Ton homme de terrain s’est étouffé avec son micro avant même de t’avoir informé de l’état de la pelouse, tu…

… vas vérifier l’état de la pelouse par toi-même. Et passes le bonjour à tes amis qui jouent dessus.

… t’en fiches, c’est toujours le même baratin.

… paniques un peu, c’est pas dans tes habitudes de commencer un match sans ce topo primordial.

… angoisses sur le coup, mais tu vas magnifier la rencontre et les spectateurs oublieront cette donnée essentielle.

♦ … te réveilles en apprenant l’existence des hommes de terrain.

Des fumigènes tombent sur la pelouse et, à vrai dire, tu ne vois plus grand chose depuis ta cabine…

… tu es prêt à commenter depuis le banc de touche, la vie à la dure, ça te connaît.

… c’est le moment idéal pour rappeler que, toi aussi, ça t’est arrivé de jouer dans des conditions compliquées comme en ce moment. Et puis d’ailleurs, vous vous souvenez de la fois où… ?

… tu nettoies et réajustes tes lunettes.

… c’est pas de bol, toi tes joueurs favoris sont tout petits, encore moins visibles.

♦ … tu nettoies et réajustes tes lunettes tout en en profitant pour lâcher quelques insultes sur ces gros cons de supporters, micro ouvert.

Il va faire très froid ce soir au stade Nungesser. Préparatifs d’avant-match, tu…

… as sorti ton plus beau col roulé et tes plus grosses poches sous les yeux. Ready for the show.

… t’en fiches, t’as toujours la classe, quelles que soit tes fringues. Attendez, quoi ? Nungesser ?!

… mets un gros impair, triples tes chaussettes, fais péter le pantalon de velours et la grosse écharpe. Moche, mais efficace.

… te chauffes les cordes vocales, ce soir, c’est toi la star. Même si tu ne comprends pas vraiment pourquoi le VA joue la Ligue des Champions.

♦ … t’avales deux doigts de whisky.

C’est terminé et finalement Valenciennes a terrassé les Interistes 2-0 en match retour d’un quart de finale de Champ’s. Repos rime avec…

 … dodo.

… Teahupoo.

… le B.O.

… musico.

♦ … gestapo.

Le joueur qui te fait vibrer quand tu es derrière ton micro, c’est plutôt…

… le bosseur de fond, celui qui fait tout le travail dans le dos des autres, sans se plaindre et en acceptant ce rôle.

… l’homme du club, charpente de sa sélection. Celui qui mourrait pour un blason.

… le milieu de terrain, tactique, technique, avec une vision du jeu hors-norme.

… l’attaquant vedette.

♦ … Paolo Di Canio.

Gourcuff ramène Lyon à égalité face à l’APOEL, 2 buts partout. Tu exultes…

… « Oh quel but de l’ami Yoann ! »

… « OLALA QUELLE MINASSE DE YO ! »

… « Danger ! Danger danger ! Mais oui mon petit Yoann, vas- y ! »

… « LA DIAGONALE DU FOU ! MONTREZ MOI SON VISAGE ! MONTREZ LE MOI ! »

♦ … « Hééé belle égalisation de Kim Kaelstream pour l’Olympique Lyonnais, culotte blanche et haut blanc »

Résultats

Plus de
Tu es Xavier Gravelaine. Pas de chance, oui. Tout les joueurs sont tes amis. Indésirable, mal-aimé, au physique ingrat et gras. Tu restes tout de même un curieux de nature, tu sues le terroir français et n’as pas peur de t’afficher un public. Quitte à complètement délirer.

Plus de
Tu es Bixente Lizarazu. Tu représentes cette caste des anciens de 98 qui se rangent désormais dans les régiments de cette race si spéciale, les consultants. Difficilement saisissable, souvent aux allures professionnelles et pas avares de petites anecdotes concernant ta grande période. Défauts, tu n’as pas peur de t’exhiber à poil dans les couloirs et tu es basque.

Plus de
Tu es Jean-Michel Larqué. Sénile, pédant, paternaliste, tu gémis les mêmes phrases stéréotypées depuis des années, sans jamais flancher. Autrefois adulé par les jeunes, tu as mal vieillis pendant que ces derniers mûrissaient et se laissaient de toi. En couple, mais c’est compliqué.

Plus de
Tu es Christian Jeanpierre. La flèche pointe vers le bas, ce n’est pas une coïncidence. Fanboy invétéré de Lionel Messi, du Barça qui joue au football, le vrai. Tu as horreur des joueurs qui ne sont ni au Barça, ni juvéniles. Et les équipes non catalanes ne jouent pas bien au foot. Ton principal fait d’arme restera un mémorable « MESSI MESSI ! TAC TAC TAC TAC ! ». Acouphène.

Plus de 
Tu es Thierry Roland. Un brin raciste, un poil extrême, tu es le stéréotype du Français de la campagne profonde. Refusant de bien prononcer les noms de joueur exotiques, confondant volontiers les actions de chacun des acteurs du match, tu restes néanmoins apprécié par une frange des téléspectateurs : les vieux.

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