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	<title>La Madjer &#187; Kaiserslautern</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>Du haut du Betzenberg : regard sur l&#8217;Allemagne</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 16:35:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Paul]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
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		<description><![CDATA[Et voilà. Après deux taules en Ligue des Champions, la Bundesliga est repassée de « Championnat de hipster » à « Championnat de merde » dans la conscience collective. Du coup, on s’est rendu en Allemagne histoire de nous forger un jugement totalement objectif. Et pas n’importe où : à Kaiserslautern, club mythique aujourd’hui en...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/du-haut-du-betzenberg-regard-sur-lallemagne/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Et voilà. Après deux taules en Ligue des Champions, la Bundesliga est repassée de « Championnat de hipster » à « Championnat de merde » dans la conscience collective. Du coup, on s’est rendu en Allemagne histoire de nous forger un jugement totalement objectif. Et pas n’importe où : à Kaiserslautern, club mythique aujourd’hui en 2.Bundesliga. La deuxième division ?! Ouais, mais tous les stades de France y prendraient déjà une belle leçon… <em>Auf geht’s</em> !<span id="more-19211"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/du-haut-du-betzenberg-regard-sur-lallemagne/ultras2/" rel="attachment wp-att-19217"><img class="aligncenter size-full wp-image-19217" alt="Ultras2" src="/wp-content/uploads/2014/03/Ultras2.jpg" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Désolé, je me suis perdu sur la route et j’ai été bloqué par un accident</em> ». Étudiant bordelais exilé à Kaiserslautern, Florian, 22 ans, a trois quarts d’heure de retard devant la gare de Strasbourg. Mais tant pis, il est là. Et prêt à se taper le trajet inverse illico.<br />
Planqué dans la forêt du Land de Rhénanie-Palatinat, Kaiserslautern n’est pas franchement un haut-lieu touristique. Frédéric 1<sup>er</sup> (« Barberousse ») y a bien construit un château au XIIe siècle mais seules quelques ruines subsistent. Il reste alors au patrimoine de la ville un jardin japonais, un congrès franco-allemand d’espéranto tenu en 2010 et… le 1.FC Kaiserslautern. « <em>Tu vas vite te rendre compte qu’ici, à part le foot, t’as pas grand-chose à faire</em> », affirme Florian. En effet, en se promenant dans la ville, on découvre que la plus belle œuvre d’art (ou presque) est une série de statues de joueurs, pas loin du stade. Le « <em>Fritz-Walter-Stadion</em> » est quant à lui le véritable monument de la ville. Du haut de la montagne Betzenberg (également l’ancien nom du stade), il surplombe Kaiserslautern. Olivier Occean, attaquant canadien du 1.FCK confirme : « <em>Le stade, en haut de cette petite montagne, tout le monde le voit. C’est un symbole, car tout le monde aime le foot ici</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/du-haut-du-betzenberg-regard-sur-lallemagne/entree/" rel="attachment wp-att-19219"><img class="aligncenter size-full wp-image-19219" alt="Entrée" src="/wp-content/uploads/2014/03/Entrée.jpg" width="720" height="425" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Un club historique</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Le samedi 8 février dernier, Kaiserslautern (alors 3<sup>e</sup>) accueille le Greuther Fürth (2<sup>e</sup>) pour un choc de 2.Bundesliga. En deuxième division, les 50.000 places ne trouvent pas toutes preneur mais ce sont bien 33.000 supporters qui ont fait le déplacement, et remplissent quasi-intégralement la <i>Westkurve</i>, tribune des ultras du 1.FCK. Pour accéder au « <em>Fritz-Walter-Stadion</em> », plusieurs bus gratuits et rapidement bondés sillonnent la ville et déversent leurs cargaisons à ses portes où des dizaines de shots de Jäger vides jonchent le sol. C’est tout un patelin (d’un peu plus de 100 000 habitants) et ses alentours qui se vident pour rejoindre ce stade moderne, rénové pour la Coupe du Monde 2006 (souvenez-vous du fameux Italie-Australie, c’était là).<br />
Car même s’il connait une période compliquée, le 1.FC Kaiserslautern est un club historique outre-Rhin. Quatre fois champion d’Allemagne (la dernière fois en 1998, un an seulement après être remonté de 2.Bundesliga), deux fois vainqueur de la <em>Pokal </em>(la Coupe d’Allemagne) et du championnat de la zone d’occupation française (véridique),  le club d’Olivier Occean a un palmarès à faire valoir : « <em>Kaiserslautern, c’est presque un village. Et pourtant le foot est une tradition ici. Il y a une Histoire</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">À l’image de Liverpool, du Celtic ou de Dortmund, la <i>Westkurve</i> entame son rituel pré-match par un « <em>You’ll Never Walk Alone</em> », avant d’enchaîner par l’hymne du 1.FCK (« <i>Olé Olé, Olé Ola, </i><i>der FCK ist wieder da! »</i>) et un « clap ». Rien que ça. Sur le terrain, le match est fermé et loin du 5-3 attendu. Du haut du bloc 10.4 de la <i>Westkurve</i>, difficile d’entendre les supporters de Fürth qui remplissent intégralement leur parcage de l’autre côté du stade. Les « Diables Rouges » chantent trop fort. Sauf un excentrique d’une soixantaine d’années qui hurle sur son équipe que <em>« c’est ouvert à droite »</em> et qu’il <em>« faut la mettre devant »</em>. Il sera entendu par Ruben Yttergard Jenssen (dont le frère Ulrik joue chez les jeunes à Lyon) à la 38e minute, qui ouvre le score d’une superbe frappe. Florian Dick doublera la mise peu après la mi-temps (l&rsquo;occasion de goûter à la fameuse <em>Currywurst mit Pommes </em>qui concurrence sévèrement la galette-saucisse) de la même manière (58e), provoquant une célébration à base de <em>« Dick, Dick, Dick ! »</em> (je vous laisse traduire) dans la <i>Westkurve</i>. Malgré un retour de Fürth en fin de match grâce à Mudrinski (78<sup>e</sup>) (et trois supporters qui pissent dans leur gobelet pour éviter d&rsquo;avoir à rejoindre les WC du rez-de-chaussée), Lautern&rsquo; s’impose  2-1 et se rapproche alors de son adversaire du jour.<br />
Et le deuxième rituel, post-match celui-là, peut débuter : mouchoirs blancs pour souhaite un &laquo;&nbsp;bon retour&nbsp;&raquo; aux joueurs de Fürth, une succession de « <em>SIEG »</em> bruyants, une communion avec les joueurs, un envahissement en règle des bars de la ville&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/du-haut-du-betzenberg-regard-sur-lallemagne/currywurst/" rel="attachment wp-att-19218"><img class="aligncenter size-full wp-image-19218" alt="CURRYWURST" src="/wp-content/uploads/2014/03/CURRYWURST.jpg" width="720" height="540" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Le Bayern au goûter</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Entré en cours de match à la place de la légende Mohamadou Idrissou, Olivier Occean disputait là un match tout particulier. Il portait les couleurs du Greuther Fürth il y a tout juste deux saisons, et il avait aidé le club à atteindre la Bundesliga en terminant meilleur buteur de deuxième division : « <em>Mon expérience à Fürth était incroyable. J’ai beaucoup marqué lors de ma saison là-bas, et c’était la première fois que le club montait en Bundesliga</em> ». Aujourd’hui, c’est plus compliqué pour l’international canadien. Il n’est pas titulaire, et reconnait lui-même connaitre une mauvaise passe : « <em>En ce moment, ça ne se passe pas très bien. Mais je peux faire mieux, marquer plus. J’ai connu trois équipes en autant d’années, et j’ai besoin d’être stable pour réussir</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après sa victoire face à Fürth, le 1.FCK a connu une mauvaise série qui l’a fait rentrer dans le rang. Mais il reste au contact de la troisième (qualificative pour un barrage) voire de la deuxième place dans un championnat ultra-serré où seulement cinq points séparent le troisième du huitième, juste avant un choc face au leader : Cologne. Mais un autre défi attend Kaiserslautern dans les semaines à venir : une demie de <i>Pokal</i> face au Bayern à l’Allianz Arena, après avoir éliminé Leverkusen à l’extérieur. « <em>Honnêtement on n’y pense pas. On se disait qu’on pouvait le faire contre Leverkusen, mais là si on y arrive c’est l’exploit de l’année</em> », sourit Olivier Occean.<br />
L’objectif reste cependant la remontée en Bundesliga, pour un club qui y remplira son stade tous les week-ends sans problème. « <em>L’ambiance en 2.Bundesliga est fantastique ici, mais j’aimerais voir ce que ça donne en première division. C’est là que ça se passe. Les gens vivent pour le foot, ils te poussent</em> » confirme Occean.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, quid de Youri Djorkaeff, qui a joué un peu plus de deux saisons sous les couleurs de Lautern&rsquo; ? « <em>Franchement, depuis que je suis là, on ne m’en a jamais parlé</em> » rigole l’international canadien. À croire qu&rsquo;il n&rsquo;a pas laissé les mêmes souvenirs des deux côtés du Rhin&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Merci au &laquo;&nbsp;Kardeşbar&nbsp;&raquo; pour l&rsquo;hébergement et tout le reste.</em></p>
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