Triple champion du monde et double vice-champion du monde à FIFA. Voici le palmarès du meilleur joueur français: Bruce Grannec a.k.a « Spank » ou « The Machine » tant il est imperturbable lorsqu’il joue. Un animal à sang froid qui se rendra à la FIFA Interactive World Cup à Madrid à la fin de l’année afin de reconquérir son titre de champion du monde. Pour plus d’infos sur sa biographie : son site perso.
Salut Bruce, tout d’abord, faisons le point sur ton actualité ?
Salut la Madjer ! Et bien, mon livre « comment devenir champion du monde FIFA 13″ vient de paraître il y quelques jours. Il est d’ailleurs disponible sur mon site, qui lui aussi, vient d’ouvrir. J’ai écrit ce livre car beaucoup de joueurs me demandaient des conseils concernant des techniques de jeu, des astuces ou comment être le plus performant. Le bouquin reprend toutes mes astuces.
Depuis le temps que tu pratiques des jeux de football, tu dois effectivement avoir une sacrée expérience ! A ce propos, pourquoi être passé de PES à FIFA ? As-tu une équipe favorite ? Les joueurs pros prennent souvent le Real Madrid, n’est-ce pas dommageable pour le spectacle ?
FIFA 08 s’est imposé comme une référence. Il était bien meilleur que le PES de l’époque. Je jouais et je joue sur Playstation 3. Je n’ai pas d’équipe favorite, cela dépend de la version du jeu. Il est vrai que l’on accède souvent à des matchs Real Vs Real. C’est l’équipe qui domine les autres, exceptée l’année dernière où l’AC Milan était très solide aussi. C’est l’unique avantage de PES : avec l’état de forme des joueurs, les flèches, les équipes pouvaient se valoir. Mais pour FIFA, en compétition, il est important d’assurer lors des gros matchs, d’où le fait que les pros jouent très défensif. L’efficacité avant tout. Il faut assurer le coup.
Quel est ton regard sur la communauté FIFA et sur le football actuel ?
FIFA est un jeu en pleine expansion. Il y a de plus en plus de joueurs, et c’est tant mieux ! Il y a une bonne ambiance. J’espère que ça va continuer encore longtemps. Concernant le football en général, on s’aperçoit actuellement des limites du foot business, parfois c’est abusé. D’où mon respect pour le Barça, ce qu’ils font avec leur centre de formation, ça c’est énorme !
De plus en plus de joueurs… et même des non-footeux jouent à FIFA ! Pourquoi ?
FIFA a l’avantage de faire connaître le football : le sport en vrai. Cependant, les jeunes préfèrent les jeux-vidéos au sport actuellement. Cela dépend des générations. Mais le football reste populaire.
Tu te rends à Madrid pour la FIWC. L’année dernière, tu t’es incliné en finale face à Ramos ? Peux-tu nous raconter ce match ?
Cette finale était très tendue, très tactique. Cela reprend mon propos précédent, il s’agissait de ne pas prendre de risque avant tout, de ne pas encaisser de buts bêtes. L’enjeu était trop important : les deux équipes étaient bien en place. D’où le fait qu’il n’y ait eu aucun but et que je me suis incliné aux tirs aux buts. Cette année, à Madrid, j’espère faire un bon tournoi, donner le maximum et finir sur le podium !
Est-ce que ces compétitions, et FIFA en général, te permettent de vivre ?
Cela fait sept ou huit ans que je vis de FIFA grâce à mes gains de tournoi. Mais il y a aussi les prestations rémunérées que je donne et je mise beaucoup sur mon livre.
Etre professionnel t’empêche-t-il de faire des soirées pizzas-bières-potes sur FIFA ?
Bien sûr que non ! Je fais toujours des sessions FIFA avec mes amis ! Cela reste un plaisir. Jeunes, avec mes potes, on a parcouru la France entière chaque week-end afin de faire le plus de tournois possibles. D’ailleurs, on était inconscients, on prévoyait assez de liquides que pour l’aller. Du coup, pour se payer le retour, on pariait sur des matchs avec d’autres joueurs, une sacrée expérience !
Ce sera le mot de la fin, merci à toi Bruce, et bonne chance !
Pour ma part, c’est mon dernier papier pour la Madjer. Vous pouvez me retrouver ici ou là, voire dans ces alentours.




