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Eto'o, peut-il tout faire ? La réponse est évidemment négative.

On se demande souvent pourquoi les équipes africaines souffrent en Coupe du Monde, et pourquoi leur jeu est si pauvre malgré la présence de stars telles que Samuel Eto’o, ou Didier Drogba. Sur cet article, nous détaillerons les différents problèmes qui empêchent clairement l’Afrique de briller au très haut niveau mondial.

Absence de meneurs de jeu

Certes, les équipes africaines ont de grands attaquants. Gervinho, Kalou, Drogba, Eto’o, Ayew… mais quid des meneurs de jeu ? Et oui, l’Argentine a Pastore et a eu par le passé Riquelme, la France Zidane et Platini. L’Afrique a eu Lalmas et Madjer, rien qu’en Algérie. Elle a aussi eu Abedi Pelé et Jay Jay Okocha. Mais actuellement, l’Afrique a très peu de meneurs de jeu capables de fluidifier le jeu.
Prenons le Cameroun en exemple. Comment une telle grande nation de football peut-elle se permettre de brider le talent de Samuel Eto’o en le positionnant meneur de jeu ? La réponse est simple : Achille Emana. C’était bien l’un des seuls numéros 10 au Cameroun, mais son niveau a baissé au fil du temps…
Parlons aussi de l’Algérie. L’équipe à Ziani, Meghni, Metref. Le premier ne joue plus dans un grand club, et évolue maintenant au championnat turc. Le second est un habitué des infirmeries. Quant au troisième, on ne connaît pas son réel niveau, vu qu’il n’a jamais été aligné en Equipe Nationale A. Même constat que le Cameroun, donc. Aucun 8 ou 10 capable de fluidifier le jeu.
La Côte d’Ivoire ? Romaric, oui. Mais il a été dépassé par Rakitic à Séville. Même constat.
L’Egypte est l’une des seules exceptions : le pays a la chance d’avoir Abou Trika. Mais il est vieillissant.
L’absence de meneurs de jeu, qu’ils soient relayeurs ou avancés, est l’une des principales causes de la pauvreté du jeu en Afrique. Le souci vient sûrement du manque de centres de formation en Afrique en général, et aussi d’une mentalité privilégiant le physique, certainement.

Dirigeance approximative

A l’instar d’autres continents comme l’Amérique du Sud avec le Brésil, l’Afrique a aussi son lot de corrompus. Sauf que le premier continent cité a la chance d’avoir énormément de talents…
Corruption à tout va, mauvaise dirigeance, passes-droit… cela est devenu monnaie courante en Afrique. Les preuves ? Un exemple récent, celui du Nigéria. L’on a même vu un président qui interdit son équipe nationale de participer aux différentes compétitions jusqu’à nouvel ordre. Sans les menaces de la FIFA d’exclure très durement le Nigéria, le président de ce pays n’aurait jamais fait marche arrière. Les dictateurs se satisfont dans leur médiocrité, et ont désigné les différentes équipes nationales comme étant leurs jouets personnels.

Le Ghana, l’exception qui confirme la règle

Le Ghana a surpris le monde entier avec son parcours édifiant en Coupe du Monde 2010. André Ayew a explosé, Asamoah Gyan a montré son talent de finisseur, et l’équipe entière a démontré qu’on pouvait être solidaire dans une équipe africaine. Bizarrement, le Ghana est aussi l’une des seules démocraties en Afrique… drôle de coïncidence, n’est-ce pas.
Quand on voyait les matchs du Ghana, on les voyait reposés, solidaires, enjoués. Ils profitaient du vrai football, sans aucune pression ni ambiance néfaste dans les coulisses. Et tout cela, encadré par un excellent Milovan Rajevac.
Mais lorsqu’on voit les matchs des autres sélections nationales, l’on voit des conflits, des soucis divers. Le dernier souci en date reste celui d’Eto’o qui a empêché un coéquipier de se faire remplacer lors d’un match comptant pour les qualifications de la CAN 2012. Affligeant.

Comment faire, alors ?

La solution est malheureusement un vaste, très vaste chantier. D’abord, libérer l’Afrique du joug de la corruption, ou du moins, partiellement. Ensuite, professionnaliser les clubs africains et les doter de centres de formation compétents. Enfin, limiter l’influence des médias sur les sélections nationales. Certes, cela existe dans tous les pays, et c’est légitime. Mais dans le contexte actuel des choses, il serait préférable de laisser les staffs techniques travailler en toute tranquillité, déjà qu’ils évoluent dans une ambiance néfaste. L’abattage médiatique reviendra après l’accomplissement de tous les critères nécessaires pour devenir un grand continent de football. Et l’Afrique le mérite. Malheureusement, tout cela paraît assez impossible, voire utopique pour certains…

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