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La superloupe fait partie depuis quelques années du gros couteau-suisse de Canal + pour décortiquer une rencontre. Et c’est sûrement sa lame la moins bien aiguisée pour découper des morceaux de match.

Quel est le point commun entre la superloupe de Canal + et la photographie de guerre ? Si les formats semblent opposés, la superloupe n’est  pourtant qu’une combinaison de centaines de photos mises au bout des unes et des autres. Les deux ont pour mission d’arracher des moments de vie. Les deux doivent raconter ce qui se passe réellement sur le terrain.

La guerre, on la suit à la télévision, en lisant les journaux, en écoutant la radio. On ne vit pas la guerre, à moins d’être un de ses protagonistes ou une de ses victimes collatérales. Le football, on le suit exactement de la même manière, mis à part qu’il est retransmis en direct, que les images sont celles du terrain, des acteurs d’une rencontre et d’un stade en vie. Mais que voyons-nous vraiment ? Des joueurs filmés à plusieurs mètres de hauteur, des crânes rasés, des cheveux longs, des blancs, des noirs, dix maillots d’une même couleur, dix d’une autre.

C’est là qu’interviennent et superloupe et photographie de guerre. Elles sont des prises de vue subjectives de ce que notre oeil ne peut voir en n’étant pas sur la pelouse, dans la guérilla ou dans la tranchée. Les clichés de la seconde guerre mondiale, du Vietnam, d’Afghanistan sont des témoignages, à jamais immortels. De la violence d’une mine qui arrache la jambe d’un soldat, des larmes qui coulent sur le visage d’un troufion tétanisé prenant conscience d’où il se trouve, de l’ennui d’un bataillon entre deux conflits, tentant en vain de simuler une vie à peu près normale sur un champ de bataille, de la mort omniprésente qui s’enfonce dans la poitrine d’un inconnu.

La superloupe a le même rôle, et pourtant, force est de constater que son utilisation frôle le ridicule et le comique de répétition. Pire, là où la photo se suffit à elle-même, les ralentis de la production de Canal + doivent subir des commentaires à chaud, décrivant mot pour mot ce que l’on voit image après image. Quel intérêt de s’exciter sur la cheville de Chantôme qui tourne sur une semelle de Guilavogui pendant Paris Saint-Germain – AS Saint-Etienne ? La lourdeur de Stéphane Guy n’a que d’égale que celle de Pierre Ménès à jeûn, surtout lorsqu’il est question de défendre mordicus que le cri du Parisien « est beau ». Oui, il l’est. Les images sont belles parce qu’elles s’extraient du fil d’un match que nous contemplons amorphe derrière notre télé. Oui, ce simple détail de la rencontre est beau, les gestes pleins de maîtrise et de puissance sont splendides une fois mis au ralenti parce qu’à vitesse réelle, il ne nous est pas permis de les contempler aussi bien que maintenant. Mais non, l’utilisation que Canal + fait de la superloupe n’a rien de beau.

Pour enfoncer le clou, ces ralentis focalisés sur un détail sont utilisés pour remplir les trous et les blancs d’un match. Une baisse d’intensité dans un Real Madrid – Barcelone ? Mettons Ronaldo en slow-motion lorsqu’il se rince la bouche avec une gourde. Un blessé pendant un Nancy – Brest ? Passons Grougi qui glisse sur le ballon. Si ces exemples sont (un poil) poussés, ils mettent en exergue le peu de valorisation dont bénéficie la superloupe.

Les bonnes séquences avec cet outil sont rares, et quand elles le sont, elles deviennent impitoyablement le bavoir des commentateurs, ne lésinant pas d’adjectifs – redondants – pour décrire l’évident. Par ailleurs, les plans passés au ralenti sont trop souvent les mêmes (un pied d’appui sur un coup franc, un duel aérien de la tête entre deux grandes perches) alors qu’il y a la possibilité de chercher des sentiments et des expressions ailleurs sur la pelouse : la surprise sur le visage d’un joueur qui contemple ses adversaires chargeant en contre, le désespoir de ne jamais voir le ballon arriver dans les pieds d’un attaquant, l’ennui et l’isolement d’un capitaine peu en vue sur une rencontre… Mais avant que la superloupe des caméras de Canal + arrive à changer ses angles et son intérêt en cours match, il faudra d’abord qu’elle change d’objectif.

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