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Même comme ça il est moins moche que certains.

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». Une phrase qui pullule sur les blogs gérés par d’affreuses adolescentes présentant des carences notables en terme de profondeur d’esprit ou dans les textes d’artistes à la plume douteuse. Les mauvaises langues diront alors que la phrase a pleinement sa place dans cet article. Probable. Cela dit, lorsqu’on y regarde de plus près, cette citation – dont Friedrich Nietzsche est l’auteur – déborde de vérité. En effet, le plus important n’est pas la force des coups que tu donnes, mais plutôt le nombre de coups que tu es en mesure d’encaisser, tout en continuant d’avancer… ça par contre je l’ai sorti d’un des « Rocky », la classe. Le truc c’est d’avoir les épaules suffisamment larges pour ne pas sombrer… sauf si tu t’appelles Gignac, là ça marche pas expérience faite.

Cette description semble donc correspondre tout à fait à Cristiano Ronaldo, l’ennemi footballistique numéro deux, après Balotelli. Tout aussi décisif que son rival Lionel Messi (52 buts contre 53 pour l’Argentin en 2011), le Portugais est cependant dans l’ombre du lutin au mètre soixante-neuf du Barça. La faute sans doute à un égocentrisme un peu trop développé. Mais il faut le dire, l’attaquant du Real Madrid a de quoi se la péter. Beau-gosse mais également footballeur de très grand talent, capable de marquer dans toutes les situations – ce qui n’est pas forcément le cas de Messi – Cris’ attise la jalousie de bon nombre d’amateurs du ballon rond. Rapide, puissant, technique, polyvalent… CR7 est un joueur presque parfait. Et comme la perfection dérange, ses détracteurs l’attaquent sur son seul point faible. Un brin vantard et meloneux (je vais le soumettre à l’Académie française, celui-ci), Cri-Cri part donc avec un gros handicap dans le duel « Messi VS CR7 kissé lmeyeur ». Pourquoi ? Tout simplement parce que de nos jours, l’extra-sportif fait autant parler – si ce n’est plus – que ce qu’il se passe sur le terrain. Dommage. Le côté people du foot intéresse même ceux pour qui la règle du hors-jeu est un algorithme indéchiffrable, c’est dire.

De son côté, Lionel Messi se pavane tranquillement sur les plages de Catalogne, endossant le rôle du parfait petit gendre en concurrence directe avec Yoann Gourcuff. Messi a tout pour plaire. Il est petit, ne fait pas de bruit, fidèle à son club (facile quand t’es dans le meilleur du monde, me direz-vous) et a CJP comme membre d’honneur de son fans club officiel. Oui enfin, en Argentine il passe surtout pour le responsable des résultats en demi-teinte de l’Albiceleste… système de jeu ou absence du duo Xavi-Iniesta, on ne sait pas vraiment ce qui cloche, cela dit.

Dans le coin opposé on a Cristiano Ronaldo, le Portos arrogant qui baigne dans l’immonde capitalisme des multinationales véreuses et qui a eu le malheur de se faire acheter 94 millions d’euros par le Real Madrid. Quelle honte, il gagne beaucoup de sous pendant que d’autres peinent à boucler leurs fins de mois! Mais est-ce sa faute si le football est ainsi ? Croyez-vous que Messi et les autres sont payés au SMIC ? Après il y a aussi ceux qui pointent du doigt le fait que CR7 soit un coureur de jupons… il avait qu’à pas être moche le Lionel, voilà. Et puis après tout, on s’en fout, il fait ce qu’il veut de ses bourses.

Mais au final que peuvent-ils bien lui reprocher ? Un trop plein de confiance en soi ? Est-ce que le fait de lucidement avouer qu’il est l’un des tous meilleurs de ce monde dans sa discipline fait de lui quelqu’un d’arrogant ? A moins que ce soit ses tendances à plonger et à tenter le dribble de trop qui ne sont toujours pas pardonnées ? D’ailleurs, Mesdames et Messieurs, il faudra vous mettre à la page, le garçon a évolué sur ce dernier point depuis ses débuts à Manchester United.

Tout cela pour dire que les reproches faits à l’un des tous meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport n’ont pas lieu d’être et qu’il est totalement injuste de le juger de la sorte. Beaucoup oublient souvent l’essentiel. Son influence sur le jeu ainsi que tous ses trophées remportés. Le fait qu’il ait réussi à s’imposer et laisser une trace indélébile dans deux des plus grands clubs européens (MU et le Real) font déjà de lui une légende, n’en déplaise à certains. Ces gens un peu trop conformistes n’ont hélas pas fini de le traiter, lui et ses fans, de « kéké » et d’autres surnoms aussi inimaginatifs que débiles. Lâchez l’affaire et concentrez-vous sur l’essentiel. Nous avons la chance d’avoir deux énormes talents du football, pourquoi vouloir à tout prix descendre l’un des deux et s’entêter à désigner le number one ?

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