Un retraité et le Prince de Perse se sont incrustés sur cette photo. Saurez-vous les reconnaître ?
Ça y est, le Mou a réussi sa saison. Une Coupe du Roi, glanée dans une finale contre le Barça. Quoi de mieux pour préparer les vrais clasicos, ceux en demi-finale de Ligue des Champions ? Notes de cet échauffement.
Le but :
Cristiano Ronaldo 103′
Les Barcelonais
J. Pinto : pour amuser la galerie, jouer au goal volant ou arrêter les frappes d’Adebayor, monsieur est là. Pour gonfler l’ego de Cristiano Ronaldo, il est encore meilleur. (5).
D. Alves : encore bloqué par Di Maria. Une influence quasi-nulle, et un contrôle américain quand il se montre enfin disponible. Il n’a rien compris sur le une-deux Di Maria-Marcelo. Dire qu’on osait comparer les deux latéraux brésiliens. (3).
J. Mascherano : l’élève au milieu de la classe qui chope un 11/20 dans chaque matière. Ni drôle ni exceptionnel, inintéressant. On en parle d’ailleurs jamais dans un conseil de classe normalement. (5).
G. Piqué : rarement pris en défaut. Il a vécu la tempête de 1999 quand Ronaldo a tenté un grand pont sur trente mètres. Contrairement à ses latéraux, il n’a pas fait partie des arbres qui sont tombés. Monté en fin de match, pour faire croire au danger. (6).
C. Adriano : 1,72 m, 67 kg, remplaçant d’Eric Abidal et douzième latéral gauche dans la hiérarchie de la sélection brésilienne. L’opposer à Cristiano Ronaldo, c’est pour vexer le Portugais non ? (3). Sorti pour Maxwell à la 118ème. L’utilité du remplacement et du remplaçant restent à prouver.
S. Busquets : le même début de match qu’à Madrid. Il s’est bien repris ensuite. Entre Yaya Touré et lui, il y aura toujours des fous pour préférer la simulatrice espagnole. (6). Remplacé par Seydou Keita, qui est rentré « parce qu’il aime frapper ». Christophe Josse croit toujours que Guardiola réfléchit.
X. Hernandez : aussi bon que régulier. Malheureusement, ses compères offensifs n’ont pas été efficaces. Un peu moins exceptionnel que d’habitude. (5).
A. Iniesta : même commentaire que pour son collègue Xavi. Un point de plus pour être le seul Catalan qui ne pleure pas, ne simule pas, n’emmerde pas l’arbitre. (6).
Pedro : le plus dangereux de son équipe. Une frappe juste à côté, une réussie en position de hors-jeu et un lob trop court. Si Bojan trouve une place un jour, ce ne sera pas la sienne. (6).
L. Messi : introuvable en première, comme tous ses coéquipiers, il fut plus disponible en deuxième et en prolongation. Trop bien encerclé par le milieu madrilène, il s’excentra finalement à droite pour recevoir le ballon dans une position confortable. Bah ouais, Barcelone 2009 était meilleur. (5).
D. Villa : il fait tout pour que Torres regagne une place de titulaire en équipe d’Espagne. Pas loin de son objectif. (2). Remplacé par Affelay. Le Hollandais n’a toujours pas compris comment jouait son équipe. Du coup, il fonce tout droit, on sait jamais.
Les Madrilènes
S.I. Casillas : S.I. parce que San Iker. Il a déprimé tous les attaquants barcelonais. Contrairement à son clown d’homologue (marrant certes), il s’est appliqué à garder les cages de son équipe inviolées. Et c’est une nouvelle ligne qui s’ajoute à un palmarès déjà dément. (8).
A. Arbeloa : tiens un autre élève 11/20. Dans une classe, il en faut toujours deux, qu’ils se sentent intéressants l’un pour l’autre. (5).
S. Ramos : placé en défense centrale, un poste qu’il avait éprouvé au FC Séville. Il a bien remplacé Raùl Albiol, en étant carrément meilleur. Et son duel de garces avec Villa, de l’art. (6).
R. Carvalho : il a anticipé tous les gestes des adversaires, et notamment de Messi. Comment ça c’est pas difficile ? (7). Remplacé par Garay, qui n’a même pas eu le temps de salir ses crampons (119ème).
Marcelo : un joueur de moins sur lequel déconner. Super défensivement, et décisif sur une de ses rares montées. Dommage qu’il n’ait provoqué ni carton rouge ni penalty, sa manière d’exulter est hilarante. (7).
X. Alonso : la classe, comme à son habitude. Des ballons gagnés, du jeu serein. Et puis il a ordonné à Piqué de se taire. Reste plus qu’à faire pareil avec Shakira. (6).
S. Khedira : l’énigme du Real. Jamais transcendant, jamais mauvais, jamais décisif. Sauf que le côté droit, il l’a rendu impraticable pour ses adversaires. (6). Remplacé par Granero à quinze minutes de la fin. Esteban a fait le boulot. Il est temps de nous avouer la disparition tragique de Ruben Gago, Florentino Perez.
Pepe : il se croit toujours en poussin (catégorie de jeunes, 7-9 ans), guidé par la balle et uniquement par la balle. Son coffre le lui permet, même s’il a eu du mal pendant une grosse partie de la deuxième période. Il a joué tellement haut qu’il a pu claquer une tête sur le poteau en fin de première. Il a bien claqué les tibias de ses adversaires aussi. Pas bête, ça a marché. L’arbitrage Champions League sera peut-être moins conciliant. (7).
M. Özil : si le Real a dominé la première période, c’est en grande partie grâce à l’Allemand. Du jeu juste, des décalages. L’heure de jeu arriva et Mesut chuta physiquement, son gros défaut. (6). Remplacé par Adebayor, toujours près de la balle, mais pas trop non plus, il ne faudrait pas la toucher. (4).
A. Di Maria : un match désespérant offensivement jusqu’à son une-deux avec Marcelo, suivi d’une jolie passe décisive. Néanmoins, Dani Alves n’a pas existé à Madrid, et pas plus au Mestalla. Du bon boulot dans le replacement. Un carton jaune pour une main, et un autre en fin de match pour une faute sur Messi. Cyril Rool trouve ça faiblard. (5).
C. Ronaldo : égoïste de bout en bout. Avant-centre pour l’occasion, il a fait un bon match d’avant-centre puisqu’il a marqué. Pour un Cristiano Ronaldo par contre, c’est décevant. Sa détente de basketteur sur le but l’excuse un peu. Il donne tout de même la victoire. (5)



