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	<title>La Madjer &#187; Aulas</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>Lyon, aussi supporté qu’insupportable</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 09:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Club roi de la dernière décennie, l&rsquo;Olympique Lyonnais cherche aujourd&rsquo;hui à négocier sa sortie des projecteurs, voire à l&rsquo;écourter. En construisant un projet censé lui redonner son lustre d&rsquo;antan, le club a réussi à s&rsquo;assurer le soutien de sa base la plus fidèle, mais à quel prix ? Dans le reste du pays, l&rsquo;agacement à l&rsquo;égard d&rsquo;un club qui n&rsquo;a plus les moyens de son arrogance se fait sentir. En parfaite subjectivité, nous avons essayé de comprendre les points de vue de deux camps plus opposés que jamais.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-19682"></span></p>
<h3><a href="/lyon-supporte-insupportable/aulas2/" rel="attachment wp-att-19699"><img class="size-full wp-image-19699 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2014/12/aulas2.jpg" alt="aulas2" width="900" height="450" /></a></h3>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Lyon, l’Olympique lové</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jadis roi de la jungle du football hexagonal, Lyon ressemble aujourd’hui moins au félin souverain qu’à un gros chat aux griffes émoussées, roulé en boule, somnolant à moitié comme pour mieux rêver du futur. Pourtant, loin des gloires passées, les Lyonnais font plus que de s’accommoder de la situation : ils la savourent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce qui d’abord est gloire à la fin est fardeau »</em>, écrivait Victor Hugo dans <em>La Légende des Siècles</em>. A trop vouloir écrire celle du début du XXIe siècle footballistique, l’Olympique Lyonnais s’exposait évidemment à connaître un retour à la réalité aussi brutal qu’abrupt. Quand, lors du jubilé de Juninho, le virage Nord de Gerland se met à genoux pour implorer la légende du club de rester, il y a déjà un peu de cette chute. Comme si le club renonçait au 8<sup>e</sup> titre inscrit sur le dos désormais tourné de son meneur emblématique. Pourtant, dès 2007, l’emblématique Jean-Michel Aulas avait annoncé vouloir ériger à Decines-Charpieu le théâtre de ses rêves, comme pour mieux capitaliser sur les succès alors encore nombreux de son équipe. La suite, malheureusement, est connue de tous : entre grognes assourdissantes et embourbements administratifs, le Stade des Lumières reste dans l’ombre d’un placard jusqu’en 2012, date d’obtention du permis de construire. Déjà trop tard.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Lyonnais sont acculés sur le terrain, mais aussi en coulisses. Dans le service comptabilité, loin des rentrées d’argent incessantes de la grande époque, on fait les bilans, calmement, en se remémorant chaque instant. Pourtant, le verdict tombe à chaque exercice, implacable, et les pots de départs se succèdent inlassablement. La liste des joueurs partis entre 2009 et 2014 ressemble plus à un panthéon du club qu’à un dégraissage. Evidemment, tout l’argent accumulé ne sera pas réinvesti dans l’équipe mais dans le stade, le club souhaitant être propriétaire de son bâtiment, quitte à en payer le prix fort. Une équipe qui perd tous ses leaders pour nourrir un projet invisible des supporters, une descente au classement en même temps que l’avènement d’un PSG taillé pour la gloire : l’OL semble promis à un destin funeste. Pourtant, c’est dans cette terre en apparence brûlée que pousseront des sentiments jusqu’ici inconnus entre Rhône et Saône. Après l’ouverture à outrance d’un club attirant les opportunistes curieux, les zones d’ombre permettent de se recentrer sur soi-même. En ne cherchant plus à être l’identité de la France, Lyon peut enfin partir à la recherche de la sienne.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le déclin de l&rsquo;Empire</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Si la stratégie empreinte de jeunisme du club est souvent décrite comme plus subie que choisie, elle est pourtant au cœur du statut acquis par le club auprès de ses supporters. Bien sûr, les Diarra, Tiago, Essien, aujourd’hui durablement installés dans le cœur des rhodaniens, n’étaient pas plus lyonnais qu’un kouign-amann. Bien sûr, il serait honteusement mensonger d’affirmer que les résultats n’étaient pas la première cause de popularité de l’OL d’il y a 10 ans. Mais en observant les joueurs ayant des places de choix dans le panthéon lyonnais se dégage souvent une capacité à s’ancrer dans le paysage local. Inutile d’insister sur la caution locale de Karim Benzema, mais la capacité de Juninho à se fondre dans le décor est, elle, assez significative. Plus qu’un club compétitif, le Brésilien a trouvé un cadre de confort et de confiance, et sa capacité à s’inclure dans le tableau transparait dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=E6P7AEb2KBk">les images de son jubilé</a>. L’attachement ne suffisait évidemment pas à assurer une carrière entre Rhône et Saône, comme peuvent en témoigner le nombre de jeunes débarqués d’un club à l’équipe première alors quasi inaccessible. Mais plus qu’un choix par défaut, la recherche de symbiose identitaire entre l’équipe et la région correspond au retour d’une valeur certes reléguée au second plan, mais toujours présente.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste le plan le plus délicat, le nerf d’une guerre en apparence perdue : le déclin sportif. Après avoir goûté trop longtemps à la victoire sans partage, après avoir été élevé sans apprendre à partager le gâteau, le retour à la réalité aurait pu être fatal pour les Lyonnais. Malgré l’appui d’un bassin démographique important, la perte d’aura sur le plan national est irrémédiable. Un dicton lyonnais affirme parfois que les opportunistes à Lyon ne sont pas ceux qui sont arrivés en 2002, mais ceux qui sont partis en 2009. Pourtant, un élément a permis de conserver l’espoir chez les fidèles inamovibles : le Stade des Lumières. Aimant bipolaire, il attire à lui les plus sombres désillusions comme les plus fols espoirs.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">OL eyes on me</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Comme un âne continuant d’avancer inlassablement vers la carotte se balançant devant lui, le Lyonnais accepte les pires privations sportives au nom de ce stade où il pourra un jour s’époumoner en chantant la gloire de son équipe. Si les dernières années ont été plutôt bien acceptées par les supporters, c’est d’abord parce qu’elles étaient prévues : faire le dos rond, se priver d’éléments moteurs pour récupérer de l’argent, tout cela était inévitable. Bien sûr, l’avènement financier et sportif de Paris, voire Monaco, n’étaient pas dans les plans, et l’objectif de continuer à accrocher la Ligue des champions chaque année s’en est trouvé violenté. Mais compte tenu des années de disette initialement promises, les performances lyonnaises apparaissent presque comme une bonne surprise. A maintenant à peine plus d’un an de son déménagement, l’OL n’a pas quitté le club des 5 de la Ligue 1. Et tant pis pour les accidents de parcours : pour ce chantier, quelque part dans l’Est lyonnais, on pourrait presque tout accepter. Même une récente défaite dans l’iconique derby semble se fondre dans la promesse d’une dynamique prometteuse. Si le plan s’avère moins profitable que prévu, on pourra s’interroger sur le fait de mener coûte que coûte un projet avec 5 ans de retard, dans un contexte totalement bouleversé. Pourtant, tout ne serait alors pas perdu. On dit parfois que le voyage importe moins que la destination : même si les Lyonnais ne parviennent plus à gagner autant qu’avant, ils auront au moins réappris à perdre.</p>
<p style="text-align: justify;">La cote d’amour de l’OL auprès de ses sympathisants se situe quelque part au croisement de ces éléments : en ne survolant plus la scène nationale, le club s’est rapproché de ses soutiens. Dans son malheur, il a appris à ne plus vouloir plaire au plus grand nombre, et a profité des investissements toujours très élevés dans sa formation pour basculer très rapidement son image. Comme pour mieux se protéger des critiques extérieures, l’OL s’est replié sur lui-même, a cultivé une touche locale jadis éclipsée par la lourde attente de résultats, quitte à saborder violemment les symboles du passé. En 5 ans, le symbole sur le déclin a réussi à renverser la tendance, et à donner aujourd’hui l’image d’une jeunesse conquérante, forcément séduisante aux yeux de son public. Mais cette patience, cette capacité à faire le dos rond n’auraient sûrement pas été les mêmes sans l’aura d’une figure centrale dans ce projet : Jean-Michel Aulas. L’homme qui a amené l’OL dans des contrées jusqu’alors jamais explorées jouit d’une telle cote de confiance qu’il a réussi à faire croire les Lyonnais à un projet encore aujourd’hui très risqué. Peut-être est-il même la clé de cette étonnante confiance des rhodaniens en leur club : au crépuscule d’une carrière de Président au bilan exceptionnel, c’est certainement le dernier cadeau qu’ils peuvent lui faire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter wp-image-19700 size-full" src="/wp-content/uploads/2014/12/gradins.jpg" alt="Du béton et des rêves." width="939" height="626" /><br />
<em>Du béton et des rêves.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Ce Lyon aboie mais ne mord pas</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intouchable hier, Lyon est peu à peu rentré dans le rang et semble vivre dans le souvenir de son glorieux passé proche. Absent de la scène européenne cette année pour la première fois en 18 ans, l’Olympique Lyonnais s’est aussi fait lentement une belle place dans le club fermé de ceux qu’on aime détester. Pour tout un tas de raisons.   </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Tu vois, de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas »</em>, écrivait Fuzati. Une chose est sûre, Lyon ne laisse pas indifférent. Largement supporté dans l’hexagone (sur le podium, derrière Paris et l’OM d’après les dernières études de popularité), il prend aussi, petit à petit, une sacrée place dans le classement de la « hate » chez les fans adverses. Pourtant, difficile d’en expliquer les raisons… Jalousie diront les Lyonnais ? Peut-être un peu, pourtant, à l’aune de la domination de l’OL en Ligue 1, les Gones ne suscitaient que nouvelles vocations (tournées depuis vers le PSG) ou indifférence générale. Il existait clairement une certaine lassitude de voir inlassablement la même équipe rafler le Graal à la fin de la foire, mais de la jalousie ? Pas au point de rejeter le club comme ça peut être le cas aujourd’hui. Dans la situation d’un supporter de l’OM, c’est encore plus étrange. Lyon pourrait représenter un allié crédible dans l’optique de barrer la route du PSG (ou, potentiellement, de Monaco), mais au contraire, il est devenu « l’adversaire à abattre ». Comme s’il projetait sur Lyon la frustration de voir le club de la capitale s’éloigner pas à pas hors de sa portée (et ce malgré l’excellente saison actuelle, sous l’impulsion de l’arrivée de Marcelo Bielsa). Au lieu de devenir l’associé, il est devenu le rival. Un Régis un peu cheap. Par défaut.</p>
<p style="text-align: justify;">Paradoxalement, plus l’OL décline, plus on le déteste. Justement parce qu’il devient un adversaire de premier plan (après avoir été inaccessible sept années durant) pour les prétendants aux places européennes ? Lyon absent pour la première fois depuis longtemps de la scène européenne, mais Lyon choc immanquable, quasiment au niveau de celui du PSG deux semaines plus tard, face à l’OM. Comme tous les ans ? Pire encore, et sans doute pour la première fois à un tel niveau d’attentes. Les mentalités changent, et les Rhodaniens réussissent une prouesse qu’ils n’avaient pas réellement accomplie entre 2002 et 2008 : ils entrent enfin dans le panthéon des clubs honnis, symbole d’une vraie reconnaissance. Le tout récent classement des clubs de L1 par popularité place d’ailleurs l’OL à la 13<sup>e</sup> place (avec, certes, 80% de bonnes opinion et un score en hausse), assez loin devant l’OM (17<sup>e</sup>) et le PSG (19<sup>e</sup>), mais tout de même. Alors qu&rsquo;ils auraient pu capitaliser sur l&rsquo;arrivée massive de sympathisants indolents au milieu des années 2000, les revoilà au niveau d&rsquo;un club moyen de Ligue 1, aussi loin de clubs historiques (Nantes et Saint-Etienne, en tête de classement) que des monuments qui suscitent l&rsquo;amour et la violence. Une insupportable tiédeur pour la majorité des Français, une haine froide de la part de leurs rivaux olympiens : pour un club qui rêvait de tirer profit de la fièvre jadis mise au championnat français, l&rsquo;échec est réel.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le talent survendu</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Ils le doivent sans doute un peu à Rémi Garde (pourtant intéressant dans son rôle), insupportable comme rarement (René Girard ?) avec le corps arbitral l’an dernier, que les plaintes soient justifiées ou non (en vrac : <em>« On perd la finale sur une erreur d’arbitrage. »</em> (finale de Coupe de la Ligue, 19 avril dernier) ; <em>« Le derby on l’a perdu mais je considère qu’on a été volés sur ce match et qu’on ne l’a pas complètement perdu. On n’avait pas trop envie d’en parler parce qu’on s’est habitués à se faire voler deux semaines avant. »</em> (après Monaco et Saint-Étienne, en mars et avril derniers) ; mais aussi après Tottenham en février, Lorient en mai… Un violent enchaînement). Beaucoup s’en souviennent pour ces coups de sang déplacés plus que pour son boulot admirable avec un groupe composé quasi-exclusivement de jeunes pousses qu’il aura aidées à grandir. Il l’a cherché, lui qui aura passé 3 ans dans le championnat de France sans dévoiler autre chose de sa personnalité qu&rsquo;une grande capacité de plainte.</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu aussi à leur propension à survendre en permanence leurs jeunes, certes talentueux pour certains, mais être formé à Lyon ne transforme pas un joueur en « promis au très haut niveau ». Certes Lyon tourne bien après un début calamiteux, certes compte tenu de l’effectif c’est un petit exploit, certes c’est remarquable. Mais mon collègue et néanmoins ami Nicolas l’a évoqué : cette situation est plus subie que voulue (« Oh, Stade des Lumières… »). Problème, la bonne forme actuelle de la plupart de ces jeunes pousses n’est pas nécessairement synonyme de future grande carrière comme beaucoup aiment à le penser, et l’étaler. Fekir, Lacazette, Tolisso, Gonalons, Umtiti, Bahlouli, N’Jie, Lopes, Ferri, Benzia, Grenier… Si la régularité de certains est notable cette saison, l’avis sur les autres suit le sens du vent, un coup génies, un coup gênants. Si les bilans comptables de Lacazette et Fekir sont intéressants, ils permettent surtout de masquer les carences de leurs congénères, qui suivent par bonheur la spirale positive. Cette saison n’a même pas encore désigné son champion d’automne qu’on nous vend et survend certains des éléments suscités comme des cracks. Plus dure sera la chute ?</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aulas on me</span></h4>
<p style="text-align: justify;">Enfin, dernier symbole de cette vague anti-OL, « M. Le Président ». Canonisé par ses adeptes quand les autres prient pour le voir crucifié, Jean-Michel Aulas, capable de faire venir un huissier de l&rsquo;autre bout de la France pour constater la pelouse avant un match qu&rsquo;il sent mal engagé, reste au fond le leader charismatique que tous les clubs aimeraient voir à la tête de leur projet. Indéboulonnable, engagé, provocateur, de mauvaise foi et même assez rigolo, il incarne à lui seul ce qu’on aime dans un sens, déteste de l’autre. Même le projet lyonnais, son projet, de miser sur la jeunesse et le centre de formation afin de construire pierre par pierre un stade qui lui appartiendra, au détriment des résultats, ne peut qu&rsquo;être applaudi (et est d&rsquo;autant plus agaçant ?) puisqu&rsquo;il fonctionne plutôt bien pour l&rsquo;instant. Lyon reste dans le haut du panier sans pour autant pouvoir réellement lutter, comme tout le monde en Ligue 1, à armes égales avec le PSG ou l&rsquo;ASM de l&rsquo;an passé. Au moment de faire les comptes, dans le Stade des Lumières, l&rsquo;OL pourrait bien avoir une nouvelle raison de fanfaronner.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, c’est un ensemble de petites choses qui font que le statut de Lyon dans le cœur de ses rivaux est passé de « indifférence » à « animosité sans limite ». Et cette dernière grandit de plus en plus. Ils sont nombreux aujourd’hui à espérer voir Lyon se casser la gueule bien salement. Comme un retour de flamme après une domination sans partage ? Sans doute un peu. Plus que de la jalousie, c’est presque « justice » que l’on demande, pour avoir trop souvent vu la Ligue 1 se faire maltraiter par le grand Lyon. Dernier exemple en date : le derby face à Saint-Étienne. Sans doute plus pour défendre nos propres intérêts qu’autre chose, nous étions légion ce soir-là, sur les réseaux, à nous réjouir de la défaite de Lyon plutôt que de la victoire des Verts. La rançon du succès.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/lyon-supporte-insupportable/football-toulouse-vs-lyon-ligue-1-25112012/" rel="attachment wp-att-19708"><img class="aligncenter  wp-image-19708" src="/wp-content/uploads/2014/12/RemiGardearbitre.jpg" alt="FOOTBALL :  Toulouse vs Lyon - Ligue 1 - 25/11/2012" width="900" height="600" /></a><a href="/?attachment_id=" rel="attachment wp-att-19707"><br />
</a><em>Rémi Garde, bouche bée devant tant d&rsquo;indifférence</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Paul &amp; Nicolas</strong></p>
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		<title>Combien ça coûte, un futur grand ?</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Sep 2013 08:47:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Aux âmes bien nées, la valeur n&#8217;attend point le nombre des années. », écrivait Corneille il y a maintenant un certain temps. Cette phrase, qui pourrait figurer sur la carte de visite de Jean-Michel Aulas, trouve aujourd&#8217;hui un écho particulier tant les transferts élevés de jeunes pépites se multiplient. Alors, ça...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/combien-ca-coute-un-futur-grand/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b>« Aux âmes bien nées, la valeur n&rsquo;attend point le nombre des années. », écrivait Corneille il y a maintenant un certain temps. Cette phrase, qui pourrait figurer sur la carte de visite de Jean-Michel Aulas, trouve aujourd&rsquo;hui un écho particulier tant les transferts élevés de jeunes pépites se multiplient. Alors, ça va chercher dans les combien, le prochain Zidane ? <span id="more-18622"></span></b></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/combien-ca-coute-un-futur-grand/combien-coute-pernaut-fraioli/" rel="attachment wp-att-18623"><img class="alignnone size-full wp-image-18623" src="/wp-content/uploads/2013/09/combien-coute-pernaut-fraioli.jpg" alt="combien-coute-pernaut-fraioli" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Si Jean-Pierre avait un droit de regard sur les transferts, ça serait moins le bordel.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le 2 septembre, à une heure où la boucherie de tonton Adil était déjà fermée depuis longtemps, l&rsquo;OM a mis un terme à un feuilleton de l&rsquo;été dont la qualité n&rsquo;avait rien à envier à Zodiaque, diffusé en 2004 sur TF1 et qui faisait depuis référence en la matière. 15 millions pour une coiffure impeccable, des promesses par centaines, mais surtout des réactions, partout, tout le temps. Au-delà de la dimension symbolique d&rsquo;un bras de fer qui tourne à la faveur du joueur, que penser de la somme ? Les Marseillais, en majorité fiers de leur nouveau poulain, se défendent en accusant un marché devenu fou, dont les prix n&rsquo;ont plus rien à voir avec ceux d&rsquo;il y a encore quelques étés. Après tout, Thauvin ne vaut-il pas 15% de Gareth Bale ? Si on met sur un terrain 6 Thauvin contre un Bale, qui l&rsquo;emporte ? Les raisonnements hautement scientifiques comme ce dernier se succèdent au fil des débats, alors que le joueur, lui, n&rsquo;a toujours pas joué un match de Ligue 1 depuis mai dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, tous les transferts de jeunes joueurs prometteurs ne tiennent pas en haleine les rédactions pendant de longues semaines. Au-delà du cas Thauvin où toutes les parties en présence ont malheureusement versé dans un excès certainement encouragé par l&rsquo;intérêt médiatique, le statut du jeune joueur a changé, et soulève de nouvelles questions. Si tous les clubs cherchent à détecter de plus en plus tôt la nouvelle pépite qui leur assurera, sinon une plus-value sportive, au moins un retour sur investissement maximal, il est logique que des échanges précoces s&rsquo;en suivent. Sur ce point, rien de nouveau : souvenons-nous du mythe du « joueur français parti trop tôt » qui animait déjà toutes les conversations quand le jeune Djibril Cissé, alors impérial en Division 1, entendait les sirènes de l&rsquo;étranger. Sinama-Pongolle, Le Tallec, des noms qui resteront longtemps synonymes de transferts trop précoces et de talents gâchés. Seulement, aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est plus l&rsquo;âge qui soulève des questions, mais le prix : combien est-on prêt à offrir pour un potentiel naissant, mais pas confirmé ? Le marché du jeune joueur est-il vraiment atteint d&rsquo;une ivresse qui pousse à la surenchère, ou le football a-t-il évolué au point de justifier des sommes toujours plus élevées ?</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>Âge tendre et chèques en bois</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Quelques semaines avant que Flotov ne quitte la capitale des Flandres pour l&rsquo;équivalent du PIB mensuel de la Micronésie, un événement ayant fait un peu moins de bruit n&rsquo;est pourtant pas moins significatif : Anthony Martial, sacrifié sur l&rsquo;autel de la trésorerie dans le vert, est devenu le joueur mineur le plus cher de l&rsquo;histoire de la Ligue 1. Cinq millions d&rsquo;euros pour un espoir de Tola Vologe, peut-être l&rsquo;attaquant le plus prometteur de sa génération à la confluence du Rhône et de la Saône, mais seulement 51 minutes de Ligue 1 au compteur. Bien sûr, Martial n&rsquo;a pas attendu d&rsquo;avoir le blason de la Ligue 1 apposé sur le bras pour jouer au foot, mais il ne s&rsquo;agit là que d&rsquo;un potentiel en attente de confirmation, de belles promesses qui n&rsquo;engagent que ceux qui sont prêts à payer pour les voir en action.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors certes, il s&rsquo;agit là d&rsquo;un transfert de l&rsquo;ogre Monaco, d&rsquo;un club qui n&rsquo;a pas peur de poser des gros billets sur les tables de négociation, et dont la stratégie d&rsquo;image consiste même en une surenchère permanente pour effrayer et faire parler de soi. Pourtant, il y a bien eu cet été un appétit particulier pour les jeunes talents, et pas seulement en France ; si l&rsquo;on observe les 50 transferts les plus onéreux de tous les temps de joueurs de moins de 23 ans, une tendance se dégage clairement. De Neymar à Kondogbia en passant par Isco, Lamela ou Schürrle, 10 jeunes joueurs ont gagné leur place dans le top 50 en étant transféré cet été.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/combien-ca-coute-un-futur-grand/tableau-1/" rel="attachment wp-att-18625"><img class="alignnone size-full wp-image-18625" src="/wp-content/uploads/2013/09/Tableau-1.jpg" alt="Tableau 1" width="608" height="376" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Trop contents d&rsquo;avoir passé vivants le bug de l&rsquo;an 2000, les clubs ont eu la main lourde au mercato suivant.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Difficile évidemment de savoir si cette tendance va durer, mais le fait est clair : cet été, les jeunes ont eu le vent en poupe. 24 transferts de joueurs de moins de 23 ans se sont conclus à 10M ou plus, parmi lesquels 4 français : Kondogbia et Thauvin, donc, mais aussi Digne et Guilavogui. Ne faisons pas de raccourci hâtif : loin de moi l&rsquo;idée d&rsquo;affirmer que mettre plus de 10 briques sur un joueur de cet âge est un geste inconsidéré et forcément symbolique d&rsquo;une folie générale du marché. Mais il s&rsquo;agirait d&rsquo;étudier tous ces jeunes premiers pour comprendre ce qui motive d&rsquo;investir grassement sur eux.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>Habileté et rentabilité</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Revenons un instant au cas Thauvin, cette fois dans le camp des détracteurs, ceux qui ne comprennent pas qu&rsquo;un rookie puisse quintupler de valeur en 6 mois. Le principal reproche fait aux dirigeants olympiens est d&rsquo;avoir fait sauter les plafonds de la carte bleue pour un joueur qui n&rsquo;a qu&rsquo;une connaissance limitée du haut niveau. Thauvin sort d&rsquo;une saison pleine avec le SC Bastia, mais c&rsquo;est malheureusement la seule en 1e division dont il puisse se targuer. Bien sûr, il est Champion du Monde des moins de 20 ans, mais cela ne suffit pas à dissiper les doutes : le championnat est une discipline à part, une année entière où la régularité prime. Et cette régularité, bien malin qui saura en faire la démonstration en s&rsquo;appuyant sur une carrière aussi jeune.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prix d&rsquo;achat serait-il donc fonction de cette régularité ? Après tout, puisque c&rsquo;est bien cette insécurité qu&rsquo;on reproche aux équipes qui investissent lourdement sur des jeunes talents, il serait tentant d&rsquo;investir sur des éléments qui allient talent et garanties. Dans un football dont le vocabulaire se rapproche de plus en plus de celui de la gestion patrimoniale, pourquoi les clubs ne chercheraient-ils pas les mêmes qualités que celles de leurs placements financiers : rendement et sécurité ? Pour s&rsquo;en convaincre, reprenons nos 24 stars de l&rsquo;été qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;indemnité de plus de 10M, et observons leur expérience, en nombre de matches professionnels.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/combien-ca-coute-un-futur-grand/tableau-2/" rel="attachment wp-att-18626"><img class="alignnone size-full wp-image-18626" src="/wp-content/uploads/2013/09/Tableau-2.jpg" alt="Tableau 2" width="694" height="428" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur les ratios prix/expérience de ces 24 joueurs, deux tendances se dégagent. A moins de 20 millions, l&rsquo;expérience semble n&rsquo;avoir qu&rsquo;une influence limitée sur le prix d&rsquo;achat : Bojan, 240 matches en pro au moment de son transfert, a été racheté par Barcelone quasiment au même prix que celui qui l&rsquo;avait fait partir de Catalogne 3 ans plus tôt. Dans ce groupe de ceux qui valent entre 10 et 20 millions, on retrouve aussi des joueurs comme Eriksen ou Ljajic, qui ont enchaîné les matches au plus haut niveau sans pour autant valoir plus que Digne, Thauvin ou Bruma, un peu plus tendres. Les 4 non-internationaux de ce groupe, que sont Digne, Fred, Thauvin (20 ans chacun) et Bruma (18 ans), avec leur faible nombre de matches en pro, confirment que l&rsquo;expérience ne joue dans cette gamme de prix qu&rsquo;un rôle limité.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-dessus de 20 millions, en revanche, la relation prix-expérience semble plus claire. Sur les 10 joueurs concernés par ces montants, 6 apparaissent quasiment sur la même ligne, et indiquent une corrélation entre des indemnités de transfert record et un nombre de matches déjà conséquents pour leur jeune carrière. En-dessous de cette ligne apparaissent 3 joueurs : Kondogbia, dont le prix n&rsquo;aurait pas pu être plus élevé (clause libératoire), Thiago Alcantara qui avait lui aussi une clause, et Schürrle, dont Leverkusen ne demandait pas plus. Seul joueur au-dessus de la ligne représentant la tendance, Marquinhos, acheté pour plus de 30 millions par le PSG après une bonne saison à la Roma, sans pour autant être international.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les transferts de jeunes pépites ne peuvent donc pas être analysés de la même façon. Au-delà d&rsquo;un certain montant, le talent seul du joueur ne suffit plus pour justifier des indemnités qui pèsent lourdement sur le budget transfert d&rsquo;un mercato. En dehors de l&rsquo;exception Marquinhos, acheté par un PSG en quête d&rsquo;investissements médiatiques pour contrer l&rsquo;influence grandissante de Monaco, les joueurs transférés pour plus de 20 millions affichaient des garanties de niveau proportionnelles à la somme dont ils ont fait l&rsquo;objet. En-dessous de ces sommes, pourtant, le talent semble suffire à justifier des montants à huit chiffres, même si les joueurs n&rsquo;ayant même pas deux saisons dans les jambes sont encore rares. Malgré une recherche bien compréhensible de sécurité dans les investissements, il y a dans le marché des transferts des espoirs du football mondial une part d&rsquo;irrationalité encore bien présente. Rendez-vous dans quelques années pour voir si ces coups de folie auront été plus judicieux qu&rsquo;ils ne semblent l&rsquo;être aujourd&rsquo;hui.</p>
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		<title>Ep. 1 : j’ai vu la mallette de Jean-Michel Aulas</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 14:36:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sofiane]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cool story, bro]]></category>
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		<description><![CDATA[Je suis Eddy Fleck, personnage de 49 ans, ultra-reconnu dans le monde du football. Je suis là pour vous faire vivre le côté caché des clubs de football. Sans aucune mythomanie. Tu peux retrouver mes précédentes investigations ici. Bafé et le clin d’œil croate. Ce titre pourrait sortir tout droit...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/episode-6-jai-vu-la-mallette-de-jean-michel-aulas/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7891" title="Lyon's Bafetimbi Gomis (L) scores a goal" src="/wp-content/uploads/2012/01/gomis_zagreb-1323342008_zoom26_crop_800x600_800x600+36+36.jpg" alt="" width="620" height="350" /></p>
<blockquote><p>Je suis Eddy Fleck, personnage de 49 ans, ultra-reconnu dans le monde du football.<br />
Je suis là pour vous faire vivre le côté caché des clubs de football.<br />
Sans aucune mythomanie. Tu peux retrouver mes précédentes investigations <a href="http://soccerliar.wordpress.com/" target="_blank">ici</a>.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Bafé et le clin d’œil croate. Ce titre pourrait sortir tout droit d’un film produit par les usines Marc Dorcel, mais c’est bien de foot qu’on parle. J’entends votre petite voix, derrière l’écran, se demandant pourquoi je remets le sujet sur la table. Alors j’vais vous dire pourquoi. Et bien parce que. Ah oui, le sujet c’est bien sûr Dinamo Zagreb-Lyon. Le match où un seul gagnant avait parié un 7-1 pour l’OL. D’ailleurs, je veux bien le rencontrer le type et connaître le numéro de son fournisseur de produits illicites. Surtout s’il avait aussi prévu le but de Jimmy Briand… Ce jour-là, j’étais du déplacement avec le groupe. Un peu en &laquo;&nbsp;guest&nbsp;&raquo;, comme disent les kainris. De toute façon, c’était plus pour visiter la Croatie qu’autre chose. Lovren m’avait vanté les manneq…, enfin le patrimoine culturel du pays (Geneviève De Fontenay devrait aller faire ses courses là-bas d’ailleurs).</p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi 7 décembre 2011. Zagreb. L’affaire Bafé Gomis. Oui j’aime bien commencer mes histoires façon Christophe Hondelatte. Pas celui qui chante hein, l’ancien animateur. Lyon joue son dernier match de poule contre le Dinamo Zagreb tandis que l’Ajax accueille le Real Madrid. La différence de buts est énorme entre les Hollandais et les Français. Le club Aulassien ira en Europa League, c’est certain.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me souviens de cette journée. Le staff avait décidé le jour du match de faire le tour de la ville. Au détour d’une balade et en passant devant la fameuse cathédrale de Zagreb, j’ai eu une discussion avec le boss. Derrière, Aly essayait de marcher sans toucher les lignes des pavés au sol.</p>
<p style="text-align: justify;">« &#8211; Tu te rends compte Eddy. Après pratiquement une décennie de Ligue des Champions, nous allons connaître pour la première fois la petite sœur de la compétition. Et c’est même pas Puel qui nous y amène ! Si on m’avait dit ça il y a quelques mois, j’aurais mis du blanco sur la signature de Rémi Garde.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Oh vous savez président, ce n’est pas non plus la honte ultime. Vous avez toujours fait honneur à la France. Le seul souci, c’est qu’au niveau financier, il y aura un petit manque à gagner. Mais si vous jouez sérieusement la Ligue Europa… Et puis ce soir, qui sait. On peut toujours rêver à l’exploit.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Dabo, Cissokho, Gourcuff, Fofana, Briand. J’te parle pas de la troupe de Zavata, mais on s’y croirait presque ! Rémi m’a dit qu’il alignerait l’équipe bis ce soir. Quand j’pense que j’ai passé plus de 20 ans ici pour finir avec un club handisport. Ou alors ce soir on fait une Tapie. All-in. »</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai pas compris sa dernière blague mais ça avait l’air louche. Après la visite des monuments de la ville, nous avons passé la fin d’après-midi devant une partie de Poker. Licha mangeait les jetons pendant que Gourcuff nous piquait de l’argent à tous. Enfin presque.</p>
<p style="text-align: justify;">« &#8211; Lisandro, c’est Yohan qui te parle. Peux-tu me donner ton tapis ? Sachant que nonobstant la situation de victoire allant dans mon sens, j’aimerais récupérer ton butin et vaquer à mes occupations d’autiste.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Toi fermer bouche ! Oune paire dé 2, plous forte qué oune brelan dé rois ! »</p>
<p style="text-align: justify;">Fallait pas l’emmerder Licha. Direction le Stadion Maksimir. Les joueurs étaient détendus, c’était plus une rencontre amicale qu’autre chose. Le match démarre et on s’emmerde. Avec Jean-Michel, nous discutons de tout et de rien en loges. 1-1 à la mi-temps. Les croates sont à 10, ma tension aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">« EDDY ! Allez debout, réveille-toi. On va voir les joueurs au vestiaire. C’est pas parce qu’on est diffusé sur W9 avec les commentaires de Franck Leboeuf qu’on doit paraître aussi ridicule. J’vais les secouer un peu ! »</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le vestiaire, Aly expliquait à Lacazette de lui glisser les ballons dans les intervaux. Lacazette lui précisa qu’on ne disait pas &laquo;&nbsp;intervaux&nbsp;&raquo; mais qu’il aurait dit la même chose à sa place. Jean-Michel fixait depuis plusieurs secondes un objet au sol. C’était la mallette de Poker. Gourcuff l’avait toujours sur lui pour éviter que Licha ne bouffe la boîte.</p>
<p style="text-align: justify;">« &#8211; Bon Aly. Tu veux une prolongation de contrat ? Prolonger un contrat, c’est des sous en plus. Alors tu vas prendre la mallette et la déposer dans le vestiaire des Croates. Ne t’inquiète pas, c’est un cadeau que l’on a toujours fait à nos adversaires</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Très bien président. Mais « Croates » c’est la conjugaison de quel verbe ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Ne me demande pas comment et pourquoi mais Aly l’a fait. Le coach de Zagreb était tellement surpris qu’il n’a pas osé ouvrir tout de suite l’objet et l’a conservé dans un coin.</p>
<p style="text-align: justify;">Résultat, 6 buts en deuxième mi-temps et une qualification pour les 8èmes. Un coup de bluff à la Patrick Bruel. Seul bémol, Aly a &laquo;&nbsp;prolongationné&nbsp;&raquo; son contrat. Et ça c’est moche.</p>
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		<title>Foot français : et maintenant ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 10:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
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		<description><![CDATA[La saison 2010-2011 n'a fait que confirmer des quasi-certitudes sur le plan national. La hiérarchie du championnat a définitivement changé. Mort l'ogre lyonnais, disparue la comète bordelaise. Marseillais et Lillois en ont profité pour asseoir leur supériorité.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Passé le point sur le site, le contenant, il fallait forcément parler du contenu, le football. Et bien sûr d&rsquo;abord du foot français.</p>
<p style="text-align: justify;">La saison 2010-2011 n&rsquo;a fait que confirmer des quasi-certitudes sur le plan national. La hiérarchie du championnat a définitivement changé. Mort l&rsquo;ogre lyonnais, disparue la comète bordelaise. Marseillais et Lillois en ont profité pour asseoir leur supériorité. Deux clubs historiques ont poursuivi dans la médiocrité et déprimeront désormais leurs supporters en Ligue 2. Retour dans l&rsquo;élite où Paris refait parler de lui, grâce à ses performances mais surtout grâce à un recrutement clinquant à coups de billets qataris. On pensait cette Ligue 1 trop morose pour séduire des investisseurs aux finances démesurées. Puis Malaga, pas plus attirant que Nice, a été racheté. L&rsquo;intérêt qatari pour Paris n&rsquo;a finalement rien de surprenant tant il y a à construire dans une ville qui n&rsquo;a pas connu de succès retentissant depuis 1996.</p>
<p style="text-align: justify;">La saison 2011-2012 annonce ainsi un changement de hiérarchie financière dans l&rsquo;Hexagone. Le Lyon pilleur de la Ligue 1 doit payer trois ans de néant, l&rsquo;OM Labrune tranche avec le dépensier Dassier. Paris et les autres, semble-t-il. Que penser de ce déséquilibre, de ce monopole du pognon ? Au début des années 2000, la Premier League a connu une situation comparable avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;Abramovich et de ses lingots à Chelsea, qui a claqué des centaines de millions pour accélérer la progression des Blues. Pour finir par se calmer, constatant que quadrupler les postes n&rsquo;était pas l&rsquo;idéal, d&rsquo;autant plus avec des joueurs surcotés. Néanmoins, Chelsea n&rsquo;était pas le seul club de son championnat capable d&rsquo;aligner les chèques, à l&rsquo;inverse de Paris en France. Un championnat sans concurrence &laquo;&nbsp;mercatique&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est pas un peu chiant ? Un débarquement d&rsquo;un investisseur étranger en appelle-t-il d&rsquo;autres ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le positif de cette soudaine force de frappe économique dans la capitale, c&rsquo;est le possible retour de la compétitivité française à l&rsquo;échelle continentale. Fini l&rsquo;argument économique qu&rsquo;on nous servait à chaque défaite tricolore en milieu de semaine : &laquo;&nbsp;il faut de l&rsquo;argent pour recruter et gagner !&nbsp;&raquo;. Une indémodable réplique aux méchants critiques du football français, argument qu&rsquo;on sait stupide depuis l&rsquo;émergence du FC Porto, qui achète petit et revend gros, tout en triomphant. A présent, un club français est au même niveau financier que les plus grands. Si le succès se pointe, il faudra reconnaitre aux défenseurs de l&rsquo;argument économique leur pertinence. Si non, il faudra se demander où ça coince, si ce n&rsquo;est pas l&rsquo;argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rivaliser avec leurs concurrents européens, plusieurs clubs français vont se doter d&rsquo;un nouveau stade ou rénover l&rsquo;actuel. Lille joue sa dernière saison à Villeneuve d&rsquo;Ascq, le stade des Lumières tant voulu par Jean-Michel Aulas semble enfin arriver, Bordeaux aura sa nouvelle enceinte pour l&rsquo;Euro 2016. Le Vélodrome s&rsquo;injecte un peu de botox et ce sera au tour du Parc des Princes à l&rsquo;horizon 2013. Une modernisation tardive mais réjouissante tant elle touche la totalité des clubs au top aujourd&rsquo;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Profiter de l&rsquo;Euro 2016 pour rattraper un retard considérable sur les stades étrangers est une bonne idée. Encore faut-il s&rsquo;y présenter avec une équipe talentueuse. D&rsquo;ici là, il est nécessaire d&rsquo;accélérer la progression des équipes de France, oui, au pluriel. Les U17 ont perdu en quart du mondial mexicain (face aux locaux, vainqueurs de la compétition), les U20 ont été écrasés 4-1 pour leur premier match lors du mondial colombien (face aux locaux, décidément).</p>
<p style="text-align: justify;">Le prochain Euro n&rsquo;est que dans un an. Un an aussi depuis que Laurent Blanc a succédé à Raymond Domenech. Après des débuts poussifs, la France a réussi à lancer sa campagne de qualifs, mélangeant victoires décevantes en éliminatoires et satisfaisantes en amical. Après avoir redonné l&rsquo;habitude de la victoire à cette équipe, Laurent Blanc doit désormais s&rsquo;atteler à l&rsquo;animation offensive des Bleus, secteur en jachère depuis cinq ans. Ce sera indispensable pour bien figurer en Pologne et en Ukraine, puis face à l&rsquo;Espagne durant les qualifications pour la Coupe du Monde 2014. Les ibériques viennent d&rsquo;être sacrés champions d&rsquo;Europe en U19. En juin, ils avaient gagné cette compétition dans la catégorie U21&#8230;</p>
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		<title>Rémi Garde à Lyon, c&#8217;est officiel</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 08:04:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Walter Gargano]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Rémi Garde]]></category>

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		<description><![CDATA[Après trois ans à la tête de l&#8217;OL, Puel a été limogé par Jean-Michel Aulas. Ce départ était demandé par une partie des supporters lyonnais depuis la saison dernière déjà. Finalement, la seule consécration de Claude Puel lors de son passage à Lyon fut la demi-finale de Champions League en...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/remi-garde-a-lyon-cest-officiel/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après trois ans à la tête de l&rsquo;OL, Puel a été limogé par Jean-Michel Aulas. Ce départ était demandé par une partie des supporters lyonnais depuis la saison dernière déjà. Finalement, la seule consécration de Claude Puel lors de son passage à Lyon fut la demi-finale de Champions League en 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">Rémi Garde prend donc la tête du Lyon. Il n&rsquo;a jamais pris ce poste avant, et il était en charge du centre de formation lyonnais. Lors de sa carrière, il est surtout passé par Arsenal dont il fut le capitaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Luis Enrique à la Roma, Guardiola au Barça, Villas Boas à Porto, l&rsquo;OL cherche son coach &laquo;&nbsp;maison&nbsp;&raquo; à lui.</p>
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