Le 15 décembre 1995 le monde du football a connu un changement qui a significativement changé son petit monde, l’instauration de l’arrêt Bosman. Le point principal de cet arrêt réside dans l’autorisation de posséder plus de trois joueurs étrangers dans son effectif. En effet, auparavant les clubs étaient essentiellement composés de joueurs du pays, alors qu’aujourd’hui la tendance est à l’extrême opposée. Michel Platini, président de l’UEFA, y est d’ailleurs allé de sa petite pique pas plus tard qu’hier en pointant du doigt le récent vainqueur de l’Europa League, le FC Porto.
«Je suis en faveur de l’identité locale. Si le FC Porto est au Portugal, il devrait jouer avec des joueurs portugais, plutôt que d’en acheter dans d’autres pays.»
Avec sept joueurs sud-américains et un Roumain pour trois Portugais alignés lors de la finale de l’Europa League, le FC Porto fait tout de même mieux que d’autres cadors européens, comme par exemple l’Inter Milan ou encore Arsenal. Inutile de rappeler à Platoche que lors de la finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe de 1984, remportée 2-1 par la Juventus, le FC Porto alignait onze portugais face à des Bianconeri qui comptaient eux trois joueurs étrangers, dont Platini et le Polonais Boniek, buteur décisif. En somme, une déclaration peu utile du big boss du football européen.




