Seul Chedjou a remarqué que Gomis était sur le terrain.
De la percussion…
Avec son équipe-type et son pack offensif, Lille avait de quoi se jeter dans la mêlée. L’objectif était de mettre l’OL au placard, à 7 longueurs. Avec beaucoup de fraîcheur physique (seuls Rami et Mavuba étaient titulaires), les dogues de Garcia pouvaient de nouveau mordre à pleine dents, se remettre d’aplomb et repartir de plus belle. Il faut comprendre par là que, avec ses 3 derniers matchs, le LOSC peinait à retrouver sa dynamique de décembre-mi février. Une défaite à Montpellier qui fait mal et une très dure élimination au Pays-Bas, qui aurait pu être assurée au match aller pourtant. Pas évident donc d’aborder ce sommet de la 25ème journée… à quelques semaines du sprint final. D’autant plus que Rennes était leader provisoire à l’engagement.
Le milieu de terrain nordiste a littéralement dévoré ce qu’il y avait entre les lignes offensives et défensives lyonnaises. Mis en sourdine, le milieu rhodanien reculait, reculait, jusqu’au but de Sow, très chanceux sur coup de pied arrêté.
…puis des taupes
Jouant uniquement en contre-attaque, l’OL de Puel n’est guère étincelant. D’ailleurs, au vue des récentes déclarations de JMA et de son coach, on pouvait légitimement se demander si Claude n’allait pas sauter le même jour que MAM… Malheureusement, et n’en déplaise à nos yeux fatigués et lassés du bétonnage made in Lyon, Puel est toujours à la tête du club, grâce à une pépite de Kallström.
Volontaire ou non, le centre de Réveillère arrive sur le pied gauche du Suédois qui n’a plus qu’à catapulter le cuir dans les cages de Landreau. Malheureux, le portier lillois effleure d’ailleurs le ballon. Après le match, il expliquera qu’avec le terrain de Villeneuve d’Ascq, son pied gauche n’a pas pu prendre l’appui nécessaire à son extension. Dommage. La pelouse a flingué tout le match. Hazard, Cabaye, Gervinho ont galéré sur le jeu au sol, trop difficile de tripoter sans tomber sur une taupe. Ou une batterie de taupes.
Une fois, mais pas deux, Mika a vite compris que la pelouse jouait aussi en sa défaveur. Alors que le match semblait s’acheminer sur un triste nul, Briand et Gourcuff auraient très bien pu repartir de ce champ de mines avec 2 points supplémentaires. Sur une frappe aux 20 mètres, Landreau doit plonger et ne peut que repousser le ballon en face de lui, là où rode Yoann. Etant en retard et au sol, il se relève à moitié et tend illico sa jambe, sur une frappe mal placée du beau-gosse-que-tout-le-monde-ne-l’aime-plus. Homme du match (pour Pierre Ménès, qui pompe sur nous, c’est bien connu), il assure son triste point mais fait plutôt la part belle à son club.
N’écoutez pas le Canal Foot Club, Lyon va devoir, après une tranquille victoire contre Arles, se déplacer à Sochaux puis au Real. A 4 jours d’intervalle, il serait utopique de croire que Puel va aligner coup sur coup son équipe-type. D’autant plus qu’il faudra compter par la suite sur une baisse de régime après une telle rencontre alors qu’il faudra terminer la semaine en jouant Rennes, talonnant et inquiétant le LOSC. Pire, si jamais Lyon arrive à se qualifier pour les quarts de la Champ’s, jouer le double tableau risque de s’avérer trop dangereux pour un groupe où le turn-over rime avec horreur (bétonner, bétonner et bétonner).
Dernier parmi les prétendants, Lyon est en embuscade. Mais ce sera à lui d’assurer ses prochaines échéances et de suivre le rythme de l’échappée qui commence à bouchonner en tête. Allez, dans 2 journées, le sprint va pouvoir commencer, mais Lyon est pour le moment au pied du Ventoux.
Les notes, par A la Culotte (rime, tu notes).






