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	<title>La Madjer &#187; Rummenigge</title>
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		<title>Rabah Madjer, d&#8217;Hussein Dey à Doha</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 16:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jessy]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rabah Mustapha Madjer. Sans lui, ce site aurait un nom pourri. Portrait du joueur qui a connu ses plus belles victoires en club sous les couleurs du FC Porto.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_4231" class="wp-caption aligncenter" style="width: 630px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4231" title="Rabah Madjer" src="/wp-content/uploads/2011/05/RabahMadjer_23111371.jpg" alt="" width="620" height="300" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Rabah Madjer, un joueur aux pieds d&rsquo;or</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Rabah Madjer est surtout connu par les néo-footeux (qui a dit footix ?!) comme celui ayant gratifié le football d&rsquo;un geste magique, un geste baptisé &laquo;&nbsp;Madjer&nbsp;&raquo;&#8230; ah tiens comme son nom, trop fort. Mais l&rsquo;attaquant algérien a aussi marqué le football mondial de bien d&rsquo;autres manières. Retour sur une carrière étonnante, dont le passage au FC Porto en a été le point d&rsquo;orgue et qui lui a permis d&rsquo;être élu cinquième meilleur joueur africain du siècle derrière Weah, Milla, Pelé et Belloumi. What else ?</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32e;">Ses débuts</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Né en décembre 1958 à Hussein Dey, banlieue d&rsquo;Alger, Rabah fait ses marques en tant que footballeur professionnel au NA Hussein Dey, à l&rsquo;époque l&rsquo;un des plus grands clubs omnisports du pays. Du fait de sa petite taille, Madjer, est rapidement positionné en tant que défenseur, voire latéral gauche par son entraineur. Complet et se battant sans retenue, Madjer est finalement repositionné en attaque à l&rsquo;arrivée d&rsquo;Abdelkader Bahmane aux commandes du club. Dès lors, le joueur algérien prend une toute autre dimension. En confiance, son talent éclate aux yeux de tous, ce qui lui permet en 1978, trois ans après son arrivée au NAHD de faire ses premiers pas en sélection algérienne lors des Jeux Panafricains. Rabah a alors seulement 20 ans. Aux cotés de Mahmoud Guendouz, autre grande star du ballon rond algérien, il est défait en finale de Coupe d&rsquo;Afrique des vainqueurs de coupe en 1978 par les Guinéens de l&rsquo;Horoya AC. En 1979, il remporte une Coupe d&rsquo;Algérie et termine à deux reprises second du championnat en 1976 et 1982. Il a également été pour beaucoup dans la qualification de son pays à la Coupe du Monde 1982. En effet, face au Nigeria, son but permet aux siens de s&rsquo;imposer et ainsi obtenir leur ticket pour le mondial espagnol. Une compétition où l&rsquo;attaquant va notamment s&rsquo;illustrer face à la RFA de Rummenigge, future finaliste, en marquant le premier but d&rsquo;un match remporté par les Algériens. Des Algériens qui vont malheureusement se faire éliminer à la différence de but au premier tour, au détriment de la RFA et de l&rsquo;Autriche. A noter que ce but est également le premier marqué par les Verts en phase finale de Coupe du Monde. Madjer explose, mais voilà, après neuf saisons passées au bled, il est temps de découvrir de nouveaux horizons.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32e;">La traversée de la Méditerranée</span></h3>
<p style="text-align: justify;">En 1983, après avoir fait ses preuves dans son pays natal, Rabah rejoint le Vieux Continent et plus précisément le Racing Club Paris, fraichement acquis par l&rsquo;ambitieux Jean-Luc Lagardère. Lors de sa première saison au Racing, Madjer permet aux Parisiens d&rsquo;accéder à la D1 grâce à ses nombreux buts (20). Hélas pour eux, la joie n&rsquo;est que de courte durée puisque les hommes d&rsquo;Alain de Martigny terminent la saison 1984-1985 à la dernière place du classement, les contraignant donc à faire l&rsquo;ascenseur. Quant à lui, Rabah, auteur d&rsquo;une saison désastreuse (seulement trois buts) quitte la capitale lors de la trêve hivernale suivante et rejoint les provinciaux du Tours FC, également relégués en D2 en même temps que le RC Paris. A Tours, Madjer n&rsquo;y passe qu&rsquo;une demi-saison et quitte finalement la France pour le Portugal.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est au FC Porto, déjà présidé par Pinto da Costa, que l&rsquo;attaquant continue son aventure sur le continent européen. Rabah Madjer rejoint donc l&rsquo;un des meilleurs clubs européens de l&rsquo;époque, une consécration après ses deux saisons du coté de la France. Entrainés par Artur Jorge, les Dragons comptent dans leurs rangs des joueurs de classe internationale, tels que Paulo Futre, Eduardo Luís ou encore Fernando Gomes. Champion du Portugal après six mois passés sur les rives du Douro, Madjer rentre rapidement dans le cœur des <em>Portistas</em>. Ses marques prises, le joueur alors âgé de 28 ans réalise la saison suivante ce qui sera probablement la meilleure de sa carrière. En effet, l&rsquo;international remporte cette saison l&rsquo;emblématique Ligue des Champions. Une Ligue des Champions qui lui fera d&rsquo;ailleurs prendre une toute autre dimension dans le monde du football puisqu&rsquo;il donne en finale, la victoire aux siens face au Bayern Munich de Rummenigge et Matthäus. Mais voilà, en ce 27 mai 1987, Rabah ne se contente pas seulement d&rsquo;inscrire le but égalisateur pour les siens, non, il l&rsquo;inscrit d&rsquo;un geste somptueux qui fait que son nom sera à jamais présent dans le lexique du ballon rond. Une &laquo;&nbsp;Madjer&nbsp;&raquo;, autrement dit un but marqué d&rsquo;une talonnade aérienne, devient onze ans après la fameuse &laquo;&nbsp;Panenka&nbsp;&raquo; d&rsquo;Antonín Panenka, le deuxième geste technique à prendre le nom de son inventeur. Seulement deux minutes après que le monde entier se soit extasié devant la technicité du Roi de la talonnade, celui-ci offre la passe du 2-1 à son coéquipier brésilien, Juary. Une performance de l&rsquo;Algérien qui permet au FC Porto de remporter leur deuxième coupe européenne après le sacre de 1984 en Coupe d&rsquo;Europe des vainqueurs de coupes. Auréolés de ce titre, les <em>Azuis e brancos</em> conquièrent également la Coupe Intercontinentale. Face aux Uruguayens du CA Peñarol, les Dragons doivent une nouvelle fois leur victoire au monstre Madjer, qui offre le but libérateur au club portugais dans les prolongations. Cette saison parfaite lui permet en plus de s&rsquo;octroyer le Ballon d&rsquo;or africain. De quoi effacer l&rsquo;échec algérien du Mondial 1986 au Mexique, où seul un point avait été engrangé par les Fennecs. Madjer et Porto sont définitivement sur le toit de l&rsquo;Europe.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/C4B--qYWIKs" frameborder="0" width="620" height="450"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir tout gagné au Portugal, Rabah décide d&rsquo;aller tenter sa chance du coté de Valence. Cependant, son passage au club entrainé par le mythique Alfredo Di Stéfano ne marque pas les esprits. Quatre petits buts en quatorze matchs, tel est le bilan du natif d&rsquo;Hussein Dey. Finalement, après six mois passés en Espagne, Madjer retourne sur les terres de ses plus grands succès. Accueilli à bras ouverts par les socios portuans, l&rsquo;Algérien fait un remarquable come-back puisqu&rsquo;en onze rencontres il inscrit pas moins de dix buts, devenant ainsi le principal artisan de la conquête du titre de Champion du Portugal de 1988. Ne faisant jamais les choses à moitié, il termine également la même saison meilleur buteur d&rsquo;une Ligue des Champions, où les <em>Portistas</em> se font éliminer par le Real Madrid au deuxième tour. La saison suivante, Porto perd son titre, au profit de l&rsquo;ennemi de toujours, Benfica. Un peu moins transcendant que les saisons précédentes, le joueur alors âgé de 31 ans va retrouver un second souffle. Lors de la saison 1989-1990, les Dragons raflent tout sur leur passage, grâce notamment au formidable technicien qu&rsquo;est Rabah Madjer. Du titre de champion à la Coupe du Portugal en passant par la Supercoupe, le joueur est au sommet de son art.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32e;">La CAN 1990</span></h3>
<p style="text-align: justify;">En 1990, l&rsquo;Algérie accueille la compétition pour la première fois de son histoire dans un climat tendu. L&rsquo;intense lutte du gouvernement contre la montée de l&rsquo;islamisme et la récente révolte étudiante stoppée par les tirs de l&rsquo;armée sont les causes principales de l&rsquo;atmosphère malsain qui plane sur le pays. Coté sportif, l&rsquo;Algérie fait le plein en terminant premier du groupe A où ils se défont du Nigeria, de la Côte d&rsquo;Ivoire et de l&rsquo;Egypte. Le Nigeria qu&rsquo;ils retrouvent d&rsquo;ailleurs en finale après avoir battu le Sénégal en demis. Un but d&rsquo;Oudjani, partenaire en attaque de Madjer et Menad, donne la victoire aux Fennecs. C&rsquo;est la fête au stade du 5 juillet 1962 d&rsquo;Alger. Madjer, totalisant trois buts au terme de la compétition a été l&rsquo;élément moteur du succès des Verts. Grâce à lui, son pays fête là son premier titre majeur.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32e;">Et après ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Ayant prouvé à la terre entière tout le talent qu&rsquo;il cachait dans ses souliers, Rabah Madjer finit tranquillement sa carrière du coté de Porto. Véritable icône du club, il quitte finalement la côte Atlantique en 1991 pour le Qatar, et le club d&rsquo;Al-Rayyan. Là-bas, alors qu&rsquo;il s&rsquo;approche des 33 ans, Madjer, termine vice-champion du Qatar et meilleur buteur du championnat. Mais voilà, après quinze années passées au plus haut niveau, il est temps pour le Roi de la talonnade de raccrocher les crampons.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une pause de deux ans, Rabah s&rsquo;essaye au coaching, avec, hélas, bien moins de succès qu&rsquo;en tant que joueur. En 1994 il est nommé sélectionneur de l&rsquo;Algérie, qu&rsquo;il quitte après avoir manqué la qualification à la Coupe du Monde et à la Coupe d&rsquo;Afrique. Il entraine ensuite quelque temps les équipes de jeunes du FC Porto avant de repartir pour le Qatar. Du club d&rsquo;Al-Wakrah, il revient une nouvelle fois en 2001 en Algérie pour reprendre la sélection avec qui il échoue dès le premier tour de la Coupe du Monde 2002. Remercié, Madjer retourne une nouvelle fois au Qatar, où il se voit proposer en 2003 un poste de consultant par la chaine qatarie, Al Jazeera Sports. Commentateur de matchs des quatre coins du monde, Rabah se fait les pieds au micro et devient rapidement incontournable. En 2005, il est nommé entraineur d&rsquo;Al-Rayyan, où il succède à Luis Fernandez. Hélas, il n&rsquo;est une nouvelle fois pas l&rsquo;homme de la situation, et est remercié après quelques mois. Toujours sous contrat avec Al Jazeera Sports, Madjer y reste jusqu&rsquo;en 2009, date à laquelle il décide de démissionner après de nombreux différends avec la direction de la chaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, Rabah Madjer profite pleinement de la vie dans sa magnifique habitation de Doha avec sa femme et ses quatre enfants, Asma, Shahnez, Amir Mohammed et Lotfi, le petit dernier. Profite l&rsquo;artiste !</p>
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