Dans une récente déclaration, Rabah Madjer a tenu à clarifier sa position suite à sa nomination en tant que sélectionneur de l’équipe nationale algérienne. Depuis son arrivée, il est confronté à de nombreuses critiques et à des attaques concernant sa compétence et son parcours. L’ancien joueur star a affirmé qu’il subissait une campagne orchestrée visant à le déstabiliser alors qu’il s’efforce de redresser l’équipe nationale, actuellement en crise.
Une nomination difficile
Rabah Madjer, légende du football algérien, a été nommé sélectionneur de l’équipe nationale algérienne le 19 octobre. Toutefois, son arrivée s’accompagne de doutes quant à ses capacités à mener une équipe qui traverse une phase délicate. Des voix s’élèvent, y compris celle de Nasser Sandjak, ancien sélectionneur, qui questionne la connaissance de Madjer sur le football africain contemporain.
Une réponse à la défiance
S’exprimant lors d’une interview avec Jeune Afrique, Madjer a affirmé qu’il n’avait pas été candidat à ce poste, mais que c’était Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football, qui l’avait contacté. Malgré les critiques, il a accepté la proposition, motivé par son amour pour son pays et son désir de voir l’Algérie gagner.
Des attaques infondées
Depuis sa nomination, Madjer fait face à une avalanche d’attaques. Selon certaines rumeurs, son arrivée aurait été influencée par des « hauts responsables », un propos qu’il réfute. Madjer déclare fièrement : « Officiellement, j’ai été nommé par la FAF, mais si cette information était vérifiée, je serais honoré que les hautes instances me fassent confiance pour diriger l’équipe nationale ».
Une campagne de déstabilisation
Le sélectionneur est convaincu qu’il est la cible d’une campagne de déstabilisation orchestrée par des individus qui ne souhaitent pas le succès de l’équipe nationale. « Ces attaques sont menées par des personnes malintentionnées », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il préfère répondre par le silence plutôt que s’engager dans des querelles. Il estime que ces attaques sont motivées par la difficulté actuelle de l’équipe et que toute nomination aurait suscité des critiques.
Des défis à relever
Le chemin ne sera pas facile pour Madjer, qui doit maintenant préparer son équipe pour le match crucial contre le Nigeria, prévu le 10 novembre à Constantine. Pour lui, cet affrontement représente non seulement un enjeu sportif mais aussi une occasion de bâtir un collectif solide, réunissant joueurs locaux et binationaux.
La question des diplômes
Les détracteurs soulèvent également des doutes sur ses qualifications d’entraîneur. Madjer insiste sur le fait qu’il possède plusieurs diplômes, dont un obtenu à Clairefontaine en France. Il souligne également que son expérience en tant que joueur de haut niveau est un atout indéniable pour son nouveau rôle. « Mes meilleures qualifications, ce sont mes années passées sur le terrain », a-t-il affirmé avec assurance.
Un salaire symbolique
Concernant sa rémunération, des rumeurs circulent, affirmant que son salaire serait inférieur à celui de son prédécesseur, Lucas Alcaraz. Rabah Madjer a choisi de ne pas divulguer le montant exact de son salaire, mais il a précisé qu’il ne cherchait pas à maximiser ses gains. « Je ne marchande pas avec mon pays. Mon objectif principal est de mener l’équipe à la victoire », a-t-il déclaré, pesant l’importance de sa mission avant toute autre considération.
Un appel à l’unité
Dans ce climat de tensions, Madjer a lancé un appel à l’unité, en exhortant les supporters et les amoureux du football algérien à ne pas prêter attention aux rumeurs et aux critiques infondées. Il souligne que le succès de l’équipe dépendra avant tout de la cohésion de ses membres, qu’ils soient joueurs, entraîneurs ou supporters.
Avec une vision claire et un engagement sans faille, Rabah Madjer se prépare à relever les défis qui l’attendent, espérant redorer le blason d’une équipe nationale en péril. Il ne reste plus qu’à espérer que son planning stratégique et sa passion pour le football ouvriront la voie à un renouveau tant attendu.