<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>La Madjer &#187; A la une</title>
	<atom:link href="/tag/a-la-une/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lamadjer.fr</link>
	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2015 02:22:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.2.7</generator>
	<item>
		<title>Stream Fighter</title>
		<link>https://lamadjer.fr/stream-fighter/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/stream-fighter/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 02:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alterfoot]]></category>
		<category><![CDATA[BeInSport]]></category>
		<category><![CDATA[Canal+]]></category>
		<category><![CDATA[Streaming]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=18178</guid>
		<description><![CDATA[Il est devenu un outil indispensable pour suivre tout le football sans payer un rond. Il est à la fois Roumain, Russe, Arabe et avec un peu de bol Français. Il est un symbole de résistance face à l’oppression des droits télé. Lui, c’est le streaming. « Quelqu’un a un...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/stream-fighter/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Il est devenu un outil indispensable pour suivre tout le football sans payer un rond. Il est à la fois Roumain, Russe, Arabe et avec un peu de bol Français. Il est un symbole de résistance face à l’oppression des droits télé. Lui, c’est le streaming.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/stream-fighter/stream/" rel="attachment wp-att-18265"><img class="aligncenter size-full wp-image-18265" src="/wp-content/uploads/2013/04/Stream-e1364911313442.jpg" alt="Stream" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« Quelqu’un a un bon lien » ? Les week-ends, les soirs de Ligue des Champion, bref, quand il y a du foot qui passe en crypté, ces quelques mots sont devenus communs. Tout le monde sur Twitter et ailleurs cherche à avoir la meilleure qualité possible, la cam&rsquo; supérieure, éventuellement en Français (même si avec Sport Dub c’est devenu optionnel), au pire en Anglais, et s’il n’y a rien on prend même du Roumain. Après de longues années de recherches, après avoir jonglé d&rsquo;une qualité « très médiocre » à « MAIS PUTAIN ON VOIT MÊME PAS LE BALLON MERDE », après avoir trimé pour en arriver là, j’estime avoir dans mes favoris une liste conséquente de sites fiables. Encore heureux.</p>
<p style="text-align: justify;">N’ayant jamais eu de télévision (hormis celles du bar d’à côté ou des voisins) pour suivre le football, le streaming est venu bousculer mon quotidien footballistique qui se résumait à une époque pas si lointaine à « Onze Mondial » (pour les posters, qui ont sans doute provoqué chez beaucoup le tiraillement de choisir une des deux faces à afficher dans sa chambre) et les multiplex d’Europe 1 (je ne compte pas le nombre de fois où j’ai cru que Saccomano allait clamser). Et oui, chez moi le streaming sert aussi à regarder la Coupe de France sur France2.fr et CJP sur TF1Live.<br />
Mon rapport foot-télé est une histoire compliquée. J’ai assisté à la finale de 98 sur un écran qui hésitait entre la couleur et le noir et blanc, dans un bar perché dans les Alpes à 1200m d’altitude. Mes Champs-Elysées à moi. Après l’Euro 2000 chez la famille, la Coupe du Monde 2002 et son France-Sénégal un jour d’école est une sorte de jubilation personnelle, où tout le monde à la récré du midi se retrouve dans ma situation quotidienne. Le but de Diop, on est beaucoup à l’avoir vécu l’oreille tendue sur une radio branchée sur RMC. Aujourd’hui la situation a changé. Je n’ai toujours pas de télé, pourtant je ne rate plus un match qui m’intéresse. Le streaming m’a sauvé.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Radins ou résistants ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Mais ne nous voilons pas la face, le streaming vient surtout permettre à des radins de ne pas dépenser un radis pour Canal ou BeIn et regarder tranquillou Ligain, Premier League ou Ligue des Champions. Il n’y a pas si longtemps, TF1 avait les droits de la L1 pour Téléfoot (vous mentez en niant que Kashmir des Led Zep’ n’éveille pas en vous un sentiment nostalgique) et la priorité sur la LDC (et la F1 mais c’est une autre histoire). Aujourd’hui, CJP n’a plus que Valbuena en Bleu quatre fois par ans pour se pignoler. Pour voir du foot en quantité (et qualité) et sans passer par le « CFC », en clair certes, mais plus passionné par les polémiques sur l’arbitrage et un but d’Ibrahimovic à toutes les sauces que par les résumés des matchs, il faut payer. Et payer cher. Deux abonnements sont nécessaires pour suivre dans son intégralité le football européen : non, merci. Internet, c’est un seul paiement mensuel, et en plus du foot on peut y faire plein d’autres trucs chouettes.</p>
<p style="text-align: justify;">On y arrive finalement : le streaming ne serait-il pas, après tout, une sorte de symbole de l’alter-foot ? Le rejet des chaines que sont Canal ou BeIn, le refus de payer un peu plus à chaque fois en choisissant le streaming illégal peut être perçu comme étant un acte délibéré de protestation, une manière de dire « stop ». Certes, le foot n’est plus le sport populo qu’il était, et qu’il devrait être, cependant l’accumulation de fric à claquer pour le suivre dans sa quasi intégralité est devenue indécente. Le streaming est une alternative. « Allez vous faire voir, je paierai pas pour ce que vous me proposez » est un bon résumé.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, que ça soit pour combler le manque de télévision, la pauvreté, ou pour exprimer un rejet du « tout-fric » actuel, le streaming est désormais ancré dans les pratiques des amateurs de foot (hormis ceux qui sont assez friqués pour se payer BeIn et Canal). La qualité s&rsquo;améliore, et l&rsquo;on est de moins en moins obligés à trouver un lien un peu moins pourrave que le précédent pour cause de « chaîne bannie ». Alors pour finir, j&rsquo;aimerais remercier tous les anonymes qui jouent leur vie pour permettre à des gens comme moi de regarder les matchs, en diffusant illégalement. Continuez comme ça les mecs, vous êtes bons.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/stream-fighter/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Liguain &#8211; 25ème journée : classe classieuse et classique</title>
		<link>https://lamadjer.fr/liguain-25eme-journee-classe-classieuse-et-classique/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/liguain-25eme-journee-classe-classieuse-et-classique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 02:21:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Geoffrey]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bilan]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=17644</guid>
		<description><![CDATA[A chaque journée son bilan. Frustrés par des années d’annotations et de commentaires désobligeant relayés par le corps professoral, nous avons décidé de nous venger sur la Ligue 1. Ne cherchez pas la logique dans nos commentaires, il n’y en a pas. LES RÉSULTATS DU DEVOIR Brice 2-0 Charles X...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/liguain-25eme-journee-classe-classieuse-et-classique/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A chaque journée son bilan. Frustrés par des années d’annotations et de commentaires désobligeant relayés par le corps professoral, nous avons décidé de nous venger sur la Ligue 1. Ne cherchez pas la logique dans nos commentaires, il n’y en a pas.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">LES RÉSULTATS DU DEVOIR</h3>
<p style="text-align: justify;">Brice <strong>2-0</strong> Charles X</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Enfin, Nice est adoubé comme l&rsquo;un des souverains de la Liguain</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sans Alessandrini <strong>2-2</strong> Avec Boudebouz</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Maghreb connection, Rai&rsquo;Nb Fever 5</em></p>
<p style="text-align: justify;">Jannot ? <strong>0-3</strong> Jérémy ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Depuis ces deux départs, tout va mieux, merci pour eux !</em></p>
<p style="text-align: justify;">E Ta Gueule <strong>0-1</strong> Grandes Gueules</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Et on ne parle pas des branques de RMC&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">A.K.A <strong>1-3</strong> Lil Wayne</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les consanguins valent bien la West/East Cost</em></p>
<p style="text-align: justify;">Val en chien <strong>0-0</strong> Vil gay</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Match romantique par excellence</em></p>
<p style="text-align: justify;">Troy <strong>0-0</strong> Basta</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lanfeust de Troyes</em></p>
<p style="text-align: justify;">Fondleau <strong>0-2</strong> Breizh Cola</p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&rsquo;est la faute à l&rsquo;Europa League.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Simba<strong> 3-1</strong> Biscuits La Trinitaine</p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&rsquo;est la faute à l&rsquo;E&#8230; Ah non.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Paris SG &#8211; Marseille</p>
<h3 style="text-align: justify;">PRENEZ EXEMPLE SUR VOS CAMARADES, OU PAS</h3>
<p style="text-align: justify;">Corchia Poulard Digne</p>
<p style="text-align: justify;">Larsen Touré</p>
<p style="text-align: justify;">Ghezzal</p>
<h3 style="text-align: justify;">LES TRUCS WHAT DE FUQUE</h3>
<p>-La pelouse de Valenciennes, aussi bien entretenue que le ticket de métro de Maïté.</p>
<p>-Le plongeon gracieux de Larsen Touré vers Lamine Sané pour obtenir (avec succès) le péno du 2-0. TF1 hésite à en faire une émission de télé-réalité.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">LES RAYONS DE SOLEIL</span></h3>
<p>-Brandao qui empile les buts avec l&rsquo;ASSE. Mais bon, trop maladroit, trop lent pour l&rsquo;OM hein. Comme dirait Raymond, bande de cons !</p>
<p>-Muratori touché aux adducteurs. Si si. Il sera probablement absent mercredi face à Minguettes-Vénissieux. Le football vrai dans toute sa splendeur.</p>
<p>-Belhanda qui rejoue au football. Et il marque l&rsquo;unique but du match.</p>
<p>-L&rsquo;action du premier but brestois, qui se termine par un csc de Trémoulinas. Comme si Delacroix avait terminé &laquo;&nbsp;La liberté guidant le peuple&nbsp;&raquo; au stylo feutre.</p>
<h3>ILS AMUSENT LA GALERIE</h3>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"><p>&laquo;&nbsp;Je suis la fille de Raymond Goethals et je vais vous chanter La Bonne du Curé, une fois&nbsp;&raquo;.</p>
<p>— Jean-Michel Thomas (@JeanMichelToma) <a href="https://twitter.com/JeanMichelToma/status/305432291214245889">23 février 2013</a></p></blockquote>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"><p>Bonne messe à tout ceux qui iront ce matin!!</p>
<p>— Nicolas III (@Barcalogue) <a href="https://twitter.com/Barcalogue/status/305610275409772544">24 février 2013</a></p></blockquote>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr"><p>EXCLUSIF David Beckham a repris des chocopops</p>
<p>— Stéphane Kohler (@StephaneKohler) <a href="https://twitter.com/StephaneKohler/status/305590827474886656">24 février 2013</a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/liguain-25eme-journee-classe-classieuse-et-classique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2014, le Memo d&#8217;Ochoa</title>
		<link>https://lamadjer.fr/2014-le-memo-dochoa/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/2014-le-memo-dochoa/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 08:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Loic]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[AC Ajaccio]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[guillermo ochoa]]></category>
		<category><![CDATA[Malaga]]></category>
		<category><![CDATA[memo ochoa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19630</guid>
		<description><![CDATA[5 janvier 2014, Memo Ochoa est titulaire avec l&#8217;AC Ajaccio à Quimperlé en Coupe de France contre une équipe de septième division française devant 4 000 spectateurs. 23 août, Memo Ochoa commençait sa nouvelle aventure avec Malaga sur le banc, à la Rosaleda contre l&#8217;Athletic Bilbao devant 19 000 spectateurs....<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/2014-le-memo-dochoa/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>5 janvier 2014, Memo Ochoa est titulaire avec l&rsquo;AC Ajaccio à Quimperlé en Coupe de France contre une équipe de septième division française devant 4 000 spectateurs. 23 août, Memo Ochoa commençait sa nouvelle aventure avec Malaga sur le banc, à la Rosaleda contre l&rsquo;Athletic Bilbao devant 19 000 spectateurs. Entre temps, le gardien de but a connu une descente en Ligue 2 mais surtout une Coupe du monde réussie, avec en point d&rsquo;orgue, une prestation extraterrestre contre le Brésil, le 17 juin. Devant 60 342 spectateurs. Retour sur les 12 derniers mois du plus connu des Mexicains.</strong><span id="more-19630"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/09/iconsport_bpi_170614_03_05.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19632" src="/wp-content/uploads/2014/09/iconsport_bpi_170614_03_05.jpg" alt="Guillermo Ochoa" width="826" height="550" /></a>Faites le test. Sortez dans la rue et demandez au hasard aux passants quel est, pour eux, le Mexicain le plus connu du monde. Les plus (ou moins) drôles vous répondront <em>&laquo;&nbsp;Pepito&nbsp;&raquo;</em>, les plus érudits répliqueront avec un <em>&laquo;&nbsp;Carlos Slim&nbsp;&raquo;</em>, mais la majorité lancera en chœur un <em>&laquo;&nbsp;Ochoa!&nbsp;&raquo;</em>. Sans forcément connaître son prénom, ni son surnom, mais en ayant en tête les arrêts du gardien face au Brésil et sa chevelure bouclée.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;apothéose d&rsquo;une année 2014 qui avait commencé sous des auspices bien différents. Le 5 janvier 2014, Guillermo Ochoa est titulaire avec Ajaccio sur le terrain de Quimperlé en 32ème de finale de Coupe de France. Dans le centre-ville, la Laïka, qui coupe la municipalité en deux, a inondé les commerces et les habitations. Placé plus haut, le stade est épargné. Mais le doute autour du déroulement de la rencontre dure jusqu&rsquo;au tout dernier moment. Finalement, Memo Ochoa n&rsquo;est que peu sollicité mais encaisse un coup-franc direct de Julien Le Gall à la 17ème minute. L&rsquo;ACA s&rsquo;impose 2-1 dans la douleur. L&rsquo;une des 4 victoires du club corse de la deuxième partie de saison. Mais jamais aucun clean-shit. A Ajaccio, Ochoa va battre un triste record. Celui du nombre de matchs consécutifs en encaissant au moins un but. Le portier mexicain ira chercher le ballon dans ses filets 34 matchs de suite. Le précédent record datait de 1954 et était détenu par Toulon. Une autre époque. Ce qui ne l&rsquo;empêchera pas de réaliser des prestations de haut-vol, comme contre Toulouse lors de la 31ème journée de L1 avec 7 arrêts. Des parades qui viennent s&rsquo;ajouter à bien d&rsquo;autres. Memo Ochoa était le gardien le plus efficace d&rsquo;Europe avec 428 arrêts depuis son arrivée en 2011. La saison 2013/2014 sera également une ligne prestigieuse de son CV avec 147 parades. Le meilleur total en France, le cinquième en Europe.<br />
<iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/x1ky7pk" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
Le Mexicain n&rsquo;était pas seulement une star en Ligue 1. Adulé dans son pays, il était LA star de l&rsquo;AC Ajaccio. Une aubaine pour le club qui a pu compter sur la popularité de son gardien pour accroître son exposition à l&rsquo;international. Mais surtout au Mexique. De 2011 à 2014, tous les matchs des rouge et blanc ont ainsi été diffusés sur Televisa, une chaîne mexicaine. Les maillots Duarig puis Macron floqués Ochoa se sont arrachés, les nouveaux supporteurs ont débarqué et l&rsquo;ACA en a profité. <em>&laquo;&nbsp;La montée en Ligue 1 en 2011 a été le réel premier détonateur de nos statistiques. Puis c&rsquo;est vrai il y a eu l&rsquo;arrivée d&rsquo;Ochoa, ultra-populaire sur les réseaux sociaux, apportant avec lui des flots de supporters mexicains.&nbsp;&raquo;</em> nous explique le club. Si l&rsquo;AC Ajaccio est désormais le club de Ligue 2 le plus suivi sur les réseaux sociaux (+ de 110 000 fans sur Facebook et 69 800 followers sur Twitter) il le doit en grande partie au natif de Guadalajara. <em>&laquo;&nbsp;Sur Facebook par contre, les Mexicains sont très nombreux et représentent une belle part de nos 110 000 fans.&nbsp;&raquo;</em> Mais pas trop non plus. <em>&laquo;&nbsp;Sur Twitter, nous avons une majorité d&rsquo;abonnés localisés en France (+ de 30%). Les Mexicains ne représentent que 12%. Les Algériens, grâce à Medjani et Mostefa, nous suivent massivement également. Les Roumains, fans de Mutu, sont très très peu nombreux sur nos différents réseaux sociaux par contre nous avons une base intéressante aux USA à présent (plus de 5000 Américains sur Facebook et Twitter) grâce au départ de Pierazzi pour la MLS.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h5 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Dernier-match-Memo.jpg"><img class="aligncenter wp-image-19645" src="/wp-content/uploads/2014/10/Dernier-match-Memo.jpg" alt="Saint-Etienne - AC Ajaccio, dernier match de Memo avec le maillot à la tête de Maure." width="897" height="596" /></a><span style="color: #000000;"><strong>Saint-Etienne &#8211; AC Ajaccio, dernier match de Memo avec le maillot à la tête de Maure.</strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Du haut de ses 1 650 000 followers, Ochoa a été chouchouté. Ses fans aussi. A son arrivée, l&rsquo;ACA a mis en place une page internet en espagnol totalement consacrée à Memo. Le but ? Suivre son actualité au jour le jour et fidéliser les supporteurs hispanophones. Des fans prêts à tout pour leur idole. C&rsquo;est le cas de Gabriela, une Mexicaine vivant aux Etats-Unis qui a décidé de venir passer des vacances footballistiques dans la cité impériale corse. Pendant une semaine et après un long périple, le programme a été simple : assister aux entraînements, shopping dans la boutique du club et Ajaccio-Rennes en point d&rsquo;orgue. Mis au courant de la présence de l&rsquo;une de ses plus grandes fans et attiré par le flottement du drapeau mexicain en tribune, Memo Ochoa, également reconnu pour sa gentillesse, n&rsquo;hésitera pas à aller donner son maillot à &laquo;&nbsp;Gaby&nbsp;&raquo;. Le genre de geste qui fait de Memo un gardien à part entière. Et que personne n&rsquo;oubliera. Star d&rsquo;Ajaccio, certains réclamaient même qu&rsquo;une statue du Mexicain remplace celle de Napoléon. Qu&rsquo;importe la manière, le gardien restera dans les mémoires éternellement. Comme étant le meilleur joueur de l&rsquo;histoire du club. Devant Marius Trésor, Marcialis ou Sansonetti. Le secret de sa réussite ?<em> &laquo;&nbsp;Il ne sortait jamais voir le terrain avant les matchs, il était très concentré dès qu&rsquo;il arrivait dans le vestiaire. Il était très calme avant et même pendant les matchs. Et il avait tout le temps son chewing-gum, c&rsquo;était son habitude.&nbsp;&raquo;</em> signale François-Joseph Sollacaro, troisième gardien de l&rsquo;ACA et doublure d&rsquo;Ochoa en fin de saison.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-belle-photo.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19643" src="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-belle-photo.jpg" alt="Ochoa belle photo" width="941" height="575" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les Mexicains, eux, n&rsquo;oublieront pas l&rsquo;AC Ajaccio, malgré le départ de leur dieu vers Malaga.<em> &laquo;&nbsp;Même si je ne peux plus les regarder à la télé, je continue de suivre les matchs sur France Bleu&nbsp;&raquo;</em> indique Gabriela. Comme quoi ils sont prêts à tout. Et à n&rsquo;importe quoi. Du côté de l&rsquo;ACA, on continue à surfer sur la vague Ochoa. Une aubaine. <em>&laquo;&nbsp;Depuis son départ, les statistiques n&rsquo;ont pas baissé, ni sur les réseaux sociaux, ni sur le site. Car ses supporters interagissent toujours avec nous et nous sont restés fidèles. D&rsquo;ailleurs nous avons continué de rédiger des articles et d&rsquo;animer nos réseaux sociaux pendant la Coupe du Monde où Memo a brillé devant la planète entière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-CFC-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19644" src="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-CFC-5.jpg" alt="Ochoa CFC 5" width="642" height="361" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En fin de contrat sur l&rsquo;île de Beauté, celui qui est papa d&rsquo;une petite Luciana ne pouvait pas rester. Surtout pas en Ligue 2. Un départ acté depuis de long mois mais qui mettra beaucoup de temps. Et ne se passera pas comme prévu. Le 13 avril, sur le plateau du Canal Football Club, Guillermo Ochoa fait part de ses envies.<em> &laquo;&nbsp;Je voudrais signer mon contrat avant la Coupe du monde. Il y aura plus de tranquillité. Mais si une grosse équipe me dit d’attendre après la Coupe du monde, il n’y a pas de soucis.&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;C’est mon rêve de jouer la Ligue des Champions&nbsp;&raquo; </em>et <em>&laquo;&nbsp;Ma priorité c’est de rester en France.&nbsp;&raquo;</em> Au final, Ochoa signera fin août à Malaga, 11ème du dernier championnat espagnol. Une signature qui résonnera comme un échec. Surtout après un Mondial impressionnant.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Ochoa et la sélection</span></h3>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;il brille en Europe, où il est le seul gardien mexicain y évoluant, Memo Ochoa n&rsquo;était pas pour autant certain de débuter le Mondial en tant que titulaire. Des doutes sur ses capacités à tenir cette place, tout le monde en avait. Y compris son sélectionneur Miguel Herrera. Sans une blessure à la tête de l&rsquo;expérimenté Corona en match de préparation contre Israël quinze jours avant la Coupe du monde, peut-être n&rsquo;aurait-il pas eu sa chance. Mais alors, pourquoi un gardien adoubé en Corse et en Ligue 1 ne possède que si peu de crédit au pays ? Sébastien Burgess, journaliste français qui commentait tous les matchs de l&rsquo;AC Ajaccio sur la chaîne mexicaine Televisa Deportes Network, tente une explication. <em>&laquo;&nbsp;Corona avait joué sous les ordres de Herrera en 2008-2009 avec les Estudiantes Tecos, il y avait donc un facteur confiance indéniable. Les deux hommes, Corona et Herrera, avant tout autre chose, se connaissent bien sur un plan strictement humain, élément peu négligeable surtout au Mexique.&nbsp;&raquo;</em> Juan Carlos Cartagena, collègue mexicain de Burgess sur la TDN, avance d&rsquo;autres raisons, purement techniques.<em> &laquo;&nbsp;Memo a toujours eu du mal avec la sélection, mais plus que son jeu au pied, c&rsquo;est également à cause des sorties aériennes et dans le jeu dans les airs qu&rsquo;il a été critiqué.&nbsp;&raquo;</em> Comme si cela ne suffisait pas, un autre argument existe. En 2013, José Manuel de la Torre, sélectionneur de la Tri, accuse Ochoa d&rsquo;être un <em>&laquo;&nbsp;déserteur&nbsp;&raquo;</em> après que le portier ait exigé la place de titulaire dans les buts. S&rsquo;il ne l&rsquo;était pas, il ne se déplaçait pas. Tollé dans la presse et chez les fans. La réputation de Memo en prend un coup.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Les défenseurs se sentaient plus en sécurité avec Memo&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais Ochoa est un chat, il retombe toujours sur ses pattes. Lors de la préparation à la Coupe du monde, Miguel Herrera a le choix entre trois gardiens : Corona, Talavera et Ochoa. Le dernier sort de deux Mondiaux (2006 et 2010) dans lesquels il n&rsquo;a pas joué une seule minute. Le Mondial 2014 au Brésil sera le sien, mais après de nombreuses tergiversations. Au départ, Herrera annonce qu&rsquo;il testera ses trois portiers en amicaux. Ochoa joue contre l&rsquo;Equateur. Résultat : une victoire 3-1. Le déclic pour l&rsquo;entraîneur ? <em>&laquo;&nbsp;Herrera a parlé à ses défenseurs et ils ont certainement dit qu&rsquo;ils se sentaient plus en sécurité avec Memo. Ochoa a su convaincre Herrera parce qu&rsquo;il jouait en Europe, parce qu&rsquo;il inspire confiance et grâce à son leadership.&nbsp;&raquo; </em>explique Cartagena<em>.</em> Mais également par ses arrêts, par son dévouement &#8211; il écourtera ses vacances pour rejoindre la sélection &#8211; et surtout grâce à l&rsquo;énorme soutien qu&rsquo;il a reçu sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, les #QueremosAOchoaTitular (#NousVoulonsQuOchoaSoitTitulaire) ont, entre autres, pullulé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_fir_230614_05_11.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19731" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_fir_230614_05_11.jpg" alt="Joie Guillermo Ochoa" width="683" height="455" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En sous-marin, une autre théorie fait son bonhomme de chemin. Si Ochoa a été titularisé, c&rsquo;est seulement grâce à Televisa. <em>&laquo;&nbsp;Si Ochoa a joué en sélection, c’est parce que l’América est un club puissant et qu’il a Televisa avec lui.</em>(le Club America a pour propriétaire Emilio Azcárraga Jean, qui est le propriétaire de Televisa, ndlr)<em>&laquo;&nbsp;</em> déclarait Ricardo La Volpe, sélectionneur mexicain de 2002 à 2006, il y a quelques années. Une théorie du complot encore d&rsquo;actualité. Certains n&rsquo;hésitent pas à parler de pots-de-vin versés pour faire jouer Ochoa, de corruption de la fédération mexicaine de football et de liens étroits et louches entre le Club America et la Tri. Il faut dire que Miguel Herrera a entraîné America, qui est l&rsquo;ancien club de Memo Ochoa. Comble du comble, le Club America est détenu par &#8230; Televisa. Sachant que les rumeurs ont circulé sur le fait que la chaîne de télévision payait une grande partie du salaire d&rsquo;Ochoa à Ajaccio, il n&rsquo;en fallait pas plus pour que les Mexicains s&rsquo;enflamment. Mais qu&rsquo;importe, Ochoa sera bel et bien titulaire au Brésil. Et personne ne le regrettera.</p>
<p style="text-align: justify;">La Coupe du monde 2014 restera à jamais comme la Coupe du monde des gardiens de but, bien avant d&rsquo;être celle de l&rsquo;Allemagne. Keylor Navas, Manuel Neuer, Claudio Bravo. Autant de gardiens qui auront marqué la compétition. En un match contre le Brésil, Memo Ochoa rentrera dans la cour des grands. S&rsquo;il n&rsquo;a pas eu à déployer son mètre 85 contre la Croatie et le Cameroun, le gardien au bandeau noir se sera réservé pour la rencontre face aux locaux. Inutile de revenir sur ses multiples arrêts plus impressionnants les uns que les autres devant Neymar, Thiago Silva et consorts, tout le monde a vu les images. Ce soir-là, le monde entier a fait connaissance avec Francisco Guillermo Ochoa Magaña, ses cheveux, sa détente et ses arrêts réflexes. Sur Twitter, anonymes et célébrités lui font de la lèche. Parmi eux, Rigoberto Uran, Kobe Bryant, Felipe Massa ou encore Falcão. Du côté des experts, Oliver Kahn affirmera que <em>&laquo;&nbsp;le match d&rsquo;Ochoa a été le meilleur d&rsquo;un gardien dans cette Coupe du monde&nbsp;&raquo;</em> et Zico mettra, plus tard, Ochoa dans son équipe-type du Mondial. Son entraîneur Miguel Herrera confirmera. <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai pas le souvenir d&rsquo;une telle performance d&rsquo;un gardien dans une Coupe du monde&nbsp;&raquo;</em>. Alors que le principal intéressé avouera avoir fait <em>&laquo;&nbsp;le match de [sa] vie&nbsp;&raquo;</em>, Neymar, lui, confessera avoir <em>&laquo;&nbsp;joué contre un mur&nbsp;&raquo;</em>. Première récompense : il est élu homme du match.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Moi j&rsquo;ai réussi à lui mettre un but&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Neymar, Thiago Silva et David Luiz, les meilleurs joueurs du monde, se sont cassés les dents sur Memo. Un seul footballeur présent au Brésil peut se vanter d&rsquo;avoir trompé Memo Ochoa dans l&rsquo;année, Julien Le Gall. Son nom ne vous dit rien ? C&rsquo;est normal, car Le Gall n&rsquo;évolue qu&rsquo;à Quimperlé, en DSR. Rappelez-vous, c&rsquo;est lui qui avait marqué un magnifique coup-franc contre le portier mexicain au premier tour de Coupe de France. En vacances au Brésil au moment de la compétition avec d&rsquo;autres joueurs du FC Quimperlé, le footballeur amateur raconte cette anecdote. <em>« Bresil-Mexique se passait le jour de notre départ, j&rsquo;ai donc vu le match a l&rsquo;aéroport. On a bien rigolé quand on voyait qu&rsquo;Ochoa faisait un match énorme devant Neymar et les Brésiliens. J&rsquo;ai quand même glissé aux gens qui regardaient le match à l&rsquo;aéroport que moi j&rsquo;avais réussi à lui mettre un but ! »</em><br />
Deuxième récompense : le monde entier est conquis. Le lendemain, il est à la une des journaux brésiliens, mexicains et même chinois. En France, <em>L&rsquo;Equipe</em> lui attribue la note rare de 9/10. Même les plus sceptiques retournent leurs vestes. Y compris, et surtout, le commentateur de la télévision mexicaine. Quelques jours avant le début de la compétition, il désespérait. <em>&laquo;&nbsp;Était-on obligé d&rsquo;amener &lsquo;Le Français&rsquo; ? Ochoa croit qu&rsquo;il sera titulaire parce qu&rsquo;il joue en Europe. On n&rsquo;a pas besoin de lui ! Prouve que t&rsquo;es bon!&nbsp;&raquo;. Pendant le match, il exultait en français. &laquo;&nbsp;Ochoa, je t&rsquo;aime à l&rsquo;infini !!!!!&nbsp;&raquo;</em></p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/12/plus-belle-photo-du-mondial.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19692" src="/wp-content/uploads/2014/12/plus-belle-photo-du-mondial.jpg" alt="plus belle photo du mondial" width="600" height="527" /></a><span style="color: #000000;"><em><strong>Cette photo élue plus beau cliché de la Coupe du monde par The Guardian</strong></em></span></h6>
<p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, un autre commentateur tombera amoureux du Mexicano en direct sur TF1. <em>« Il a un super regard Memo Ochoa ! » </em>s&rsquo;extasiera l&rsquo;inénarrable Christian Jeanpierre à la 52ème minute de Pays-Bas – Mexique. Un huitième de finale de Coupe du monde qui sera fatal aux valeureux mexicains, battus au bout du temps réglementaire sur un pénalty de Robben. Guillermo Ochoa aura beau repousser l&rsquo;échéance jusqu&rsquo;à la fin, la Tricolor est éliminée du Mondial. Memo Ochoa est, lui, entré dans une nouvelle dimension qui lui permettra, on le pense alors, de signer dans l&rsquo;un des plus grands clubs de la planète.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Gaga gagagaaa gaga Malaga</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Le mercato des gardiens est alors plus ouvert que jamais. Le Real Madrid embauche Keylor Navas, héros du Costa-Rica, Arsenal choisit le Colombien Ospina pendant que le FC Barcelone préfère le Chilien Carlos Bravo. L&rsquo;Atlético Madrid, qui vient de perdre Thibaut Courtois est également à la recherche d&rsquo;un nouveau portier. Le nom d&rsquo;Ochoa circule, comme à Liverpool, Marseille, Monaco, mais aucune piste n&rsquo;aboutit. Guillermo Ochoa et son (ses) agent(s) seraient-ils trop gourmands au niveau de la prime à la signature et du salaire ? Toujours est-il que les portes se ferment les unes après les autres. Si bien qu&rsquo;Ochoa n&rsquo;a guère le choix. Il signe à Malaga, en toute fin du mercato, et remplace Willy Caballero parti à Manchester City. Un choix du directeur sportif Mario Husillos, en désaccord avec Javi Gracia, l&rsquo;entraîneur qui vient d&rsquo;arriver d&rsquo;Osasuna.  Après avoir été le premier gardien mexicain à avoir évolué en France, il devient le premier gardien mexicain d&rsquo;Espagne. Un pionnier qui va choisir de jouer avec le numéro 13 dans le dos. Superstition ? Sans doute. Guillermo Ochoa est un né un vendredi 13, son premier match de Coupe du monde s&rsquo;est déroulé un 13 juin à 13 heures et 13 est le numéro de son maillot lors de ses 3 Mondiaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_010814_08_20.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19726" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_010814_08_20.jpg" alt="Guillermo OCHOA" width="582" height="388" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa présentation, ce sont 2 000 supporteurs qui envahissent la Rosaleda pour accueillir l&rsquo;une des stars de la Coupe du monde. Les fans mexicains du portier, eux, sont soulagés mais quelque peu dérangés, comme Citatli, à la tête du mouvement <a href="https://twitter.com/ForeverMemo8a">ForeverMemo8a</a>, l&rsquo;un des plus importants lobby memomaniak. <em>« Après la Coupe du monde au Brésil, nous espérions tous que Memo allait signer dans une plus grosse équipe, mais nous savons tous qu&rsquo;il n&rsquo;est pas aisé pour un gardien mexicain de jouer en Europe, surtout lorsque celui-ci occupe une place d&rsquo;extra-communautaire. Mais nous ne sommes pas déçus, parce que Memo s&rsquo;est toujours battu pour sa place dans les équipes où il a joué. »</em> Ce qui va les pousser envahir les pages dédiées au club de Malaga sur les réseaux sociaux. Le compte Twitter officiel de Malaga passe ainsi de 270 000 à 310 000 followers en quelques heures. Quant au compte non-officiel géré par des fans <a href="https://twitter.com/MalagaUniversal">@MalagaUniversal</a>, il gagne une centaine de followers, dont <em>« énormément de Mexicains »</em>. Il faut dire que la presse mexicaine n&rsquo;y va pas avec le dos de la cuillère et annonce ce transfert comme étant <em>« l&rsquo;une des plus grandes nouvelles du football mexicain cette année »</em>. Les journalistes affluent sur place. Avant de vite déchanter. Car leur chouchou ne va pas éclabousser la Costa del Sol de son talent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_100814_89_01.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19727" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_100814_89_01.jpg" alt="Guillermo Ochoa" width="654" height="403" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Titularisé contre la Fiorentina en match amical, Guillermo Ochoa Magaña va commettre sa seule erreur de 2014. Une sortie hasardeuse suivie d&rsquo;un lâché de ballon qui coûte un but. Dès lors, il ne rejouera plus. Pour plusieurs raisons. Cette boulette donc mais également une préparation tronquée. Arrivé sur le tard dans le sud de l&rsquo;Espagne – moins d&rsquo;un mois avant le début du championnat -, Memo a pris un retard non-négligeable sur son partenaire-concurrent, le Camerounais Carlos Kameni. Le Lion Indomptable va devancer le chat chevelu dans la hiérarchie malagueña. Pourtant, rien n&rsquo;était gagné d&rsquo;avance. La saison dernière, Kameni a longtemps été écarté de sa cage. Sur le départ, le Camerounais est finalement resté et a même prolongé son contrat jusqu&rsquo;en 2018 le 25 août dernier, divisant son salaire par deux. Un signe de confiance et bien lui en a pris puisque le titulaire indiscutable, c&rsquo;est lui. <em>« Les gens veulent voir Ochoa ? Je trouve Kameni très bon. Mon boulot est de faire des choix, que ça plaise ou non. »</em> rétorque même le coach Javi Gracia le 10 septembre dernier face aux nombreuses interrogations de la presse et des Mexicains. <em>« Il y a un problème : les Mexicains insultent et manquent de respect à Malaga à cause du statut de remplaçant d&rsquo;Ochoa. C&rsquo;est dommage car sinon les Mexicains sont des gens biens. Mais bon, nous, les Malaguistas sommes fiers de Memo »</em>. se plaint le community manager de @MalagaUniversal.<br />
C&rsquo;est du confortable banc de touche que Memo Ochoa va assister au début de saison du MCF. Comme d&rsquo;habitude, le gardien reste discret et ne fait pas de vagues malgré sa situation de remplaçant. Les médias vont s&rsquo;en charger pour lui. Les rumeurs de transfert dès le mercato hivernal reprennent de plus belle. L&rsquo;une d&rsquo;elle fait état d&rsquo;une vente d&rsquo;Ochoa pour libérer les fonds nécessaires à l&rsquo;achat de Nordin Amrabat, actuellement prêté par Galatasaray. Comme si le Real vendait Casillas pour s&rsquo;acheter Marouane Chamakh.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/12/Ochoa-La-Corogne-1er-match.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19724" src="/wp-content/uploads/2014/12/Ochoa-La-Corogne-1er-match.jpg" alt="Ochoa La Corogne 1er match" width="364" height="364" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais à force de prendre son mal en patience, Ochoa va enfin avoir sa chance. Grâce à une blessure de Kameni ? Non, car même gêné par ses adducteurs, le Camerounais tiendra sa place contre l&rsquo;Atlético Madrid. Grâce au lobby Memomaniak sur les réseaux sociaux ? Non, car le hashtag #QueremosAOchoTitular, de nouveau de sortie, ne fonctionnera pas. Grâce au turn-over de Gracia en Copa del Rey ? Oui. Le portier fêtera ainsi sa première titularisation contre La Corogne le 3 décembre. Et comme à son habitude, lorsque l&rsquo;on compte sur lui, Memo ne déçoit pas. A son actif, des arrêts réflexes et des parades sur sa ligne. Assez pour que la presse ibérique s&rsquo;enflamme. <em>« Un spectaculaire show de parades »</em> selon <em>AS</em>, un match <em>« notable »</em> pour <em>Marca</em>. Le match retour, qu&rsquo;il disputera également en tant que titulaire, fera moins parler. Helder Postiga trompe Ochoa à la 57ème minute sans que cela n&rsquo;empêche Malaga de l&rsquo;emporter 4-1 et de se qualifier au tour suivant. L&rsquo;occasion pour le Mexicain de glaner quelques minutes de jeu supplémentaires lors des tours suivants contre Levante et bientôt Bilbao. A moins que celui qui a joué le Père Noël pour les enfants hospitalisés de Malaga en cette fin d&rsquo;année n&rsquo;aille endosser le costume de sauveur de Liverpool, qui aurait un oeil sur lui. Medias espagnols, mexicains et anglais se sont mis d&rsquo;accord sur un possible transfert à hauteur de 3 millions de livres. De son côté, Vicente Casado, le directeur général de Malaga, indique qu&rsquo;il <em>&laquo;&nbsp;étudiera les propositions&nbsp;&raquo;</em>. Qu&rsquo;il reste à Malaga cet hiver, qu&rsquo;il atterrisse en Premier League ou ailleurs, Quimperlé sera, de toute façon, bien loin pour Memo Ochoa.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/LoicDrd">@LoicDrd</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/2014-le-memo-dochoa/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gerrard n&#8217;est, n&#8217;était et ne sera jamais une légende</title>
		<link>https://lamadjer.fr/gerrard-nest-netait-et-ne-sera-jamais-une-legende/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/gerrard-nest-netait-et-ne-sera-jamais-une-legende/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2015 17:28:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Valentin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Liverpool]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Gerrard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19752</guid>
		<description><![CDATA[Récit à caractère merveilleux, où les faits historiques sont transformés par l&#8217;imagination populaire ou l&#8217;invention poétique. &#8211; Définition de légende dans le dictionnaire Larousse Entre nous, soyons honnêtes, Steven Gerrard a été un merveilleux milieu de terrain, mais l&#8217;imagination populaire ne pourra jamais l&#8217;empêcher de glisser sur cette passe maladroite...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/gerrard-nest-netait-et-ne-sera-jamais-une-legende/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Récit à caractère merveilleux, où les faits historiques sont transformés par l&rsquo;imagination populaire ou l&rsquo;invention poétique.</p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong>&#8211; Définition de légende dans le dictionnaire Larousse</strong></p>
<p style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/Gerrard.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19757" src="/wp-content/uploads/2015/01/Gerrard.jpg" alt="Gerrard" width="1031" height="580" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Entre nous, soyons honnêtes, Steven Gerrard a été un merveilleux milieu de terrain, mais l&rsquo;imagination populaire ne pourra jamais l&rsquo;empêcher de glisser sur cette passe maladroite de Mamadou Sakho, le 27 avril 2014. C&rsquo;est dur, mais c&rsquo;est pourtant cette affreuse image qui risque d&rsquo;être longtemps &#8211; indéfiniment ? &#8211; associée à sa fin de carrière.<span id="more-19752"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Son départ de Liverpool a la fin de la saison 2014-2015 ne me fait même pas mal. C&rsquo;était inéluctable. Il devait partir. La saison précédente était un grand-huit émotionnel avec une fin sans espoir. Jamais il n&rsquo;aura été aussi proche de remporter le dernier trophée qu&rsquo;il lui manque. Peut-on être une légende lorsque l&rsquo;on est incomplet ? Je ne crois pas. Steven Gerrard restera inachevé jusqu&rsquo;à la fin de ses jours, jamais il ne soulèvera le trophée de la Premier League.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais n&rsquo;est-il pas un magnifique perdant ? Evidemment, j&rsquo;exagère. Il a gagné tous les tournois nationaux et européens, se payant même le luxe d&rsquo;être le seul joueur à avoir marqué dans chacune de ses finales. Seulement, chacune de ses tentatives d&rsquo;arracher le dernier et le plus important des trophées a invariablement tourné à l&rsquo;échec rageant. Paradoxalement, plus il s&rsquo;en rapprochait, plus je l&rsquo;aimais dans la douleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Steven Gerrard n&rsquo;était pas une légende. Il était un sacrifié pour l&rsquo;équipe, pour le staff, le stade et la ville. Il était ma raison d&rsquo;aimer le football. Et sa raison d&rsquo;y jouer tenait de la mort de son cousin lors du drame d&rsquo;Hillsborough. Il confiera en 2009 à la BBC que c&rsquo;est en voyant la réaction de sa famille à l&rsquo;annonce de la disparition de Jon-Paul qu&rsquo;il est devenu le joueur qu&rsquo;il était. Son approche du jeu sur le terrain reflétait son interprétation du football. Il était au service des autres. Il était celui qui réfléchissait le plus. Il était ce capitaine respecté dans son vestiaire. Il était le joueur généreux prêt à combler la montée d&rsquo;un joueur ou au contraire à apporter le surnombre numérique en attaque. Il était essentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Steven Gerrard n&rsquo;est pas une légende. Il est une icône. Il ne laisse pas d&rsquo;héritage au football mais des souvenirs. Ses transversales au point de fuite millimétré. Son visage marqué, sombre et anxieux qui s&rsquo;illuminait soudainement lorsque ses calculs s&rsquo;avéraient justes et que la défense adverse éclatait. Ses glissades sur l&rsquo;herbe, poings serrés, direction le poteau de corner. Ses baisers à la coupe aux grandes oreilles, aux caméras, à Fernando Torres, à Luis Suarez. Ses frappes claquées depuis les 30 mètres. Son goût immodéré pour Phil Collins.</p>
<p style="text-align: justify;">Steven Gerrard ne sera pas une légende. Il est au-delà. Il sera un spectre, un voile omniprésent à Anfield. Il sera une âme supplémentaire, à côté de Bill Shankly, de Ian Rush, Kevin Keegan, Kenny Dalglish, Jamie Carragher, quelque part dans les gradins, dans les esprits et les coeurs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/gerrard-nest-netait-et-ne-sera-jamais-une-legende/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nassim Akrour, l&#8217;éternel</title>
		<link>https://lamadjer.fr/nassim-akrour-leternel/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/nassim-akrour-leternel/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 14:23:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Akrour]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe de France]]></category>
		<category><![CDATA[Grenoble]]></category>
		<category><![CDATA[marseille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19735</guid>
		<description><![CDATA[À quelques jours maintenant du retour de Grenoble au premier plan, face à l’OM en Coupe de France, beaucoup de choses ont changé depuis la dernière confrontation entre les deux clubs. Mai 2010 : pour sa dernière apparition en Ligue 1 jusqu’à aujourd’hui, Grenoble s’incline 2-0 au Vélodrome (des buts de...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/nassim-akrour-leternel/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>À quelques jours maintenant du retour de Grenoble au premier plan, face à l’OM en Coupe de France, beaucoup de choses ont changé depuis la dernière confrontation entre les deux clubs. Mai 2010 : pour sa dernière apparition en Ligue 1 jusqu’à aujourd’hui, Grenoble s’incline 2-0 au Vélodrome (des buts de Niang et Ben Arfa). Une nouvelle défaite (25 en tout cette saison-là), alors que de l’autre côté du terrain l’OM fête un titre qui lui échappait depuis près de 20 ans. Depuis, une saison de Ligue 2 catastrophique, une relégation directe en CFA2 signée « DNCG » et une galère hebdomadaire pour retrouver les sommets. Mais si une chose n’a pas changé, c’est bien Nassim Akrour. Auteur de 13 buts en deux saisons en Ligue 1, celui qui a fêté ses 40 ans en juillet dernier est revenu (après trois saisons passées à Istres) l’an dernier filer un coup de main à son club de toujours. Entretien.</strong><span id="more-19735"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/nassim-akrour-leternel/akrour/" rel="attachment wp-att-19737"><img class="aligncenter size-full wp-image-19737" src="/wp-content/uploads/2015/01/Akrour.jpg" alt="Akrour" width="899" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous êtes en tête de votre poule de CFA avec le GF, et sur le plan personnel, tu es en grande réussite avec neuf buts marqués.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est bien pour le club de nous voir en tête. L’important, c’est d’être premier. Après, marquer ces buts, c’est toujours flatteur&#8230; C’est toujours positif au niveau du mental. Mais je préfère ne pas marquer et que le club monte. J’aimerais vraiment retrouver ce que j’ai vécu avec Grenoble, pour que les jeunes qui jouent avec moi aujourd’hui connaissent le haut niveau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On dit souvent que la CFA est un championnat dur et rugueux. On le voit quand les équipes viennent jouer au Stade des Alpes…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Personnellement je ne le vois pas comme un championnat difficile, car j’ai connu le haut niveau. Par contre, ce qui est compliqué, c’est de jouer avec des joueurs qui n’ont pas connu ce haut niveau. C’est par le jeu qu’on remporte les matchs. On joue avec les qualités que l’on a. Dans notre groupe de CFA, certaines équipes ont l’envie de jouer, d’autres non. Parfois, quand le ballon ne fait que passer au-dessus de ta tête, c’est pas facile.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu es revenu l’an dernier, mais tu as vécu une saison plutôt compliquée&#8230; Comment l’expliques-tu ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas eu de grosse préparation. Je l’ai faite seul dans mon coin, au mois d’août. Je n’ai pas pu faire de matchs amicaux, du coup j’ai eu pas mal de petits pépins dans la saison.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu fascines beaucoup de gens par ta longévité. Tu as conscience que tes performances peuvent avoir un écho national ? Et quel est ton « secret » pour être encore à ce niveau à 40 ans ? Tu te fixes une limite d’âge ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(Rires)</em> Je ne sais pas trop si mes performances ont un impact national, je ne me focalise pas là-dessus. Pour ce qui est de la longévité, il n’y a pas de secret. Ça se joue au niveau de l’hygiène de vie, du professionnalisme et de l’envie. Après, je n’ai pas fait de centre de formation, je ne suis pas blasé. Quand arrêter ? C’est le corps qui est dirigeant, pour l’instant je me sens bien. Mon objectif est de faire tout mon possible pour que le club et les jeunes réussissent à remonter. J’ai beaucoup de bons souvenirs ici (montée en Ligue 1, buts somptueux contre Rennes, le PSG), et ça ne bougera pas. C’est pour ça que je suis revenu à Grenoble. J’y suis bien, il y a un beau projet. J’y ai passé beaucoup de temps. Quand ça va bien, pourquoi partir ?</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/zR6Doigo_08" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec le recul des années, quelle est ta vision du monde du football aujourd’hui ? Il a beaucoup évolué ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, il a beaucoup changé depuis que j’ai commencé, ce n’est plus la même mentalité. Mais je ne critique personne, il y a beaucoup de jeunes à l’écoute, qui ont envie d’apprendre. D’autres non. Au GF38, on est un groupe avec beaucoup de cadres. Il faut toujours être derrière les jeunes, mais parfois on n’a pas le temps…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parlons de l’équipe d’Algérie. Tu as été l’un des premiers bi-nationaux à aller avec les Fennecs. Quel est ton sentiment là-dessus ? Et quel est ton regard sur la sélection maintenant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai passé de très bons moments avec des joueurs comme Djamel Belmadi, Omar Belbey, Maamar Mamouni ou Abdelhafid Tasfaout. Il fallait construire quelque chose avec les locaux. Ça a marché, car les jeunes Franco-algériens aujourd’hui y vont. Ça a ouvert les portes aux autres. Derrière, la fédération et les dirigeants ont contacté les jeunes. J’espère que ça va évoluer encore, aujourd’hui on voit que les dirigeants étrangers se succèdent à la chaîne à la tête de l’équipe. Christian Gourcuff a un travail très important. Être entraîneur et sélectionneur, ce n’est pas la même chose. Le jeu a beaucoup progressé ces dernières années. Il apporte son expertise tactique.</p>
<blockquote>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;">&laquo;&nbsp;C&rsquo;est bien que l&rsquo;Algérie soit très attendue&nbsp;&raquo;</span></h3>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au niveau de la CAN, les Fennecs ont hérité d’un groupe assez relevé…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tous les groupes de la CAN sont relevés. Les meilleurs d’Afrique sont là. C’est bien que l’Algérie soit très attendue. Mais une CAN et une Coupe du Monde, ça n’a rien à voir. Au niveau du contexte, des stades, des arbitres… Ils ont changé de lieu au dernier moment, les stades ne sont pas prévus pour ça. J’espère que tout va bien se passer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as été en sélection sous les ordres de Rabah Madjer. C’était une bonne expérience ? Tu te vois dans le staff comme Yazid Mansouri ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai connu ma première sélection avec lui. Je le regardais à la télévision quand il jouait au Racing Club de France, à Colombes. Ce n’était pas un échec, ils ne l’ont pas laissé travailler. Les dirigeants prennent leurs décisions, c’est les aléas du football. Mais pour moi il a fait du bon travail. Pour ce qui est de faire partie du staff, ils ne m’ont pas contacté. C’est très bien pour lui, ça marche. Moi, peu importe…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Revenons sur ta carrière en club. Tu as eu un début atypique, en partant dans les divisions inférieures anglaises. Comment ça se fait ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ça s’est fait un peu sur un coup de tête. Je jouais à Colombes, en DH, puis à Noisy-le-Sec en National. Je n’avais pas beaucoup de temps de jeu, et j’avais fini mes études et l’armée. Du coup je suis parti en Angleterre. Ça m’a appris l’agressivité, un autre jeu. On apprend de tout, partout. Je suis revenu en France parce que ça me manquait. J’ai fait un essai à Istres, et c’était concluant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as tout vécu ici à Grenoble. La montée, la descente, le dépôt de bilan…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’était dur pour beaucoup d’employés au club qui ont perdu leur emploi, mais aussi pour certains joueurs qui n’ont pas retrouvé de club et qui ont dû arrêter. C’est dommage aussi pour les jeunes, le centre de formation a dû fermer et ils sont partis un peu partout, avec la réussite qu’on connaît. L’objectif est de passer ce pont vers le National. Il faut reconstruire le club, et un centre de formation si jamais on retrouve un statut professionnel. En tout cas, je l’espère.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Propos recueillis par <a href="https://twitter.com/mdebeaux">Martial Debeaux</a>, avec <a href="https://twitter.com/Paul_Dejala">Paul Arrivé</a>.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/nassim-akrour-leternel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lyon, aussi supporté qu’insupportable</title>
		<link>https://lamadjer.fr/lyon-supporte-insupportable/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/lyon-supporte-insupportable/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 09:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aulas]]></category>
		<category><![CDATA[Derby]]></category>
		<category><![CDATA[grand stade]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[lyonnais]]></category>
		<category><![CDATA[Olympique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19682</guid>
		<description><![CDATA[Club roi de la dernière décennie, l&#8217;Olympique Lyonnais cherche aujourd&#8217;hui à négocier sa sortie des projecteurs, voire à l&#8217;écourter. En construisant un projet censé lui redonner son lustre d&#8217;antan, le club a réussi à s&#8217;assurer le soutien de sa base la plus fidèle, mais à quel prix ? Dans le reste du...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/lyon-supporte-insupportable/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Club roi de la dernière décennie, l&rsquo;Olympique Lyonnais cherche aujourd&rsquo;hui à négocier sa sortie des projecteurs, voire à l&rsquo;écourter. En construisant un projet censé lui redonner son lustre d&rsquo;antan, le club a réussi à s&rsquo;assurer le soutien de sa base la plus fidèle, mais à quel prix ? Dans le reste du pays, l&rsquo;agacement à l&rsquo;égard d&rsquo;un club qui n&rsquo;a plus les moyens de son arrogance se fait sentir. En parfaite subjectivité, nous avons essayé de comprendre les points de vue de deux camps plus opposés que jamais.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-19682"></span></p>
<h3><a href="/lyon-supporte-insupportable/aulas2/" rel="attachment wp-att-19699"><img class="size-full wp-image-19699 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2014/12/aulas2.jpg" alt="aulas2" width="900" height="450" /></a></h3>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Lyon, l’Olympique lové</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jadis roi de la jungle du football hexagonal, Lyon ressemble aujourd’hui moins au félin souverain qu’à un gros chat aux griffes émoussées, roulé en boule, somnolant à moitié comme pour mieux rêver du futur. Pourtant, loin des gloires passées, les Lyonnais font plus que de s’accommoder de la situation : ils la savourent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce qui d’abord est gloire à la fin est fardeau »</em>, écrivait Victor Hugo dans <em>La Légende des Siècles</em>. A trop vouloir écrire celle du début du XXIe siècle footballistique, l’Olympique Lyonnais s’exposait évidemment à connaître un retour à la réalité aussi brutal qu’abrupt. Quand, lors du jubilé de Juninho, le virage Nord de Gerland se met à genoux pour implorer la légende du club de rester, il y a déjà un peu de cette chute. Comme si le club renonçait au 8<sup>e</sup> titre inscrit sur le dos désormais tourné de son meneur emblématique. Pourtant, dès 2007, l’emblématique Jean-Michel Aulas avait annoncé vouloir ériger à Decines-Charpieu le théâtre de ses rêves, comme pour mieux capitaliser sur les succès alors encore nombreux de son équipe. La suite, malheureusement, est connue de tous : entre grognes assourdissantes et embourbements administratifs, le Stade des Lumières reste dans l’ombre d’un placard jusqu’en 2012, date d’obtention du permis de construire. Déjà trop tard.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Lyonnais sont acculés sur le terrain, mais aussi en coulisses. Dans le service comptabilité, loin des rentrées d’argent incessantes de la grande époque, on fait les bilans, calmement, en se remémorant chaque instant. Pourtant, le verdict tombe à chaque exercice, implacable, et les pots de départs se succèdent inlassablement. La liste des joueurs partis entre 2009 et 2014 ressemble plus à un panthéon du club qu’à un dégraissage. Evidemment, tout l’argent accumulé ne sera pas réinvesti dans l’équipe mais dans le stade, le club souhaitant être propriétaire de son bâtiment, quitte à en payer le prix fort. Une équipe qui perd tous ses leaders pour nourrir un projet invisible des supporters, une descente au classement en même temps que l’avènement d’un PSG taillé pour la gloire : l’OL semble promis à un destin funeste. Pourtant, c’est dans cette terre en apparence brûlée que pousseront des sentiments jusqu’ici inconnus entre Rhône et Saône. Après l’ouverture à outrance d’un club attirant les opportunistes curieux, les zones d’ombre permettent de se recentrer sur soi-même. En ne cherchant plus à être l’identité de la France, Lyon peut enfin partir à la recherche de la sienne.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le déclin de l&rsquo;Empire</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Si la stratégie empreinte de jeunisme du club est souvent décrite comme plus subie que choisie, elle est pourtant au cœur du statut acquis par le club auprès de ses supporters. Bien sûr, les Diarra, Tiago, Essien, aujourd’hui durablement installés dans le cœur des rhodaniens, n’étaient pas plus lyonnais qu’un kouign-amann. Bien sûr, il serait honteusement mensonger d’affirmer que les résultats n’étaient pas la première cause de popularité de l’OL d’il y a 10 ans. Mais en observant les joueurs ayant des places de choix dans le panthéon lyonnais se dégage souvent une capacité à s’ancrer dans le paysage local. Inutile d’insister sur la caution locale de Karim Benzema, mais la capacité de Juninho à se fondre dans le décor est, elle, assez significative. Plus qu’un club compétitif, le Brésilien a trouvé un cadre de confort et de confiance, et sa capacité à s’inclure dans le tableau transparait dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=E6P7AEb2KBk">les images de son jubilé</a>. L’attachement ne suffisait évidemment pas à assurer une carrière entre Rhône et Saône, comme peuvent en témoigner le nombre de jeunes débarqués d’un club à l’équipe première alors quasi inaccessible. Mais plus qu’un choix par défaut, la recherche de symbiose identitaire entre l’équipe et la région correspond au retour d’une valeur certes reléguée au second plan, mais toujours présente.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste le plan le plus délicat, le nerf d’une guerre en apparence perdue : le déclin sportif. Après avoir goûté trop longtemps à la victoire sans partage, après avoir été élevé sans apprendre à partager le gâteau, le retour à la réalité aurait pu être fatal pour les Lyonnais. Malgré l’appui d’un bassin démographique important, la perte d’aura sur le plan national est irrémédiable. Un dicton lyonnais affirme parfois que les opportunistes à Lyon ne sont pas ceux qui sont arrivés en 2002, mais ceux qui sont partis en 2009. Pourtant, un élément a permis de conserver l’espoir chez les fidèles inamovibles : le Stade des Lumières. Aimant bipolaire, il attire à lui les plus sombres désillusions comme les plus fols espoirs.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">OL eyes on me</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Comme un âne continuant d’avancer inlassablement vers la carotte se balançant devant lui, le Lyonnais accepte les pires privations sportives au nom de ce stade où il pourra un jour s’époumoner en chantant la gloire de son équipe. Si les dernières années ont été plutôt bien acceptées par les supporters, c’est d’abord parce qu’elles étaient prévues : faire le dos rond, se priver d’éléments moteurs pour récupérer de l’argent, tout cela était inévitable. Bien sûr, l’avènement financier et sportif de Paris, voire Monaco, n’étaient pas dans les plans, et l’objectif de continuer à accrocher la Ligue des champions chaque année s’en est trouvé violenté. Mais compte tenu des années de disette initialement promises, les performances lyonnaises apparaissent presque comme une bonne surprise. A maintenant à peine plus d’un an de son déménagement, l’OL n’a pas quitté le club des 5 de la Ligue 1. Et tant pis pour les accidents de parcours : pour ce chantier, quelque part dans l’Est lyonnais, on pourrait presque tout accepter. Même une récente défaite dans l’iconique derby semble se fondre dans la promesse d’une dynamique prometteuse. Si le plan s’avère moins profitable que prévu, on pourra s’interroger sur le fait de mener coûte que coûte un projet avec 5 ans de retard, dans un contexte totalement bouleversé. Pourtant, tout ne serait alors pas perdu. On dit parfois que le voyage importe moins que la destination : même si les Lyonnais ne parviennent plus à gagner autant qu’avant, ils auront au moins réappris à perdre.</p>
<p style="text-align: justify;">La cote d’amour de l’OL auprès de ses sympathisants se situe quelque part au croisement de ces éléments : en ne survolant plus la scène nationale, le club s’est rapproché de ses soutiens. Dans son malheur, il a appris à ne plus vouloir plaire au plus grand nombre, et a profité des investissements toujours très élevés dans sa formation pour basculer très rapidement son image. Comme pour mieux se protéger des critiques extérieures, l’OL s’est replié sur lui-même, a cultivé une touche locale jadis éclipsée par la lourde attente de résultats, quitte à saborder violemment les symboles du passé. En 5 ans, le symbole sur le déclin a réussi à renverser la tendance, et à donner aujourd’hui l’image d’une jeunesse conquérante, forcément séduisante aux yeux de son public. Mais cette patience, cette capacité à faire le dos rond n’auraient sûrement pas été les mêmes sans l’aura d’une figure centrale dans ce projet : Jean-Michel Aulas. L’homme qui a amené l’OL dans des contrées jusqu’alors jamais explorées jouit d’une telle cote de confiance qu’il a réussi à faire croire les Lyonnais à un projet encore aujourd’hui très risqué. Peut-être est-il même la clé de cette étonnante confiance des rhodaniens en leur club : au crépuscule d’une carrière de Président au bilan exceptionnel, c’est certainement le dernier cadeau qu’ils peuvent lui faire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter wp-image-19700 size-full" src="/wp-content/uploads/2014/12/gradins.jpg" alt="Du béton et des rêves." width="939" height="626" /><br />
<em>Du béton et des rêves.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Ce Lyon aboie mais ne mord pas</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intouchable hier, Lyon est peu à peu rentré dans le rang et semble vivre dans le souvenir de son glorieux passé proche. Absent de la scène européenne cette année pour la première fois en 18 ans, l’Olympique Lyonnais s’est aussi fait lentement une belle place dans le club fermé de ceux qu’on aime détester. Pour tout un tas de raisons.   </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Tu vois, de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas »</em>, écrivait Fuzati. Une chose est sûre, Lyon ne laisse pas indifférent. Largement supporté dans l’hexagone (sur le podium, derrière Paris et l’OM d’après les dernières études de popularité), il prend aussi, petit à petit, une sacrée place dans le classement de la « hate » chez les fans adverses. Pourtant, difficile d’en expliquer les raisons… Jalousie diront les Lyonnais ? Peut-être un peu, pourtant, à l’aune de la domination de l’OL en Ligue 1, les Gones ne suscitaient que nouvelles vocations (tournées depuis vers le PSG) ou indifférence générale. Il existait clairement une certaine lassitude de voir inlassablement la même équipe rafler le Graal à la fin de la foire, mais de la jalousie ? Pas au point de rejeter le club comme ça peut être le cas aujourd’hui. Dans la situation d’un supporter de l’OM, c’est encore plus étrange. Lyon pourrait représenter un allié crédible dans l’optique de barrer la route du PSG (ou, potentiellement, de Monaco), mais au contraire, il est devenu « l’adversaire à abattre ». Comme s’il projetait sur Lyon la frustration de voir le club de la capitale s’éloigner pas à pas hors de sa portée (et ce malgré l’excellente saison actuelle, sous l’impulsion de l’arrivée de Marcelo Bielsa). Au lieu de devenir l’associé, il est devenu le rival. Un Régis un peu cheap. Par défaut.</p>
<p style="text-align: justify;">Paradoxalement, plus l’OL décline, plus on le déteste. Justement parce qu’il devient un adversaire de premier plan (après avoir été inaccessible sept années durant) pour les prétendants aux places européennes ? Lyon absent pour la première fois depuis longtemps de la scène européenne, mais Lyon choc immanquable, quasiment au niveau de celui du PSG deux semaines plus tard, face à l’OM. Comme tous les ans ? Pire encore, et sans doute pour la première fois à un tel niveau d’attentes. Les mentalités changent, et les Rhodaniens réussissent une prouesse qu’ils n’avaient pas réellement accomplie entre 2002 et 2008 : ils entrent enfin dans le panthéon des clubs honnis, symbole d’une vraie reconnaissance. Le tout récent classement des clubs de L1 par popularité place d’ailleurs l’OL à la 13<sup>e</sup> place (avec, certes, 80% de bonnes opinion et un score en hausse), assez loin devant l’OM (17<sup>e</sup>) et le PSG (19<sup>e</sup>), mais tout de même. Alors qu&rsquo;ils auraient pu capitaliser sur l&rsquo;arrivée massive de sympathisants indolents au milieu des années 2000, les revoilà au niveau d&rsquo;un club moyen de Ligue 1, aussi loin de clubs historiques (Nantes et Saint-Etienne, en tête de classement) que des monuments qui suscitent l&rsquo;amour et la violence. Une insupportable tiédeur pour la majorité des Français, une haine froide de la part de leurs rivaux olympiens : pour un club qui rêvait de tirer profit de la fièvre jadis mise au championnat français, l&rsquo;échec est réel.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le talent survendu</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Ils le doivent sans doute un peu à Rémi Garde (pourtant intéressant dans son rôle), insupportable comme rarement (René Girard ?) avec le corps arbitral l’an dernier, que les plaintes soient justifiées ou non (en vrac : <em>« On perd la finale sur une erreur d’arbitrage. »</em> (finale de Coupe de la Ligue, 19 avril dernier) ; <em>« Le derby on l’a perdu mais je considère qu’on a été volés sur ce match et qu’on ne l’a pas complètement perdu. On n’avait pas trop envie d’en parler parce qu’on s’est habitués à se faire voler deux semaines avant. »</em> (après Monaco et Saint-Étienne, en mars et avril derniers) ; mais aussi après Tottenham en février, Lorient en mai… Un violent enchaînement). Beaucoup s’en souviennent pour ces coups de sang déplacés plus que pour son boulot admirable avec un groupe composé quasi-exclusivement de jeunes pousses qu’il aura aidées à grandir. Il l’a cherché, lui qui aura passé 3 ans dans le championnat de France sans dévoiler autre chose de sa personnalité qu&rsquo;une grande capacité de plainte.</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu aussi à leur propension à survendre en permanence leurs jeunes, certes talentueux pour certains, mais être formé à Lyon ne transforme pas un joueur en « promis au très haut niveau ». Certes Lyon tourne bien après un début calamiteux, certes compte tenu de l’effectif c’est un petit exploit, certes c’est remarquable. Mais mon collègue et néanmoins ami Nicolas l’a évoqué : cette situation est plus subie que voulue (« Oh, Stade des Lumières… »). Problème, la bonne forme actuelle de la plupart de ces jeunes pousses n’est pas nécessairement synonyme de future grande carrière comme beaucoup aiment à le penser, et l’étaler. Fekir, Lacazette, Tolisso, Gonalons, Umtiti, Bahlouli, N’Jie, Lopes, Ferri, Benzia, Grenier… Si la régularité de certains est notable cette saison, l’avis sur les autres suit le sens du vent, un coup génies, un coup gênants. Si les bilans comptables de Lacazette et Fekir sont intéressants, ils permettent surtout de masquer les carences de leurs congénères, qui suivent par bonheur la spirale positive. Cette saison n’a même pas encore désigné son champion d’automne qu’on nous vend et survend certains des éléments suscités comme des cracks. Plus dure sera la chute ?</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aulas on me</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Enfin, dernier symbole de cette vague anti-OL, « M. Le Président ». Canonisé par ses adeptes quand les autres prient pour le voir crucifié, Jean-Michel Aulas, capable de faire venir un huissier de l&rsquo;autre bout de la France pour constater la pelouse avant un match qu&rsquo;il sent mal engagé, reste au fond le leader charismatique que tous les clubs aimeraient voir à la tête de leur projet. Indéboulonnable, engagé, provocateur, de mauvaise foi et même assez rigolo, il incarne à lui seul ce qu’on aime dans un sens, déteste de l’autre. Même le projet lyonnais, son projet, de miser sur la jeunesse et le centre de formation afin de construire pierre par pierre un stade qui lui appartiendra, au détriment des résultats, ne peut qu&rsquo;être applaudi (et est d&rsquo;autant plus agaçant ?) puisqu&rsquo;il fonctionne plutôt bien pour l&rsquo;instant. Lyon reste dans le haut du panier sans pour autant pouvoir réellement lutter, comme tout le monde en Ligue 1, à armes égales avec le PSG ou l&rsquo;ASM de l&rsquo;an passé. Au moment de faire les comptes, dans le Stade des Lumières, l&rsquo;OL pourrait bien avoir une nouvelle raison de fanfaronner.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, c’est un ensemble de petites choses qui font que le statut de Lyon dans le cœur de ses rivaux est passé de « indifférence » à « animosité sans limite ». Et cette dernière grandit de plus en plus. Ils sont nombreux aujourd’hui à espérer voir Lyon se casser la gueule bien salement. Comme un retour de flamme après une domination sans partage ? Sans doute un peu. Plus que de la jalousie, c’est presque « justice » que l’on demande, pour avoir trop souvent vu la Ligue 1 se faire maltraiter par le grand Lyon. Dernier exemple en date : le derby face à Saint-Étienne. Sans doute plus pour défendre nos propres intérêts qu’autre chose, nous étions légion ce soir-là, sur les réseaux, à nous réjouir de la défaite de Lyon plutôt que de la victoire des Verts. La rançon du succès.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/lyon-supporte-insupportable/football-toulouse-vs-lyon-ligue-1-25112012/" rel="attachment wp-att-19708"><img class="aligncenter  wp-image-19708" src="/wp-content/uploads/2014/12/RemiGardearbitre.jpg" alt="FOOTBALL :  Toulouse vs Lyon - Ligue 1 - 25/11/2012" width="900" height="600" /></a><a href="/?attachment_id=" rel="attachment wp-att-19707"><br />
</a><em>Rémi Garde, bouche bée devant tant d&rsquo;indifférence</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Paul &amp; Nicolas</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/lyon-supporte-insupportable/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Derby pas comme les autres : quand Saint-Victor reçoit Saint-Victor</title>
		<link>https://lamadjer.fr/derby-pas-comme-les-autres-quand-saint-victor-recoit-saint-victor/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/derby-pas-comme-les-autres-quand-saint-victor-recoit-saint-victor/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2014 11:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Loic]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[football vrai]]></category>
		<category><![CDATA[saint-victor]]></category>
		<category><![CDATA[ussv]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19666</guid>
		<description><![CDATA[Quelque part dans l&#8217;Allier, l&#8217;Union Sportive Saint-Victor. Son équipe féminine, son école de foot labellisée, son &#171;&#160;champ de patates&#160;&#187; qui lui sert de terrain, son équipe A qui brille en Elite et ses 4 équipes seniors. Événement inédit dans la région et même plus encore, l&#8217;équipe D de l&#8217;USSV recevait...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/derby-pas-comme-les-autres-quand-saint-victor-recoit-saint-victor/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Quelque part dans l&rsquo;Allier, l&rsquo;Union Sportive Saint-Victor. Son équipe féminine, son école de foot labellisée, son &laquo;&nbsp;champ de patates&nbsp;&raquo; qui lui sert de terrain, son équipe A qui brille en Elite et ses 4 équipes seniors. Événement inédit dans la région et même plus encore, l&rsquo;équipe D de l&rsquo;USSV recevait … l&rsquo;équipe C de l&rsquo;USSV. Un derby pas comme les autres en troisième division de district.</strong><span id="more-19666"></span></p>
<p><iframe src="//www.thinglink.com/card/585968601865912322" width="571" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dans les sports d&rsquo;équipe, match qui oppose deux clubs voisins. »</em> La définition du mot &lsquo;derby&rsquo; dans le <em>Petit Larousse</em> est claire. Des exemples, il en existe à la pelle : Atletico Madrid – Real Madrid, Chelsea-Arsenal ou Inter Milan – Milan AC. Mais à Saint-Victor, &lsquo;derby&rsquo; peut prendre un autre sens. Celui de <em>« match qui oppose deux équipes du même club »</em>. Car en ce premier dimanche de novembre, l&rsquo;équipe D de l&rsquo;USSV reçoit … l&rsquo;équipe C de l&rsquo;USSV. <em>« Une première en France »</em> lance Laurent derrière la buvette. Il est vrai que ce cas de figure est extrêmement rare. Pour trouver la trace d&rsquo;un tel derby, il faut se rendre en Belgique, où <a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/">deux équipes du RSC Naast s&rsquo;étaient affrontées en Coupe de Belgique</a>. Mais alors, comment est-ce possible dans un pays où même Paris ne compte pas de derby ni en Ligue 1, ni en Ligue 2 ? En début de saison, l&rsquo;USSV engage 3 équipes seniors. Fort de ses 225 licenciés – environ 10% de la population de la commune &#8211; dont 100 seniors, le club se voit obligé d&rsquo;ouvrir une équipe D qui disputera le championnat de 3ème division de District, le plus faible niveau du département. Pour compléter une poule de 9 clubs et pour éviter de disputer des matchs à l&rsquo;autre bout de l&rsquo;Allier, l&rsquo;équipe D de l&rsquo;USSV est intégrée au groupe A de 3ème div&rsquo;. Ses principaux adversaires ? Désertines 3, Verneix, Villebret et … Saint-Victor 3. Le derby USSV D – USSV C était alors inévitable.</p>
<div id="attachment_148" style="width: 664px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/buvette.jpg"><img class="size-full wp-image-148 " src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/buvette.jpg" alt="" width="654" height="490" /></a><p class="wp-caption-text">Christophe et Laurent sur le pied de guerre à la buvette.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Rendez-vous à 12h pour un match à 13h, en levé de rideau de l&rsquo;équipe B, stade de l&rsquo;oiseau. Derrière, des champs. A gauche, des champs. A droite, des champs. Devant, un circuit automobile pour des voitures télécommandées. L&rsquo;USSV a beau avoir 100 licenciés chez les seniors, cela n&rsquo;empêche pas les problèmes d&rsquo;effectif. A moins de trente minutes du coup d&rsquo;envoi, l&rsquo;équipe C ne compte que 10 joueurs. Les excuses ? <em>« Anthony il est pas là, il y a un concours de pétanque cet après-midi !»</em> pour l&rsquo;un. L&rsquo;autre enverra un sms à 17h45 <em>« j&rsquo;ai zappé, je pensais que c&rsquo;était à 15h »</em>. Branle-bas de combat. Et réunion de crise entre <em>Pat&rsquo;</em>, l&rsquo;entraîneur-joueur de la C et <em>Tatave</em>, coach de la D.</p>
<blockquote><p>« &#8211; Il te manque quoi ?Il me faudrait un attaquant</p>
<p>&#8211; Tiens, je te donne <em>Etienne</em></p>
<p>&#8211; Merci. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;un mec pour jouer sur un côté.</p>
<p>&#8211; Si je te donne <em>Gousse d&rsquo;ail</em>, ça va ?</p>
<p>&#8211; Parfait. Merci. »</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Judas, club libertin et doublé</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Devant les vestiaires, c&rsquo;est l&rsquo;entente cordiale. Ou presque. L&rsquo;équipe D recevant, elle prend place dans <em>« les grands vestiaires »</em> alors que la C se contente du <em>« petit vestiaire »</em>. Alors que les deux joueurs changent de vestiaire et de maillot, les noms d&rsquo;oiseaux pleuvent. <em>« Connard »</em>, <em>« traîtres »</em> ou encore <em>« Judas »</em>. Les chaussettes vertes qui ne recouvrent pas encore les protège-tibias et le sourire aux lèvres. <em>« On fera la vérif&rsquo; des licences »</em> surenchérira <em>Nico</em>, le gardien de la C, avant de conclure par un <em>« On pourrait avoir la clef des vestiaires pour le fermer, on n&rsquo;a pas confiance en l&rsquo;équipe adverse »</em>. Direction l&rsquo;échauffement.</p>
<div id="attachment_146" style="width: 618px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/defet.jpg"><img class=" wp-image-146  " src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/defet.jpg" alt="Les frères Defet au coude à coude" width="608" height="458" /></a><p class="wp-caption-text">Les frères Defet au coude à coude</p></div>
<p style="text-align: justify;">13h. Les deux équipes sont en place et dans chaque camp, deux frères. <em>Vincent</em> avec la C, <em>Jérémy</em> avec la D. Et sur le banc de la C, le troisième frère, <em>Lucas</em>, 16 ans qui officie comme entraîneur. Avant que <em>Vincent</em>, le défenseur central, ne s&rsquo;occupe de son grand frère, attaquant remplaçant de la D, le match part sur des chapeaux de roue. Le surnommé <em>Bouliche</em> se procurera la première occasion pour la D dès la troisième minute. Étonnant puisque c&rsquo;est bel et bien la C qui <em>« joue la montée »</em> alors que la D est là <em>« pour s&rsquo;amuser »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sur le terrain, aucun cadeau. Les coups pleuvent et les esprits s&rsquo;échauffent. Le calme – relatif – reviendra assez rapidement. Sur le banc de touche, c&rsquo;est la même chose.<em> « Une fois que je suis sur le terrain, j&rsquo;ai plus de copains, je connais personne et je joue sérieusement »</em> explique <em>Gousse d&rsquo;ail</em> sur le banc. Pas question de laisser gagner l&rsquo;équipe adverse. Même pour aider la C à monter. La D est plus tranchante et plus vive. Mais plus maladroite.</p>
<p><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/stade-vue-densemble.jpg"><img class="size-full wp-image-149 aligncenter" src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/stade-vue-densemble.jpg" alt="stade vue d'ensemble" width="741" height="438" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Etienne</em>, initialement prévu avec l&rsquo;équipe D, ouvre le score pour la C à la 21ème minute suite à un centre en retrait tranquillement repris. Deux minutes plus tard, même occasion pour la D, invraisemblablement loupée. Peu importe, <em>Bouliche</em>, d&rsquo;une percée en solitaire, vient égaliser à la 27ème minute. Le score en reste ici pour la première mi-temps. En deuxième, le niveau baisse clairement. Les causes ? L&rsquo;état du terrain et la baisse physique des joueurs. Sauveur de la C et bourreau de la D, <em>Etienne</em> inscrit le but de la victoire à la 69ème minute. Encore tranquillement à la réception d&rsquo;un centre en retrait. Centre en retrait, sécurité.</p>
<div id="attachment_156" style="width: 1014px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Etienne.jpg"><img class="size-full wp-image-156" src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Etienne.jpg" alt="Etienne, le double-buteur peut être heureux." width="1004" height="669" /></a><p class="wp-caption-text">Etienne, le double-buteur peut être heureux.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans les dernières minutes, et devant une cinquantaine de spectateurs, l&rsquo;équipe D poussera. En vain. Le surnommé <em>Choup&rsquo;s</em> tentera bien sa chance de loin mais sa frappe atterrira dans les sapins. 13H50, fin du match. Dans les vestiaires, les visages sont souriants. Cependant, pas question, pour la C, de fêter cette victoire et de chanter. Heureux des 4 points remportés mais déçus du jeu proposé. <em>« C&rsquo;est pas normal, c&rsquo;est ça qui nous manque à chaque fois de marquer des buts. On est tout seul devant le but et on se cause pas »</em> déplore le gardien de la C. <em>Gousse d&rsquo;ail</em> a également son explication <em>« pas mal de joueurs de la C ont pris le match à la légère alors que la D a joué le jeu à fond et s&rsquo;est donnée à 200% »</em>.</p>
<p><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Louis.jpg"><img class="size-full wp-image-158 aligncenter" src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Louis.jpg" alt="Louis" width="758" height="492" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un derby comme celui-ci ne peut s&rsquo;arrêter ainsi. Les 25 joueurs présents sur la feuille de match pourront refaire le match. Sans Eugène Saccomano. Mais avec quelques whisky-coca dans le gosier jusqu&rsquo;à 21h, heure à laquelle le stade et surtout le club-house fermera ses portes. L&rsquo;occasion pour un joueur de la D de déclarer<em> « on n&rsquo;a pas pris de plaisir mais c&rsquo;est mieux qu&rsquo;avant »</em> et l&rsquo;occasion pour <em>Bouliche</em> de distribuer les cartes de visite du club échangiste visité la veille. Avec un <em>« J&rsquo;en ai chopé une de 47 ans et une autre de 40 ans hier. On peut dire que ce week-end j&rsquo;ai marqué trois buts du coup. </em>» en guise d&rsquo;au-revoir. En attendant de se retrouver le 27 mars prochain pour le match retour.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/derby-pas-comme-les-autres-quand-saint-victor-recoit-saint-victor/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Foot gay en Israël : une leçon de Tel-Avivre ensemble avec le Rainball</title>
		<link>https://lamadjer.fr/foot-gay-en-israel-une-lecon-de-tel-avivre-ensemble-avec-le-rainball/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/foot-gay-en-israel-une-lecon-de-tel-avivre-ensemble-avec-le-rainball/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2014 12:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[La Madjer]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[homosexuels]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
		<category><![CDATA[lgbt]]></category>
		<category><![CDATA[rainball]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19650</guid>
		<description><![CDATA[Il ne saute pas tout de suite aux yeux qu’Israël puisse être un havre de tolérance pour la communauté gay. Pourtant, au sein de cette terre de contrastes où progressistes et conservateurs se côtoient au quotidien, les homosexuels, bien que soutenus officiellement par le gouvernement, subissent toujours d’importantes discriminations. Certains...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/foot-gay-en-israel-une-lecon-de-tel-avivre-ensemble-avec-le-rainball/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Il ne saute pas tout de suite aux yeux qu’Israël puisse être un havre de tolérance pour la communauté gay. Pourtant, au sein de cette terre de contrastes où progressistes et conservateurs se côtoient au quotidien, les homosexuels, bien que soutenus officiellement par le gouvernement, subissent toujours d’importantes discriminations. Certains craignent même que ce soutien ne soit qu’un rideau destiné à masquer des atrocités commises en Palestine. C’est en réponse à ce constat que s’est formée en 2012 le Rainball Tel-Aviv, une équipe de football amateur composée à la base de joueurs ouvertement gay. Deux ans plus tard, le club est toujours le seul collectif sportif LGBT du Moyen-Orient, mais il n’est pas prêt de disparaître.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/rainball.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19652" alt="rainball" src="/wp-content/uploads/2014/10/rainball.png" width="400" height="406" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Tel Aviv-Jaffa, 400 000 habitants et deuxième ville de l’État d’Israël. Située à moins de cent kilomètres de la Bande de Gaza, la cité portuaire surnommée « <em>ville qui ne dort jamais</em> » tant la population y est jeune est dynamique, semble un îlot tranquille, éloigné des conflits ethniques qui font la publicité négative quotidienne du pays à l’international. Deux jours par semaine pourtant, ils sont une soixantaine à venir s’entraîner pour les matchs du jeudi et du dimanche. Qui ça ? Les joueurs du Rainball Tel Aviv, un club de football amateur fondé en juin 2012 et qui, à l’instar du Paris Foot Gay en France, et du Leftfoot FC en Angleterre, a la particularité d’être composé de joueurs ouvertement homosexuels. Parmi eux, Ron Cohen, gardien de but et capitaine qui, après quelques années d’étude à Londres, et séduit par le projet du Leftfoot qui participe en dépit de son statut à des matchs officiels, a rejoint le Rainball lors de son retour au pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Rainball-Tel-Aviv.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19651" alt="Rainball Tel Aviv" src="/wp-content/uploads/2014/10/Rainball-Tel-Aviv.jpg" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Tel Aviv est une ville à part en Israël. Particulièrement du point de vue LGBT. En 2012, le site américain <strong><a href="http://gaycities.com" target="_blank">gaycities.com</a></strong> l’élisait ville la plus gay-friendly du monde pour l’année écoulée où notamment 100 000 personnes ont participé à la gay-pride. Il faut dire qu’Israël dispose d’une des législations les plus avancées en terme de droits des homosexuels. Depuis 1988, être gay n’est plus un délit, ce qui est, certes, plus tardif qu’en France (1982 tout de même) mais les lois visant à protéger la communauté sont arrivées, elles, bien plus rapidement. On retiendra surtout l’année 1993 où la discrimination est interdite dans l’armée, chose importante lorsque l’on sait qu’hommes et femmes doivent servir respectivement trois et deux ans au sein de Tsahal. Le magazine <em>Têtu</em> soulignait à ce propos en avril 2012 qu’ « <em>un véritable revirement</em> [a été opéré] <em>: la franchise quant à l’orientation sexuelle est désormais encouragée par l’état-major, pour qui un gay assumé met moins son unité en danger</em> ». Cependant, dans un pays où toute union doit être célébrée par un rabbin, il n’est toujours pas possible pour les homosexuels de se marier sur le territoire israélien. Pourtant, une loi de 2006 reconnaît les unions de même sexe célébrées dans un pays étranger où elles sont légales.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet écrin de mansuétude niché au milieu d’États religieux à l’intolérance non-dissimulée, il était donc logique que le mouvement finisse par toucher le milieu sportif. La naissance du Rainball Tel Aviv n’a donc rien de surprenant, bien qu’elle n’ait aucun équivalent à des centaines de kilomètres à la ronde. En conséquence, le club dépasse le simple cadre footballistique. De nombreuses autres activités culturelles et festives y sont organisées, lui conférant un rôle de plate-forme sociale au caractère profondément familial. Composé à la base de 45 joueurs, tous juifs et ouvertement homosexuels, il en compte aujourd’hui une soixantaine, et parmi eux des hétérosexuels assumés et même des musulmans. La religion n’y joue pas un rôle prédominant, sinon culturel, comme au sein de la société israélienne globale. Depuis la loi de 1993, les joueurs qui effectuent leur service militaire ne cachent plus leur homosexualité, le club postant même sur sa page Facebook des photos de certains d’entre eux en manœuvres dans le désert, les remerciant par la même des services qu’ils rendent à leur pays.</p>
<address style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/logo-rainball-Tel-Aviv.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19654" alt="logo rainball Tel Aviv" src="/wp-content/uploads/2014/10/logo-rainball-Tel-Aviv.jpg" width="500" height="500" /></a> Du point de vue culturel, le Rainball garde un aspect religieux. Ici, le blason du club adapté pour Rosh Hashana, le nouvel an juif où il est de tradition de tremper des pommes dans du miel pour rendre l’année à venir à la fois douce et sucrée.</address>
<p style="text-align: justify;">Dans sa charte fondatrice, le club proclame son ouverture vis-à-vis de chacun, à condition d’être motivé par le fait de jouer au football, d’avoir la volonté d’apprendre et de s’améliorer, et surtout, d’en respecter les autres membres. Évidemment, il brille plus de par sa singularité que de ses résultats sportifs. Évoluant en division amateur, le Rainball ne s’est déplacé que deux fois à l’étranger à l’occasion des World OutGames, une compétition omnisport réunissant des athlètes principalement LGBT en provenance du monde entier, parfois même de pays où l’homosexualité est toujours illégale. Après Anvers en 2013 et Copenhague en 2014, ce sera au tour des Israéliens d’être hôtes en 2015 lors des traditionnels Water Games de Tel Aviv, une compétition sportive LGBT où se mêlent différentes disciplines pouvant être pratiquées sur sable ou en milieu aquatique. La prochaine édition marquera l’apparition du football au sein du programme et le Rainball aura à cœur de jouer le rôle du régional de l’étape.</p>
<address style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Photo-Rainball.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19655" alt="Photo Rainball" src="/wp-content/uploads/2014/10/Photo-Rainball.jpg" width="720" height="480" /></a>L’équipe du Rainball qui participa aux World OutGames d’Anvers en 2013</address>
<p style="text-align: justify;">La situation en Israël est assez critique au vu de ce qui en est rapporté au quotidien. Mais des projets comme le Rainball Tel Aviv montrent que ce pays est avant tout un pays à part entière, avec une société somme toute banale, une population jeune qui vit sa jeunesse comme partout ailleurs en Occident, et une guerre civile qui dure depuis trop longtemps mais, faut-il vraiment le rappeler, n’est pas à mettre en parallèle avec la population, sinon avec des politiques irresponsables, d’un côté comme de l’autre. A Tel Aviv, on semble moins en ressentir les effets, malgré la proximité géographique avec Gaza. Pourtant la ville a été touchée par de nombreux attentats, preuve s’il en est que d’une manière ou d’une autre, on n’échappe nulle part au conflit dans ce pays. A travers le caractère<i> </i>LGBT du club, c’est également un message fort qui est envoyé à l’obscurantisme de certaines mouvances conservatrices, qu’elles soient juives ou arabes. Et la volonté d’ouverture du Rainball est la preuve que cette équipe n’a d’autre but que de jouer au football pour le plaisir avant tout, en promouvant le vivre-ensemble entre les communautés ethniques et sexuelles. Une manière de balayer d’un revers de la main le <em>pinkwashing</em> orchestré par l’Etat hébreu qui serait tenté de justifier ses exactions en Palestine sous le masque d’une politique <em>gay-friendly</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/Fluxke"><strong>Julien Duez</strong></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/foot-gay-en-israel-une-lecon-de-tel-avivre-ensemble-avec-le-rainball/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>882</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Madjer présente : la Boîte à Larqué</title>
		<link>https://lamadjer.fr/la-madjer-presente-la-boite-a-larque/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/la-madjer-presente-la-boite-a-larque/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 17:52:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[boite à meuh]]></category>
		<category><![CDATA[Larqué]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19623</guid>
		<description><![CDATA[On a tous un peu grandi avec lui. Entre l&#8217;Équipe de France, la Ligue des Champions, ses duos avec Thierry Roland ou Gilardi, ses tournois du dimanche et ses anecdotes, Jean-Michel Larqué fait partie de la famille de tous ceux qui suivent de près ou de loin le foot depuis...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/la-madjer-presente-la-boite-a-larque/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/la-madjer-presente-la-boite-a-larque/jml/" rel="attachment wp-att-19625"><img class="aligncenter size-full wp-image-19625" alt="JML" src="/wp-content/uploads/2014/08/JML.jpg" width="900" height="450" /></a></p>
<p>On a tous un peu grandi avec lui. Entre l&rsquo;Équipe de France, la Ligue des Champions, ses duos avec Thierry Roland ou Gilardi, ses tournois du dimanche et ses anecdotes, Jean-Michel Larqué fait partie de la famille de tous ceux qui suivent de près ou de loin le foot depuis des années. Parfois drôle, parfois touchant, parfois navrant (quand même), nous lui rendons hommage aujourd&rsquo;hui, pour ses répétitions, ses répétitions, ses répétitions, ses répétitions, ses coups de sang, ses montées d&rsquo;adrénaline et tout le reste. Liste non-exhaustive de pourquoi, au fond, on l&rsquo;aime bien Jean-Mimi.</p>
<p><a href="/laboitealarque/" target="_blank">La Boîte à Larqué, c&rsquo;est ici.</a></p>
<p><em>Merci à Xavier Martin, et envoyez-nous vos suggestions pour faire grandir cette initiative. </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/la-madjer-presente-la-boite-a-larque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>749</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Belgique, pays du surréalisme &#8211; J&#8217;ai qualifié mon club en l&#8217;éliminant</title>
		<link>https://lamadjer.fr/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/</link>
		<comments>https://lamadjer.fr/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2014 16:51:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe de Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Naast]]></category>
		<category><![CDATA[Provinciale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://lamadjer.fr/?p=19588</guid>
		<description><![CDATA[Nous avons souvent l&#8217;habitude de nommer &#171;&#160;derbies&#160;&#187; des rencontres où deux clubs d&#8217;une même ville &#8211; ou d&#8217;un même village &#8211; s&#8217;affrontent. Parfois, cette extension reste même valable pour des parties voyant s&#8217;affronter des équipes distantes de quelques centaines de kilomètres. Mais, dès lors, comment nomme-t-on une rencontre entre deux...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nous avons souvent l&rsquo;habitude de nommer &laquo;&nbsp;derbies&nbsp;&raquo; des rencontres où deux clubs d&rsquo;une même ville &#8211; ou d&rsquo;un même village &#8211; s&rsquo;affrontent. Parfois, cette extension reste même valable pour des parties voyant s&rsquo;affronter des équipes distantes de quelques centaines de kilomètres. Mais, dès lors, comment nomme-t-on une rencontre entre deux formations identiques ? Une rencontre où l&rsquo;équipe 1 affronte l&rsquo;équipe 2 ?<span id="more-19588"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/img_3455-2/" rel="attachment wp-att-19600"><img class="aligncenter size-full wp-image-19600" alt="IMG_3455 2" src="/wp-content/uploads/2014/08/IMG_3455-2.jpg" width="3264" height="1344" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En Belgique, pays de la foutaise et du déluge administratif par excellence, deux formations issues du même club peuvent s&rsquo;affronter. Et ça donne parfois naissance à une situation plutôt cocasse. A la limite de l’embarrassant. <em>La Madjer</em> avait rendez-vous, dimanche soir, en terre hennuyère. A quelques minutes à peine de l&rsquo;Hexagone, pour un match de coupe aux allures particulières.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant toute chose, il nous semble nécessaire de vous expliquez quelques notions théoriques de base, afin de mieux comprendre la Belgique du football.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">En théorie&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, le football du Royaume est partagé en huit divisions. Quatre divisions nationales : la Jupiler Pro League (D1), la Proximus League (D2), les Divisions 3 (divisées en deux séries de 18 équipes) et les Promotions (D4, divisées en quatre séries de 16 équipes). Les quatre divisions restantes sont des divisions appelées &laquo;&nbsp;provinciales&nbsp;&raquo;. Elles regroupent les formations par provinces. Un exemple, les équipes du Hainaut jouent entre-elles, les équipes anversoises jouent entre-elles, etc. Après, il n&rsquo;est pas excepté que ces divisions provinciales soient partagées en différentes séries géographiques. Quoiqu&rsquo;il en soit, les séries ne changent en rien le niveau de la formation. Une équipe évoluant en deuxième provinciale (série) E évolue au même niveau sportif qu&rsquo;une équipe évoluant au deuxième provinciale (série) D.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus globalement, les divisions nationales portes la lettre &laquo;&nbsp;D&nbsp;&raquo; (pour Division) et les divisions provinciales portes la lettre &laquo;&nbsp;P&nbsp;&raquo; (pour Provinciale). Ne soyez donc pas surpris si l&rsquo;on vous déclare <em>&laquo;&nbsp;La P4 est une division de bouchers&nbsp;&raquo;</em>. Traduction : <em>&laquo;&nbsp;En quatrième provinciale, les joueurs sont des barbares&nbsp;&raquo;</em>. Normal, après tout, il s&rsquo;agit de la dernière division du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une première parenthèse fermée. Ouvrons-en une autre. Une courte, de préférence, afin de vous faciliter la tâche. Il existe différentes coupes, en Belgique. Même si la plus connue est&#8230; la Coupe de Belgique. Elle regroupe un grand nombre de formation du pays. Pour qu&rsquo;une formation de P1, P2, P3 ou P4 puisse évoluer en Coupe de Belgique, elle se doit de passer plusieurs tours, l&rsquo;année précédent la Coupe de Belgique, dans la coupe de sa province. Car oui, en Belgique, toutes les équipes ne participent pas à la Coupe de Belgique. C&rsquo;est con. Mais c&rsquo;est du belge.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, dernière information (et non des moindres), un club peut aligner deux équipes fanions dans les championnats. Vulgairement, une équipe &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et une équipe &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo;. Sauf, bien entendu, les formations de première et deuxième division nationale. C&rsquo;est un joyeux bordel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/img_3438/" rel="attachment wp-att-19604"><img class="aligncenter size-full wp-image-19604" alt="IMG_3438" src="/wp-content/uploads/2014/08/IMG_3438.jpg" width="3264" height="2448" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Madjer</em> avait donc rendez-vous, dimanche soir, à Naast, en Coupe du Hainaut pour voir s&rsquo;affronter Naast B (P4) et Naast A (P2). Si vous avez bien compris nos explications, vous comprendrez aisément l&rsquo;affiche et l&rsquo;enjeu du match d&rsquo;hier soir. Si pas, relisez les notions théoriques de base. Si, toujours pas, retenez simplement qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un match de coupe entre deux mêmes formations. Un cas unique au monde, ou presque.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">En pratique&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a un problème majeur (enfin, s&rsquo;il n&rsquo;y en avait qu&rsquo;un) dans le football belge : les hautes instances pondent des lois qu&rsquo;ils ne testent pas. Ce qui a, souvent, tendance à provoquer des vides juridiques. Premier exemple, pour notre arrivée hier, au Sentier des Cinq Bonniers (le nom du stade du RSC Naast), une bien cocasse affaire animait les délégués des deux formations sœurs. Le programme informatique permettant de réaliser la feuille de match n&rsquo;admettait pas que Naast A puisse affronter Naast B. Si bien que le fameux programme (qui se voulait révolutionnaire, lors de sa mise en service) plantait à chaque tentative d&rsquo;encodage.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est donc à l&rsquo;ancienne que l&rsquo;on tente de se démener, du côté naastois, pour fournir à l&rsquo;arbitre (et au journaliste), ladite feuille de match. Problème, on ne retrouve plus de feuille de match à l&rsquo;ancienne. A une dizaine de minutes du coup d&rsquo;envoi du match, c&rsquo;est le doute qui règne. Jouera-t-on, finalement ?</p>
<p style="text-align: justify;">Au loin, la tenancière de la buvette s&rsquo;écrie : <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est bon, les gars, j&rsquo;en ai trouvée une dernière. Elle était collée sous une autre feuille. Ça fera l&rsquo;affaire. Mais c&rsquo;est la dernière des dernières.&nbsp;&raquo;</em> Soulagement. L&rsquo;épique rencontre aura bien lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux abords du terrain, c&rsquo;est une belle foule qui s&rsquo;amasse. Tant du côté de la tribune centrale (trois gradins en béton, avec un toit) que de la tribune sud (une aubette, avec un barbecue éteint, à l&rsquo;abri de la pluie). A proximité des 22 acteurs, nous retrouvons également une dizaine de vaches, le champ du fermier voisin étant collé aux installations sportives du club. Décor planté.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/vache/" rel="attachment wp-att-19602"><img class="aligncenter size-full wp-image-19602" alt="Vache" src="/wp-content/uploads/2014/08/Vache.jpg" width="2048" height="1536" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, c&rsquo;est assez folklorique. Que ce soit en France, dans les divisions inférieures, ou en Belgique, c&rsquo;est identique. Le football est un langage universel. L&rsquo;arrière-gauche de Naast B a un beau bedon. Les coéquipiers en tribune, blessés et suspendus, suivent le match attentivement. Une, deux, voire trois ou quatre bières à la main. Gosier bien pendu. Malgré la pluie, il ne fait jamais trop froid pour boire un coup.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le débat est équilibré (dans ce le sens péjoratif du terme), Naast A ne mettra qu&rsquo;une vingtaine de minutes avant de déflorer la marque. Une frappe lointaine, venue des pieds de <strong>Duquesne</strong>, qui vaut, à elle seule, le déplacement. Nous n&rsquo;épiloguerons pas sur la réaction plutôt passive de <strong>Riguel</strong>, le portier local. Réduite à néant. Clairement, nous pouvons nous dire que ce but est pour sa pomme. Mais nous ne retiendrons que la beauté du geste de l&rsquo;attaquant adverse.</p>
<h3 style="text-align: justify;">En théorie, comme en pratique, c&rsquo;est à sens unique</h3>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, le verrou de la seconde équipe a sauté : 0-2. Le coach des B tenta bel et bien d&rsquo;encourager ses hommes par un <em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas fini, les gars&nbsp;&raquo;</em>. Mais personne n&rsquo;y croira. Pas même lui. Du coup, la suite de la mi-temps se résume à une multitude d&rsquo;opportunités plus dangereuses les unes que les autres, pour la formation A, visiteuse dans l&rsquo;intitulé du match. Ca se balade et ça plante un dernier but, avant la pause. Ça claque. A la mi-temps, c&rsquo;est 0-3 et <strong>Matthys</strong>, double buteur, se régale.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde période est à sens unique et, une fois encore, un but spectaculaire est inscrit. D&rsquo;une frappe galactique, venue de cinq ou six mètres du grand rectangle. Cette fois, le gardien n&rsquo;y peut rien. Match à sens unique oblige, l&rsquo;équipe B &#8211; qui avait réalisé ses trois changements à la pause &#8211; voit Riguel se blesser sur un dégagement anodin. Changement. Le quatrième. Et, pour l&rsquo;anecdote supplémentaire, le gardien qui se trouvait entre les perches de Naast B était le&#8230; second gardien de Naast A. Pas mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Tiens, d&rsquo;ailleurs, voilà qu&rsquo;on nous informe que <strong>Cuardens</strong>,  milieu récupérateur de cette même équipe B est, la plupart du temps, un titulaire indiscutable chez les A. Etant donné qu&rsquo;il revient de blessure, l&rsquo;entraîneur de Naast A a décidé de ne pas le cramer&#8230; et de le faire jouer avec les B. Logique.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce n&rsquo;est une belle mentalité de la seconde équipe, en deuxième période, malgré un score bien lourd, il n&rsquo;y avait rien de bien particulier à dire sur le second chapitre de la rencontre. Nous aurions, sans aucun doute, tout comme l&rsquo;entraîneur local, aimé voir ses protégés sauver l&rsquo;honneur. Ils le méritaient, après tout. Et puis, ce n&rsquo;est pas fair-play, de la part des A, de ne pas avoir laissé les frères planter un petit but. Ça ne coûtait rien&#8230; Et puis, nous n&rsquo;étions plus à un gag près. Le score final restera, sans aucun doute anecdotique. Mais, l&rsquo;air de rien, c&rsquo;est un foutu score de forfait : 0-5.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>PS : nous tenons à remercier le staff, les bénévoles et autres sympathisants nous ayant agréablement accueilli du côté du Sentier des Cinq Bonniers, pour cette agréable après-midi campagnarde.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://lamadjer.fr/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>61</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
