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	<title>La Madjer &#187; C.Ronaldo</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>Ep. 12 : derrière les portes de la Masia</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 06:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sofiane]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cool story, bro]]></category>
		<category><![CDATA[C.Ronaldo]]></category>
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		<description><![CDATA[Je suis Eddy Fleck, personnage de 49 ans, ultra-reconnu dans le monde du football. Je suis là pour vous faire vivre le côté caché des clubs de football. Sans aucune mythomanie. Invité par mon ami Pablo à passer une petite semaine de l’autre côté des Pyrénées, j’avais sorti ma plus...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/ep-12-derriere-les-portes-de-la-masia/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10500" title="la masia barcelona" src="/wp-content/uploads/2012/04/Sans-titre-13.jpg" alt="" width="620" height="250" /></p>
<blockquote><p>Je suis Eddy Fleck, personnage de 49 ans, ultra-reconnu dans le monde du football.<br />
Je suis là pour vous faire vivre le côté caché des clubs de football.<br />
Sans aucune mythomanie.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Invité par mon ami Pablo à passer une petite semaine de l’autre côté des Pyrénées, j’avais sorti ma plus belle coupe mulet pour satisfaire les filles espagnoles. Il paraît qu’elles adorent ça. Tony Vairelles venait de sortir de prison, l’hommage était écrit d’avance. L’Espagne, quel beau pays. La politique du sport pour cacher la misère sociale. Idée de départ intéressante. Pablo m’avait prévenu. Ici, tu bouffes dans les poubelles mais t’as quand même cinq clubs en demi-finales des deux coupes européennes. On peut pas tout avoir. Pablo était né en face des Jardins de la Reina Victoria (la cousine à Pepe), tout proche du centre ville de Barcelona. Et dire que Messi mangeait ses crottes de nez tout proche d’ici, il y a une quinzaine d’années…</p>
<p style="text-align: justify;">Pablo avait accès au centre d’entraînement de la Masia. Une espèce de « baby armée » qui fesserait les trois quarts de l’Europe avec un seul principe : te confisquer le ballon avec le sourire. Une sorte de taureau géant auquel même Francis Cabrel adhèrerait. A l’âge de 12 ans, chaque gosse à un quotient technique 18 fois supérieur à celui de Jimmy Briand. J’avais joué dans une école de football étant jeune. Cet enfoiré de Monsieur Serge faisait 80% de ses séances sans ballon. Jusqu’à l’âge de 16 ans, je croyais que j’étais inscrit en athlétisme.</p>
<p style="text-align: justify;">« - C’est qui le p’tit jeune qui vient de ridiculiser la défense de Malaga, Pablo ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Pierrick Prophète. Un petit Argentin qu’ils ont sorti des griffes de la pauvreté en Argentine. Depuis Messi, les dirigeants ont décidé de développer leurs partenariats avec l’Amérique du Sud. On achète des petits techniciens et on s’en occupe dès le berceau »</p>
<p style="text-align: justify;">C’est vrai que Pierrick Prophète était fort, mais il n’était pas seul. Au milieu de terrain, Chabite et Nilesta distribuaient le jeu de façon admirable. J’avais l’impression de jouer à Pro Evolution Soccer 1, avec les imitations de Roberto Larcos et compagnie. Sauf qu’ici c’était la réalité. Et contrairement à Konami, la Masia n’avait aucun souci de budget.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le sujet du dopage, Pablo était beaucoup plus évasif. J’avais remarqué que les joueurs se baladaient avec une gourde accrochée à leur short, buvant son contenu toutes les quinze minutes. Sur le banc de touche, les entraineurs piquaient les ailiers à chaque montée dans le camp adverse. Le latéral Eric Abitbol avait par exemple été touché 156 fois en 45 minutes par le pistolet seringue du coach barcelonais. Tout cela ne semblait choquer personne.</p>
<p style="text-align: justify;">« - C’est un fortifiant Eddy, rien de plus. Le travail est constant ici, même pendant le match. A la 36e minute, les joueurs doivent respecter une série de 120 pompes. A la 56e, une professeur vient leur délivrer un cours de français sur le terrain. A la 82e, séries de développé couché…</p>
<p style="text-align: justify;">- Et le match alors ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Le match ? Quel match ? Ah mais ne t’inquiète pas. Pierrick Prophète fait tout le boulot »</p>
<p style="text-align: justify;">Le souci en France, c’est qu’on avait plus Zizou, l’arabe qui cachait la forêt. Zizou aimait beaucoup la créatine, l’époque où on se dopait « utile et efficace ». C’était l’expression de Pablo, pas la mienne. Il était impossible selon lui d’avoir des résultats sans suivre une séance d’acuponcture illicite. Triste réalité, dans un monde où le sport prend de plus en plus de place.</p>
<p style="text-align: justify;">Quarante et un. Ce n’était pas l’âge de Charles Kaboré mais bien le nombre de buts inscrits par Messi et Ronaldo en Liga. Chacun. Et quand j’ai vu le Lyon-Marseille en coupe de la Ligue hier soir, j’ai rapidement regretté mon ami Chabite. Yannick Noah, cet article est pour toi.</p>
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		<title>C.Ronaldo, l&#8217;ennemi footballistique numéro 2</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jessy]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_6516" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-6516" title="Ronaldo of Britain's Manchester United takes part in a practice session for their upcoming FIFA Club World Cup final soccer match in Kawasaki" src="/wp-content/uploads/2011/11/cristiano-ronaldo-a-tokyo_diaporama.jpg" alt="" width="620" height="250" /><p class="wp-caption-text">Même comme ça il est moins moche que certains.</p></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort&nbsp;&raquo;. Une phrase qui pullule sur les blogs gérés par d&rsquo;affreuses adolescentes présentant des carences notables en terme de profondeur d&rsquo;esprit ou dans les textes d&rsquo;artistes à la plume douteuse. Les mauvaises langues diront alors que la phrase a pleinement sa place dans cet article. Probable. Cela dit, lorsqu&rsquo;on y regarde de plus près, cette citation &#8211; dont Friedrich Nietzsche est l&rsquo;auteur &#8211; déborde de vérité. En effet, le plus important n&rsquo;est pas la force des coups que tu donnes, mais plutôt le nombre de coups que tu es en mesure d&rsquo;encaisser, tout en continuant d&rsquo;avancer&#8230; ça par contre je l&rsquo;ai sorti d&rsquo;un des &laquo;&nbsp;Rocky&nbsp;&raquo;, la classe. Le truc c&rsquo;est d&rsquo;avoir les épaules suffisamment larges pour ne pas sombrer&#8230; sauf si tu t&rsquo;appelles Gignac, là ça marche pas expérience faite.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette description semble donc correspondre tout à fait à Cristiano Ronaldo, l&rsquo;ennemi footballistique numéro deux, après Balotelli. Tout aussi décisif que son rival Lionel Messi (52 buts contre 53 pour l&rsquo;Argentin en 2011), le Portugais est cependant dans l&rsquo;ombre du lutin au mètre soixante-neuf du Barça. La faute sans doute à un égocentrisme un peu trop développé. Mais il faut le dire, l&rsquo;attaquant du Real Madrid a de quoi se la péter. Beau-gosse mais également footballeur de très grand talent, capable de marquer dans toutes les situations &#8211; ce qui n&rsquo;est pas forcément le cas de Messi &#8211; Cris&rsquo; attise la jalousie de bon nombre d&rsquo;amateurs du ballon rond. Rapide, puissant, technique, polyvalent&#8230; CR7 est un joueur presque parfait. Et comme la perfection dérange, ses détracteurs l&rsquo;attaquent sur son seul point faible. Un brin vantard et meloneux (je vais le soumettre à l&rsquo;Académie française, celui-ci), Cri-Cri part donc avec un gros handicap dans le duel &laquo;&nbsp;Messi VS CR7 kissé lmeyeur&nbsp;&raquo;. Pourquoi ? Tout simplement parce que de nos jours, l&rsquo;extra-sportif fait autant parler &#8211; si ce n&rsquo;est plus &#8211; que ce qu&rsquo;il se passe sur le terrain. Dommage. Le côté people du foot intéresse même ceux pour qui la règle du hors-jeu est un algorithme indéchiffrable, c&rsquo;est dire.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Lionel Messi se pavane tranquillement sur les plages de Catalogne, endossant le rôle du parfait petit gendre en concurrence directe avec Yoann Gourcuff. Messi a tout pour plaire. Il est petit, ne fait pas de bruit, fidèle à son club (facile quand t&rsquo;es dans le meilleur du monde, me direz-vous) et a CJP comme membre d&rsquo;honneur de son fans club officiel. Oui enfin, en Argentine il passe surtout pour le responsable des résultats en demi-teinte de l&rsquo;Albiceleste&#8230; système de jeu ou absence du duo Xavi-Iniesta, on ne sait pas vraiment ce qui cloche, cela dit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le coin opposé on a Cristiano Ronaldo, le Portos arrogant qui baigne dans l&rsquo;immonde capitalisme des multinationales véreuses et qui a eu le malheur de se faire acheter 94 millions d&rsquo;euros par le Real Madrid. Quelle honte, il gagne beaucoup de sous pendant que d&rsquo;autres peinent à boucler leurs fins de mois! Mais est-ce sa faute si le football est ainsi ? Croyez-vous que Messi et les autres sont payés au SMIC ? Après il y a aussi ceux qui pointent du doigt le fait que CR7 soit un coureur de jupons&#8230; il avait qu&rsquo;à pas être moche le Lionel, voilà. Et puis après tout, on s&rsquo;en fout, il fait ce qu&rsquo;il veut de ses bourses.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au final que peuvent-ils bien lui reprocher ? Un trop plein de confiance en soi ? Est-ce que le fait de lucidement avouer qu&rsquo;il est l&rsquo;un des tous meilleurs de ce monde dans sa discipline fait de lui quelqu&rsquo;un d&rsquo;arrogant ? A moins que ce soit ses tendances à plonger et à tenter le dribble de trop qui ne sont toujours pas pardonnées ? D&rsquo;ailleurs, Mesdames et Messieurs, il faudra vous mettre à la page, le garçon a évolué sur ce dernier point depuis ses débuts à Manchester United.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-6535 aligncenter" title="Cristiano Ronaldo wanted" src="/wp-content/uploads/2011/11/wanted-poster-1.jpg" alt="" width="310" height="421" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela pour dire que les reproches faits à l&rsquo;un des tous meilleurs joueurs de l&rsquo;histoire de ce sport n&rsquo;ont pas lieu d&rsquo;être et qu&rsquo;il est totalement injuste de le juger de la sorte. Beaucoup oublient souvent l&rsquo;essentiel. Son influence sur le jeu ainsi que tous ses trophées remportés. Le fait qu&rsquo;il ait réussi à s&rsquo;imposer et laisser une trace indélébile dans deux des plus grands clubs européens (MU et le Real) font déjà de lui une légende, n&rsquo;en déplaise à certains. Ces gens un peu trop conformistes n&rsquo;ont hélas pas fini de le traiter, lui et ses fans, de &laquo;&nbsp;kéké&nbsp;&raquo; et d&rsquo;autres surnoms aussi inimaginatifs que débiles. Lâchez l&rsquo;affaire et concentrez-vous sur l&rsquo;essentiel. Nous avons la chance d&rsquo;avoir deux énormes talents du football, pourquoi vouloir à tout prix descendre l&rsquo;un des deux et s&rsquo;entêter à désigner le number one ?</p>
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		<title>Apéro tactique</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 13:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Real – Barça : un des matchs les plus intéressants de la saison. Et ouais.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2222" style="width: 325px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-2222 " title="iniesta bloqué" src="/wp-content/uploads/2011/04/iniesta-bloqué.jpg" alt="" width="315" height="211" /><p class="wp-caption-text">&quot;Tous sur l&#39;enfant lune !&quot;</p></div>
<p>Première d&rsquo;une série de quatre, la rencontre hier soir à Madrid aura donné quelques certitudes aux deux entraîneurs. Et du boulot.</p>
<p style="text-align: justify;">N&rsquo;en déplaise au mouvement d&rsquo;humeur sur les forums (« on va saturer, quatre clasicos&#8230; »), l&rsquo;affrontement entre les deux meilleures équipes d&rsquo;Espagne, et d&rsquo;Europe, désolé Sir Alex, s&rsquo;est avéré passionnant. Pas vraiment spectaculaire, le clasico comptant pour le championnat a permis aux deux équipes de s&rsquo;étalonner tactiquement. Surtout à celle de José Mourinho, qui n&rsquo;avait rien compris au match aller.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #6ab32e;">Combat tactique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le suspense le plus intense résidait dans la composition choisie par le coach portugais. Ambitieux à l&rsquo;aller, il avait vu son équipe prendre l&rsquo;eau. Cette fois-ci, Mourinho ne s&rsquo;est pas trompé en alignant une équipe bien plus défensive, avec seulement trois attaquants (voire deux tant Di Maria a fait partie du bloc défensif de huit madrilènes). « The Special One » fit monter Pepe au milieu, accompagné de Khedira et de Xabi Alonso. Raul Albiol gagnait là une place de titulaire, aux côtés de Ricardo Carvalho. Marcelo et Sergio Ramos complétaient la défense sur les flancs. Choisissant de se passer de Mesut Özil, sûrement jugé trop faible dans le travail défensif, Mourinho laissa le trio habituel, Cristiano Ronaldo, Benzema et Di Maria, ce dernier jouant à gauche pour bloquer les montées de Dani Alves.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, Pep Guardiola ne changea en rien les habitudes du Barça. L&rsquo;unique surprise fut la titularisation de Carles Puyol, huit semaines et demi sans jouer et de retour contre le Real. On devine là que Gabriel Milito ne satisfait pas l&rsquo;entraîneur catalan. La meilleure équipe possible, Guardiola avait prévenu. Qui est cet homme qui s&rsquo;est glissé dans le maillot de David Villa alors ?</p>
<p style="text-align: justify;">La rencontre fut vite rendue difficile aux Barcelonais par des Madrilènes très agressifs, n&rsquo;hésitant pas à aller à la faute pour arrêter la circulation adverse. Le positionnement de Pepe était très intéressant. Plus haut que Xabi Alonso et Khedira, le Portugais pressait très près les relayeurs barcelonais. De manière fascinante, les milieux merengues ne bloquèrent pas particulièrement Xavi et Iniesta, mais surtout Sergio Busquets. Les transmissions de la perche catalane perdirent en précision et les passes imprécises se multiplièrent. Encore plus que d&rsquo;habitude, les Catalans firent tourner, frôlant les 80% de possession, notamment parce qu&rsquo;ils ne trouvaient pas de solution ! Les latéraux de la capitale devaient être extrêmement concentrés pour empêcher Villa et Pedro de trouver des ouvertures. Sergio Ramos et Marcelo furent excellents dans le replacement défensif. Après vingt minutes sans opportunités, la défense madrilène se déchira en jouant mal le hors-jeu. Messi se présenta face à Casillas mais le lob finit dans les mains du portier.</p>
<p style="text-align: justify;">À la récupération, les Madrilènes n&rsquo;essayaient pas de relancer proprement. Seuls devant, Benzema et Cristiano Ronaldo partaient à la pêche aux ballons. Dès la perte de balle barcelonaise, le Real balançait devant, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un rebond favorable, d&rsquo;un contrôle réussi de leurs deux offensifs. Plus qu&rsquo;une stratégie offensive, ce saut du milieu de terrain devait éviter toute perte de balle trop proche du but de Casillas. Chaque fois que les Catalans récupérèrent, ils durent remonter quatre-vingt mètres, et faire face à un bloc replacé et compact. Messi chassé par Pepe &#8211; le Portugais a couru un marathon hier -, l&rsquo;accélération si meurtrière ne vint pas. Pedro introuvable, Villa pas dans un bon soir, les solutions offensives se raréfiaient pour le Barça. Le Real en profita pour sortir, et se procurer des occasions. Une frappe gentille de Benzema d&rsquo;abord, que Valdes détourna en corner (nombreux hier pour les Merengues). Une tête de Cristiano Ronaldo sur corner, puis Di Maria qui oublie ses partenaires au centre (30ème). Entre temps, David Villa avait réclamé un penalty pour un fauchage de Casillas. L&rsquo;arbitre ne siffla rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Laissant les Madrilènes ressortir rapidement, les Barcelonais prirent le risque de concéder l&rsquo;ouverture du score. Si Leo Messi eut une belle occasion à la 44ème en sollicitant deux relais, puis en frappant sur Casillas dans un angle fermé, c&rsquo;est Madrid qui se procura la meilleure chance de cette première période, une minute plus tard. Sur un corner au deuxième poteau, Sergio Ramos renvoya la balle au premier, offrant à Cristiano Ronaldo une balle de but. Le Portugais cadra sa tête mais Adriano vint sur la ligne sauver son équipe, paumée sur à peu près tous les coups de pied arrêtés. Fin de la première période et le Real rivalisait avec le Barça. Stérile, la domination catalane était résumée par une frappe à vingt-cinq mètres de David Villa à la 40ème : molle, lointaine, et sans danger. Les idées de Mourinho semblaient fonctionner et le nombre d&rsquo;occasions penchait presque plus en faveur des joueurs de la capitale.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #6ab32e;">Raul Albiol change tout&#8230;</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Rien n&rsquo;incitait les Madrilènes à changer de plan donc. Cinq minutes après la reprise, le peuple catalan laissa échapper un ouf de soulagement lorsque le coup franc de Cristiano Ronaldo atterrit sur le poteau. Une trajectoire illisible sur laquelle Valdes était battu. Les Madrilènes prenaient confiance. Une minute après, sur une balle anodine dans la surface, Raul Albiol est pris par David Villa. Strangulation et dernier défenseur, l&rsquo;habituel remplaçant cause un penalty et prend un rouge. Paradoxalement, c&rsquo;est sur une vulgaire relance en pleine axe que le Barça trouve la faille. Ruinant les plans de Mourinho. Pensa-t-on.</p>
<p style="text-align: justify;">Leo Messi transforma le penalty. Le temps de la réflexion de José Mourinho, Pepe recula en défense. Le match flirta avec le chaos dix minutes plus tard, sur une frappe de Xavi caressant la barre (la transversale, pas de fantasmes) de Casillas. Puyol, de nouveau blessé, fut remplacé par Keita et Busquets passa en défense. Pedro sortit également, remplacé par Afellay. Mourinho trouva la solution à la 67ème. Özil avait remplacé Benzema quelques minutes plus tôt, le match ne se prêtant pas aux qualités du Français. Xabi Alonso et Di Maria laissèrent leur place à Adebayor et Arbeloa. Le premier pour mettre en danger des Catalans fébriles sur les coups de pied arrêtés, le second pour permettre à Pepe de remonter au milieu.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #6ab32e;">&#8230;Puis c&rsquo;est au tour d&rsquo;Özil</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Parti pour perdre à nouveau le Clasico, Madrid paraissait trop faible offensivement pour trouver la solution. Özil, dont l&rsquo;entrée avait été discrète, se fit de plus en plus présent. Le Barça répéta le même dernier quart d&rsquo;heure que contre Arsenal à l&rsquo;Emirates. Lâchant le ballon à son adversaire, reculant, les Catalans montrèrent une nouvelle fois leur incroyable incapacité à rester solides une fois la possession abandonnée. Un coup franc à vingt-cinq mètres d&rsquo;abord, raté par C. Ronaldo. Sur une percée de Marcelo dans la surface, dont Özil était à l&rsquo;origine, Dani Alves commit une faute pas énorme mais existante. Penalty que réussit Cristiano (82ème). Le Portugais inscrivit son premier but contre le Barça.</p>
<p style="text-align: justify;">Égalisation étonnante, mais pas venue de nulle part. L&rsquo;apport d&rsquo;Özil fut considérable. Inarrêtable, l&rsquo;Allemand éclaira le jeu madrilène en trente minutes. À la 90ème, après avoir résisté à plusieurs barcelonais, il lança Adebayor sur le côté. Le Togolais remit le cuir à Khedira en retrait, Valdes fut vigilant sur la frappe de l&rsquo;autre allemand du Real. Jouant en contre (!), le Barça se procura aussi des opportunités, toutes ratées par un David Villa maladroit jusqu&rsquo;au bout. 1-1 score final, la série de défaites madrilènes face au rival est terminée.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #6ab32e;">Et les trois autres ?</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cependant, mercredi (finale de Coupe du Roi), il faudra gagner, à moins de viser les tirs aux buts. Guardiola ne changera probablement rien, et espérera une meilleure forme de David Villa, qui aurait pu tuer le match. Le coach catalan devra néanmoins trouver une solution pour réduire l&rsquo;influence de Pepe &#8211; énorme mais un carton jaune aurait été mérité et l&rsquo;aurait empêché d&rsquo;être si agressif &#8211; et permettre à Messi de mieux s&rsquo;exprimer. L&rsquo;Argentin a prouvé qu&rsquo;il pouvait faire la différence, même face à plusieurs merengues.</p>
<p style="text-align: justify;">En face, Mourinho devra faire un choix. La présence d&rsquo;Özil paraît désormais indispensable tant le meneur madrilène a bonifié le jeu de son équipe. De qui se séparer alors ? Sûrement pas de Pepe, trop important dans le combat au milieu. Sortir Di Maria, moyen hier, revient à poser une autre question : Özil est-il capable d&rsquo;orienter le jeu merengue ET de bloquer Dani Alves ? Mourinho ne va pas se reposer. Et dire qu&rsquo;il en reste encore deux autres&#8230;génial. Que les mécontents se taisent, ces quatre clasicos consécutifs proposent un duel gigantesque.</p>
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