Fort du succès au box-office de son premier film « Blanche-Balle et les 7 nains », LaMadjerProductions© revient avec un nouveau blockbuster : « Les Voyages de Ruud Gullitver ». Loin d’un scénario à la « Transformers » ou à la « Intouchables », « Les Voyages de Ruud Gullitver » sera à la fois un biopic de Ruud Gullit et un road-movie. Si sur la route de Laputa, Franck Ribéry et Yann M’Vila sont bien placés, il fallait trouver un acteur digne de ce nom pour jouer Gullitver se rendant à Lilliput. Sachant que les Lilliputiens seront joués par les mêmes acteurs que « Blanche-Balle et les 7 nains » mais qu’ils ne font tout de même pas quinze centimètres, comme dans la réalité (oui, les Lilliputiens existent réellement), les casteurs ont donc pré-selectionné six acteurs potentiels, des géants pour la plupart, afin de bien marquer la différence de taille entre Gullitver et les Lilliputiens. Pour la ressemblance avec Ruud Gullit, la perruque de Sagna et un pot de peinture noir devraient suffire. Car non, LaMadjerProductions© n’a pas les moyens de Luc Besson ou de Steven Spielberg.
En avant première pour vous, lecteurs assidus, voici le rapport des joueurs auditionnés.

Peter Crouch : Stoke de centimètres en trop

Sans doute le géant le plus connu. Après le Géant Vert bien sûr. L’Anglais de 2 mètres 01 a des atouts à faire rougir Adriana Karembeu et tous les basketteurs du monde. Soixante-dix kilos, des jambes de 1 mètre 40, des mains deux fois plus grandes que le membre de Rocco Siffredi. L’attaquant, passé par Tottenham, Dulwich, Hassmeholm, QPR, Porstmouth, Aston Villa, Norwich, Southampton et Liverpool, joue depuis l’été 2011 à Stoke City. Drôle de parcours pour l’international anglais. Jamais il ne s’imposera vraiment dans ses clubs par manque d’efficacité et de constance. Il sera seulement constant dans les moqueries qu’il génère. Pas très habile lorsqu’il s’agit de se déplacer avec le ballon, Robotcrouch s’en sort grâce à son comportement de renard des surfaces et grâce à son jeu de tête. Sa renommée s’est faîte grâce à sa relation avec la terriblement jolie, Abby Clancy, mais aussi pour ses liaisons extra-conjugales avec des prostituées ou des hôtesses de l’air. Sacré tireur.

Bonus recette : le pâté en Crouch.

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Nicola Zigic : tout, tout, tout, vous saurez tout sur le Zigic

Le grand, l’immense, le géant, le fin, le longiligne. L’échalas serbe, né à Topola (Frantis Ford), s’est révélé à l’Etoile Rouge de Belgrade en marquant 47 buts en 79 matchs, principalement de la tête bien sûr. Parce que balle aux pieds, Zigic est aussi habile que Bob le Bricoleur. Ses prestations à Belgrade puis à Santander lui ouvriront les portes de Valence, où il ne s’imposera pas. Après trois années de déboires, il signe à Birmingham, en Angleterre, où son physique est plus adapté au jeu pratiqué. Spécialiste des buts inscrits dans le temps additionnel, son but le plus important fut marqué lors de la finale de la League Cup, au grand dam d’Arsène Wenger et des Gunners. Son point fort, c’est son faciès. En plus de pouvoir jouer Gulliver, il serait capable de jouer le rôle d’un tyran serbe, à la façon de Slobodan Milosevic.

Jan Koller : à Cannes son cœur

38 ans, tchèque, 562 matchs, 238 buts. Tel est le CV de Jan Koller. Ensemble rendons hommage à l’un des plus talentueux attaquants tchèques. Buteur hors-pair en club comme en sélection, il a su concrétiser les caviars distillés par des joueurs comme Nedved et Rosicky. Partout où il est passé, le géant a laissé son empreinte. Irréprochable dans son comportement ainsi que sportivement, il a autant planté qu’un jardinier avec sa pioche. N’importe où et n’importe comment. A Prague, à Lokeren, à Anderlecht, à Dortmund, à Monaco, à Nuremberg, à Sovetov et à Cannes. Du bout du pied, de la tête, du genou, de l’épaule. Séduit par son passage sur le Rocher, Koller finira sa carrière à Cannes, en National, préférant ainsi la paisibilité et le bien-être plutôt que le fric et la démesure.
Sa gentillesse fait de lui le candidat idéal pour le rôle titre du film. C’est lui qu’il me faut, c’est Koller et net.

Kristof Van Hout : Van Hout est in

2 mètres 08 pour les manifestants. 1 mètre 08 pour les forces de l’ordre. Le Belge est connu pour être le plus grand footballeur professionnel. Avec ses 110 kilogrammes sur la balance, il ne pouvait qu’être gardien de but. Sa tête touche la barre transversale, il touche les deux poteaux lorsqu’il écarte les bras. Il peut tenir soixante quatorze boules de pétanque dans une main et son slip kangourou a de quoi faire rougir ceux de Thierry Henry et de Claude Makelele réunis (oui, j’ai des passe-droits pour entrer dans les douches). Alors, forcément quand on a la carrure d’Alain Bernard et Teddy Riner réunis, on est pataud. Les attaquants belges ont pu s’en rendre compte. Maladroit, Van Hout cumule plus les bourdes qu’Evelyne Dhéliat cumule les cumulus. Preuve en est, il n’a jamais réussi à s’imposer à (Christophe) Willem II ni au Standard de Liège. Le gardien joue désormais à Courtrai. Et Courtrai en verlan, ça fait traicour. Et moi, j’en connais un qui n’est pas très court.

Cheikh Diabaté : le malien a de la réserve

Plus grand joueur de Ligue 1, par la taille bien sûr, l’attaquant bordelais de 1 mètre 94 devance d’un petit centimètre l’attaquant lillois Tulio De Melo. Oui, oui, De Melo est encore à Lille. Poète, grand orateur et titulaire d’un doctorat en études littéraires, le Malien massacre la langue française aussi bien que les caviars de ses coéquipiers. Adroit dans la maladresse, Diabaté exaspère les supporters bordelais. Habitués à des Modeste, Jussiê et autre Gouffran, les Bordelais sont débarrassés du grantattaquant le temps de la CAN. Surnommé le Jan Koller d’ébène lors de son passage à Ajaccio, il va vite devenir, à cause de son grand déchet, le Jan Koller des bennes. Pieds carrés, tête pas bien faite, sa carrière ne va jamais décoller. Une chose est sûre, ce n’est pas parce qu’il s’appelle Cheikh qu’il va signer à Manchester City, au PSG ou même à Malaga.

Bonus déclaration : « Vous ? Vous voulez m’envoyer en réserve ? »

Per Mertesacker : le berger allemand.

Attentif, il devrait être. Prêt à bondir, il devrait être. Loyal, il devrait être. Endurant, il devrait être. Bien dressé, il devrait être. Au lieu de cela, l’Allemand est vieux, lent, arthrosé, inattentif et mauvais. Celui qui se doit de garder les chèvres n’en a que faire, puisque c’est lui la chèvre. Sa grande carcasse de 1 mètre 98 a fait le bonheur du Werder Brême pendant cinq ans, avant de faire le malheur d’Arsenal et de ses supporters depuis six mois. Même Senderos était meilleur, c’est dire. Il brinquebale sa carrure dégingandée sur les terrains anglais, ressemblant plus à un lévrier afghan qu’à un berger allemand. Et encore, un lévrier, ça coûte cher et ça va vite. Sa carcasse dépecée aurait beaucoup plus de valeur sur l’étale d’Ordralfabétix. Il mériterait une baffe. Enfin non, plutôt une Per de baffe.

Les recalés du casting :

Lionel Messi : il a beau être le plus grand joueur du monde, il ne mesure que 1 mètre 69.

Diego Maradona : il a beau être le plus grand joueur du monde, il ne mesure que 1 mètre 65.

Tulio De Melo : 1 mètre 93, mais qui a bien dû perdre 6/8 centimètres depuis ses 57 opérations du genou.

Papa Bouba Diop : Parce que merde, il n’avait qu’à pas marquer le but du Sénégal contre la France en 2002.

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