OM-Inter, c’est comme une lutte âpre et difficile, mais ce n’est pas la lutte finale non plus. Ce n’est qu’un huitième de finale de Ligue des Champions. Mais c’est déjà beaucoup pour l’OM, surtout face à une équipe interiste plutôt dans le bad. Mais cela ne mérite pas la peine de mort non plus, Robert Badinter l’ayant combattu de toute son âme. L’Inter reste un grand mousquetaire.
La preuve étant la première mi-temps de bonne facture de l’équipe interiste. Celle-ci subit le pressing de l’OM mais ses contres sont assassins. Dès la 10e minute, Forlan s’échappe dans le dos des deux centraux, il est hors-jeu, et tente de fusiller Mandanda comme à la parade. Sauf que la parade, c’est lui qui la sort justement. L’Inter est largement dominé, ce qui fera dire à Lizarazu : « ils aiment bien se faire dominer », mais l’OM n’a pas vraiment d’occasions dangereuses exceptée la frappe d’Azpilicueta à la 19e minute de jeu. Sinon, l’arbitre prolonge les commentaires coquins de nos artistes préférés. Citons CJP : « non je ne touche pas », en prônant la sodomie arbitrale. Concept rugbystique boudjellalien pouvant être adapté au football puisque l’arbitre ne siffle pas les départs régulièrement hors-jeu des Interistes et repousse de trois mètres un coup-franc marseillais. Il n’a vraiment pas le compas dans l’œil, m’enfin il paraît que les communistes n’aimaient pas les francs-maçons. Sinon, Zarate a tout raté, tout comme Morel, doublé par Zanetti. Les Marseillais, curieusement, ont copié la tactique du rouleau compresseur russe en effectuant un pressing très haut. Ce qui est dérangeant pour des capitalistes suisses. Après on s’étonne que notre jeunesse n’a plus de repères. Le symbole de l’inefficacité chronique de l’OM étant ce bon coup-franc tiré à la 29e par Valbuena. Aucun des trois joueurs marseillais n’arrivent à le reprendre, ce qui fera dire à ma copine : « ils sont trois sur le ballon et ça fait n’importe quoi », c’est beau l’innocence des premiers matchs. Regarde encore quelques matchs ma chérie, après tu seras habituée. Bordel, mais les joueurs rentrent sur la piste pour la deuxième mi-temps.
Une deuxième mi-temps soporifique qui verra la victoire de l’OM au bout de l’ennui sur une énième tête d’André Ayew. Bien fait pour l’Inter qui était venu pour jouer le contre. Mais le plus dur reste à venir. L’OM devra être ambitieux à Giuseppe Meazza et ne pas se contenter de ce 1-0.
Le but
90+3′ A.Ayew
Sans plus tarder les notes.
Les capitalistes suisses
S. Mandanda : je fais partie des gens qui pensent que comparer Lloris et Mandanda est débile. Nous avons la chance d’avoir deux excellents gardiens avec des qualités différentes. Ce mec est un monstre sur sa ligne. Il m’a juste fait peur sur une sortie. Pas de quoi pousser mémé dans les orties. Je mande Mandanda en EDF (9).
C. Azpilicueta : il prouve que c’est un futur très grand. Offensivement et défensivement impeccable, sa grave blessure n’est plus qu’un mauvais souvenir. Remplacé par R. Fanni à la 80e après avoir reçu un coup (9).
S. Diawara : solide mais vieillissant, on sent qu’il est sur le déclin, précieux dans l’agressivité. A pris son carton jaune habituel. DiaWARa va t’en guerre (6).
N. Nkoulou : jeune, talentueux, solide, technique. Il a simplement souffert des appels dans le dos de Forlan, comme Diawara. M’enfin, c’est Forlan (8).
J. Morel : le vilain petit canard. Heureusement qu’il s’est repris en deuxième période parce que sinon c’était la Bérézina. Voir Morel jouer, c’est mortel. Ne sait pas centrer (4).
A. Diarra : pas un mauvais match, c’est déjà ça. Mais pas transcendant non plus, exceptées quelques interceptions bien senties. Son physique, comme celui de Nkoulou et de Diawara est précieux pour pallier les playmobils offensifs (6).
B. Cheyrou : Benoît tourne-toi et viens prendre ta fessée, tu as été mauvais. La preuve, CJP a demandé si tu avais ta place en EDF. Remplacé par C. Kaboré à la 83e qui n’a pas démérité (4).
M. Amalfitano : bon dribbleur, bon centreur. Avec Valbuena, ils percutent souvent et font mal à l’adversaire. A le mérité d’avoir son nom écorché par CJP : « Amalfinitano ». Finalement celui-ci l’appellera Morgan après moult tentatives. On est intimes ou on ne l’est pas (8).
M. Valbuena : voir Amalfitano
A. Ayew : la quatrième tête fut la bonne. Quel joueur ! Il aime son club et nous le rend bien. Il faut verrouiller ce joueur, quitte à faire plus jouer son frère. Son extérieur précédant le but est un modèle du genre (9).
E. Brandão : comme je l’avais dit précédemment, il est limité pour la Ligue des Champions de par son jeu. Il a eu le mérite de se battre face aux deux bulldozers que sont Lucio et Samuel. J. Ayew ne l’a pas fait lorsqu’il est rentré à la 65e (4).
Côté communistes
Forlan avait beaucoup à prouver et il l’a bien fait, Zanetti reste un monstre sacré, Sneijder s’est endormi en seconde mi-temps et Zarate a été inutile. Maicon s’est blessé et a été remplacé par Speedy Nagatomo qui aurait pu nous hara-kiri la tronche grâce à sa vitesse. C’était Morel en face, déconne pas petit gars.






