
Terrible nouvelle pour le monde du football. Celui qui faisait office de référence dans le petit monde du maraboutage n’est plus. Dévasté par l’élimination du Gabon, son pays, sa patrie, sa fierté, notre cher Amidou a commis l’irréparable dans la nuit de dimanche à lundi. Très en rogne après l’incroyable raté de son chouchou, Pierre-Emerick Aubameyang, lors de la séance de tirs au but, Amidou Traoré fils, fils d’Amidou Traoré père Second, comme il le disait si bien, a claqué la porte de sa hutte peu de temps après la rencontre. Laissant derrière lui femmes, enfants, posters de football ainsi que sa mangouste de compagnie, Arielle, Amidou a été retrouvé pendu à une branche de baobab à l’aide d’une paire de chaussettes appartenant vraisemblablement à Peguy Luyindula. Découvert aux alentours de deux heures du matin heure locale par son fidèle compagnon de chasse, de pêche et de scoubidou-bidou haaa, Momo – qui n’a pas souhaité s’exprimer – nous a confié une émouvante lettre d’adieux trouvée sur le corps du défunt.
Bonjour, bonsoir, m’bolo ! Moi c’est Amidou Traoré fils, fils d’Amidou Traoré père Second. Tout au long de la Coupe d’Afrique des Nations j’ai tenté d’éclairer ton chemin dans cette jungle tortueuse qu’est le football africain. Salutaire a parfois été ma présence, salutaire sera peut-être ma future non-présence.
Comme on dit au Gabon, les meilleures panthères partent les premières. Ce départ prématuré vers les cieux fait suite à la récente élimination de mon équipe en quarts de finale contre le Mali. Possédé par le démon, Aubameyang a malheureusement raté son tir au but, tel le phacochère avide de chenilles. Je vous vois venir. Vous aussi vous vous demandez comment le meilleur joueur du monde a-t-il pu rater un geste pourtant si simple ?
Et bien, une horde de cochons sales, plus nombreux que le troupeau de gazelles qui défile chaque jour sur le trottoir de la rue Ndende a lancé des sorts à l’encontre de notre icône nationale. Mesdames et Messieurs, permettez-moi de vous dire que je suis profondément dégoûté par tant d’acharnement. Mais ils paieront, oui, ils paieront. Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits ! J’ai contacté la Ligue Sacrée des Marabouts de la Justice du Bonheur de Zanzibar, ils m’ont dit qu’ils allaient mettre leur meilleur homme sur l’affaire. Nous savons tous que sans cet acte criminel, puéril, et qui ressemble étrangement à celui d’un cochon sale de faux-Guinéen, le Gabon aurait remporté cette CAN 2012. Maintenant c’est la voie royale pour la Côte d’Ivoire, nom d’un éléphant bleu. Bref, un vieillard qui meurt, c’est comme une bibliothèque qui brûle. Je suis désolé pour ce geste ma belle Valérie d’Amidou, ma féline, ma coquine. Good bye my friend, good bye my Arielle.Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux.
Amicalement,
Votre ami doux qui vous fait des poutou-poutou
Ceci était donc la lettre des dernières paroles de notre tant adoré Amidou. N’hésitez pas à poster un commentaire de soutien à la famille Traoré, en deuil, ou a envoyer vos dons à notre adresse de contact afin de payer les divers frais ainsi que pour vous pigeonner un bon petit coup. Merci






