En deux semaines on passe de crise avant le match contre Porto à quatre victoires d’affilée. Paris revient à hauteur de Lyon, les dépassant à la différence de buts. Mais surtout, Paris a su écarter du revers de la main un concurrent qui commençait à faire du bruit.
Le but
45’+2 B. Matuidi
Paris Saint-Germain (PSG) – Olympique Lyonnais… par Ligue1
Les Parigots
S. Sirigu : mis à mal sur l’ouverture qu’il offre à Lisandro, Sirigu n’a rien eu d’autre à faire en première période. Ni du reste du match. 6
C. Jallet : chauve des cheveux depuis sa naissance, Christophe a rendu l’équitation simple. Pas de cheveux = plus de vitesse = des départs de plus loin pour offrir des solutions devant. Bon, après, c’était pas Byzance sur les centres. Mais y avait l’idée du triangle du l’aile. Son cousin Gollum était sur France 2 au même moment. Coïncidence ? 7
T. Silva : bigre ! Enfin vois-je le défenseur de classe internationale ! Quelle action splendide sur Lisandro, sur l’offensive lyonnaise précédant le but parisien, qui se heurte à son bout du pied, pourtant en déséquilibre, et amorce le contre. Bordel, ça c’était beau. 8
M. Sakho : s’il est moins impressionnant que le Brésilien, Mamadou sait se montrer généreux et à cette capacité de sortir ses tripes quand bon lui semble. Preuve en est sur son jeu de bras avec Gomis, dans la surface. 7
Maxwell : comme Jallet, mais avec une touffe. 7
B. Matuidi : il rend le poste de milieu à tendance défensive de plus en plus beau. Il l’embellit en jouant de son physique et, surtout, de son intelligence et sa capacité à anticiper les mouvements adverses. 8
T. Motta : ahah. C’est marrant, il ressemble à rien et on le voit à peine. Je ne pense pas me tromper en disant que c’est un travailleur de l’ombre et qu’il est très utile comme catalyseur de l’équipe. Mais franchement, je bluffe peut-être, j’ai pas vérifié. 6
J. Pastore : une prestation bien remplie, avec une position assez particulière. Ni trop dans l’axe, ni trop sur l’aile, laissant ce boulot à son latéral (Jallet) ou à son attaquant (Ménez). Le truc hybride pour un joueur hybride. Ca a payé. 7
E. Lavezzi : si Paris devient champion d’automne, ce sera peut-être en partie grâce à lui. Désormais intégré au collectif, et pièce maîtresse du 4-4-2, Ezequiel contre-balance la vitesse et le jeu en profondeur que peut apporter Ménez. Pas un hasard si Lyon se repliait avec un bloc de 5 derrière. 6
J. Ménez : y a-t-il encore des superlatifs pour décrire les qualités de l’international ? Cela dit, il était plutôt timoré ce soir. 6
Z. Ibrahimovic : qu’il aura donné du fil à retordre à la défense centrale lyonnaise ! Qu’il leur aura fait mal, au sens propre comme au figuré ! 6
Les quenelles
R.Vercoutre : trois arrêts pour un coup fin. 6.
S.Umtiti : moqué lors de ses matchs la saison dernière, Umtiti fait taire les mauvaises langues un peu plus chaque jour. Auteur d’un bon match et surtout d’une deuxième période parfaite, il a empêché Ibrahimovic de marquer à la 60ème minute en intervenant du bout du pied. 6.5.
D.Lovren : le 21 juin 1969, Neil Armstrong marchait sur la Lune. Le 16 décembre 2012, Ibrahimovic a marché sur le crâne de Dejan Lovren. Aucun lien entre les deux histoires toutefois, si ce n’est que les deux ont laissé des traces. Des traces physiques et mentales puisque l’on remarque que le suèdois élimine le croate bien trop facilement pour servir Matuidi. Sinon, Lovren nous a gratifié de mauvaises relances mais aussi d’interventions bien senties. 5.5.
M.Bisevac : l’Histoire a connu des serbes bien plus résistant que lui. Pour ses retrouvailles avec son ancien club, il ne fut que très discret, se contentant du minimum. Ses feintes n’ont pas marché, notamment celle de porter un turban pendant 80 minutes pour se faire passer pour un qatari. 5.
A.Réveillère : le latéral n’a pas pris son couloir, comme si celui-ci était le couloir de la mort. Pas de dernier repas pour lui donc même si quelques joueurs du PSG ont fait de lui leur quatre heures. Notamment Matuidi qui le bouffe littéralement dans le jeu aérien sur le but. 5.
S.Malbranque : avoir moins d’influence sur le jeu de son équipe que Ségolène Royal n’en a sur le monde dans un match comme ça c’est moche. Alors que Lyon avait besoin d’un Malbranque plus bon que bon, le franco-belge a été moins performant que d’habitude. 4.5. Remplacé par A.M’Vuemba à cinq minutes de la fin. Non-noté.
M.Gonalons : toutes ses statistiques sont plus impressionnantes que celles de Matuidi et pourtant on parle moins de lui. À cause de son grand nez ? Non, à cause de son manque d’élégance et de félinité. 6.
G.Fofana : dans un rôle de milieu relayeur, il se devait d’être bon et offensivement et défensivement. Ce soir, on l’a d’avantage vu à l’aise offensivement. 6.
Lisandro : on l’a beaucoup vu au centre alors que son rôle était plutôt d’évoluer sur un côté. Qu’importe, l’argentin a transpercé le milieu comme la bite de Fourniret transperce l’hymen d’une fille de 7 ans. Par ailleurs, sa reprise de volée du droit est venue s’échouer malheureusement sur le poteau de Sirigu. Comme dirait Thierry Rolland « si elle était dedans, ça aurait été la même chose ». Sauf que l’OL aurait alors mené 1-0. 5.5.
M.Bastos : on a moins vu le Bastos à Paris que de bastos à Newtown. Latéral/ailier, il a eu du mal à se placer. Pire, ses coéquipiers ont peiné à le trouver. 4.
B.Gomis : ce soir il avait moins de chance de marquer que l’élève Ducobu d’avoir son bac. Constamment pris au piège de Sakho et de Tiago Silva, il a été privé d’une de ses armes principales : jouer en pivot. 4. Remplacé par Y.Benzia à la 85ème minute. Non-noté.
Valentin et Loïc.







