, eux, en ont profité pour faire ce qu’ils ont toujours fait concernant les personnalités fortes du paysage footballistique hexagonal : encenser puis taper, taper puis encenser. La génération victorieuse en 1998 et 2000, déchue et dézinguée en 2002, peut en témoigner.</p>
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